AGRESSION CONTRE LE VENEZUELA – 2

L’EMPIRE DE LA TERREUR

(Agression contre le Vénézuéla – 2)

J’ai vu dans les réactions françaises et internationales que certains s’émeuvent du retour des USA à leurs fondamentaux agressifs.

Ceux-là avouent de la sorte leur déconnexion des réalités du monde et fournissent par la même occasion l’explication de leur plantage total sur l’analyse des printemps arabes, du conflit israélo-palestinien, des agressions israéliennes et américaines contre l’Iran, de la nature et des responsabilités de la guerre en Ukraine.

Il n’y a En effet aucun retour des U.S.A. à leurs fonda-mentaux impérialistes agressifs, seulement une continuité sans faille. La volonté dominatrice planétaire des U.S.A. est une réalité récurrente depuis 80 ans au moins.

1950/53, guerre de Corée,

1953/197, implication dans la guerre civile du Laos, 1958, crise au Liban,

1961, débarquement de la baie des cochons à Cuba,

1964, Congo,

1965/1966, occupation de la République dominicaine,

1955/1975, guerre du Viêt-Nam,

1978, Katanga,

1982/1984, guerre du Liban,

1983, invasion de la Grenade,

1987/1988, intervention dans le golfe persique durant la guerre Iran/Irak.

1989/1990, invasion du Panama.

1990/1991, guerre du Golfe.

1992/1995, intervention en Somali.

1992/1995, guerre de Bosnie-Herzégovine.

1994/1995 , opération à Haïti.

1998/1999, guerre du Kosovo.

2001/2021, Guerre d’Afghanistan.

2003/2011, invasion de l’Irak.

16 mars 2004, intervention aérienne au Pakistan.

2007, intervention en Somalie.

Août 2009/ novembre 2016, intervention maritime au large de la Somalie.

Mars à octobre 2011, intervention en Lybie.

2011/2017, Soudan (opération observant Compass.). Novembre 2015 octobre 201, intervention dans la guerre civile libyenne.

Juin 2014, intervention dans la guerre civile irakienne. Septembre 2014, octobre 2019, intervention dans la guerre civile syrienne.

21, 25 juin 2025, agression aérienne contre l’Iran.

Cette liste qui répertorie les épisodes d’intervention militaire directes, massives ou limitées, n’est pas exhaustive.

Dans les années 1970, l’impact de la Révolution cubaine leur faisant craindre un embrasement révolutionnaire généralisé de l’Amérique-latine, les Etats -Unis d’Amérique (du nord) fomentèrent des coups d’État et l’instauration de dictatures préventives dans de nombreux pays d’Amérique Latine (opération condor).

1946. 1950, Braquage des ressources naturelles des Philippines en échange de leur (indépendance)

1954, main basse sur Porto-Rico. renversement du Président Arbenz Guzman, installation d’une junte militaire. 1960 Guatemala, bombardements meurtriers et déplacement de population

1962, République Dominicaine, renversement du démocrate-libéral Juan Bosh, remplacement par un gouvernement militaire (c’était sous administration Kennedy). 1964 bombardements meurtriers et invasion du Panama pour écarter le risque de nationalisation du canal.

1964, renversement du Président brésilien Jao Goulard et instauration de la dictature du maréchal Castelo Branco, fomenté par la CIA.

1965 Dominique, intervention militaire des USA, renversement de Juan Bosch démocratiquement élu.

1965, bombardements au Pérou.

1967/69, Les forces spéciales américaines forment les forces armées guatémaltèque pour contrer la rébellion de gauche.

1973, coup d’État militaire du général Pinochet au Chili, fomenté par les USA avec immixtion de la CIA et de la firme électrique ITT, (des milliers de morts).

1976, coup d’État en Argentine, dictature du Général Videla avec l’implication directe des USA, 30 000 disparus.

1979, invasion de la Grenade, le gouvernement révolu-tionnaire populaire et renversé, le Président Bischop assassiné,

1980, 1990, au Salvador, les USA s’impliquent militaire-ment avec les forces gouvernementales et les escadrons de la mort pour contrer la guérilla du FMLN (assassinat par la CIA de l’archevêque Romero, 10 000 morts en 10 ans).

1981/1988, Nicaragua. Les Sandinistes en avaient chassé la dictature du Président Somoza et ses troupes supplétives les « gardes somozistes » réfugiées au Honduras. Les USA soutiennent la guérilla contre révolutionnaire mené par les gardes somozistes contre le gouvernement de Daniel Ortega. (Ce sont ces « gardes somozistes », contre-révolutionnaires que Bernard Henri Lévy baptisera « combattants de la liberté ») ;

1983, nouvelle invasion U.S. de la Grenade.

1983/89, envoi de troupes au Honduras.

1989, Philippines. Intervention de l’aviation américaine à la rescousse de la Présidente Corazon Aquino, anti-communiste et anti indépendantiste, menacée par un coup d’état

1989, Panama. L’armée américaine renverse le dictateur militaire Noriega, pourtant formé par elle et agent de la CIA D. (la raison ? Toujours le contrôle du canal).

1915 à 1934, Haïti. Les USA sont puissance occupante de ce territoire.

1957, 1986, Haïti. Les USA soutiennent les horribles dictatures de François Duvallier (Papadoc 1957/1971) et de Jean-Claude, son successeur de fils (Bébédoc 1971/1986), Une junte militaire y succède à celui-ci

Dans les années 90 les USA changent de braquet en politique internationale. Ils n’interviendront plus militaire-ment pour instaurer ou soutenir des dictatures, mais des « démocraties ».

1990 une élection est organisée que remporte un ancien ecclésiastique, le père Aristide – sous contrôle.

1991, Aristide est renversé par un coup d’État le 29 septembre qui porte le dictateur Raoul Cédras au pouvoir

1994, mais trois ans après les USA interviennent à nouveau, pour restaurer la Présidence de J.B. Aristide.

1999 Colombie, intrusion militaire américaine sous pré-texte de lutte contre la drogue.

2002 aux Philippines, intrusion militaire U.S. sous pré-texte de lutte contre les groupes terroristes.

2004, Haïti, intervention militaire avec l’aide de la France pour chasser le Président Jean-Bertrand Aristide.

2010, sous prétexte du tremblement de terre, nouvelle intrusion militaire américaine.

Après cet examen la liste des actions interventionnistes des USA n’est toujours pas exhaustive. Il faut y ajouter :

1967, avril. C’est avec le soutien tactique de la CIA qu’est réalisé le coup d’État des colonels grecs (opération Gladio)

1948, 1994 Soutien au régime d’apartheid en Afrique du sud,

1965, Le coup d’État en Indonésie (Un des plus grands massacres de l’Histoire (500 milles à 3 millions de morts) avec implication de la CIA.

1992. Opération « Restore-Hope », sous prétexte humanitaire et sous couverture onusienne, 25 000 Marines débarquent en Somalie.

1995 Bataille de Mogadiscio.

2014, tout récemment le coup d’État de la place Maïdan en Ukraine.

Mais pour être à peu près complet il faut ajouter à la liste de ces exactions, la plus grande, censée ne pas être militaire, exceptée à la marge, qui fut appelée (du nom de code) « Guerre froide », qui couvre la période historique de 1945 à 1989, que les USA sont si fiers d’avoir « gagné », disent-ils. Ne s’agissait-il pas là aussi de dicter leur volonté politique aux peuples qui composaient alors l’Union Soviétique ?

L’impérialisme violent est une réalité consubstantielle de la politique internationale des États-Unis d’Amérique. L’agression actuelle contre le Vénézuéla en est seule-ment le dernier épisode.

Ceux qui prétendent n’y voir qu’un retour en arrière consécutif à la Présidence de Donald Trump, veulent en vérité de la sorte masquer les conséquences désastreuses de leur propre servilité, et le crime contre l’Humanité que constitue leur inféodation à l’Empire. Crime en effet car cette servilité les a engagés à être complice des USA dans la gestion de ce qu’ils ont appelé « les printemps arabes », qui n’était en vérité que des agressions déléguées contre les régimes laïques arabes qui déplaisaient à l’Oncle Sam. Complice dans la Diabolisation et l’agression tri-décennale contre l’Iran. Complice du génocide perpétré par Israël à Gaza. Complices du coup d’État russophobe de Kiev en 2014. Complices des menées agressives actuelles contre la fédération de Russie, au risque de déclencher une conflagration mondiale

Que faut-il en conclure ?

Que les USA sont la plus grande menace qui pèse sur la liberté des peuples et des nations du monde, et que dès lors le seul moyen de juguler celle-ci est l’insurrection coordonné des peuples impactés (avec le soutien bien veillant des autres peuples libres du monde), ainsi que je l’ai écrit dans le premier volet de cette série, mon précédent article : « Déclaration de principe » « Agression contre le Vénézuéla – 1 ».

Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Mercredi 7 janvier 2026.

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