LA PAUVRETÉ,LA LÈPRE DU CAPITALISME

LA PAUVRETÉ,LA LÈPRE DU CAPITALISME La 28ème campagne des « restos du cœur » vient de débuter. Tout n’est pas négatif dans la société capitaliste en temps de crise, pourrait-on dire pour faire de l’humour grinçant. Voilà bien une entreprise dont l’activité s’envole avec une progression de 5 à 7 % des inscriptions..%. La« déferlante de la misère.C’est ainsi qu’un observateur investi dans la solidarité caractérise la situation. Après une vie de labeur, des retraités de plus en plus nombreux doivent pour survivre, faire appel à la charité publique. Or les réformes des retraites promettent une diminution du niveau des pensions servies dans les années à venir. L’allègement des charges des entreprises au prétexte de compétitivité et de réduction du coût du travail ne peut que conduire à la détérioration programmée de la couverture sociale et donc à la dégradation de la santé publique. Le chômage et la précarité explosent partout en Europe, les salaires chutent S’agit-il là des conséquences de la crise qui laisseraient entrevoir des temps meilleurs lorsque celle-ci prendra fin après maints sacrifices consentis par les plus démunis ? C’est ce qu’ils voudraient nous faire accroire afin que, dans l’espérance des temps meilleurs annoncés, les victimes consentent à se laisser plumer au présent Mais c’est ignominieusement faux.La grande offensive « libérale » contre le niveau de vie des masses salariées a commencé bien avant dans les années 80, quand il ne s’agissait pas encore de crise, ou alors seulement de manière tout à fait épisodique. Le nouveau phénomène des exclus que l’on dénomma alors « SDF » prit naissance dans les années 80. La mondialisation, la pensée unique, le nouvel ordre mondial, l’horreur économique comme l’écrivit Viviane Forrester, telles furent les armes du capital pour imposer la déstructuration, la fragilisation, la paupérisation des masses. Toute la planète travail, canon des délocalisations sur la tempe, fut sommée de se plier à cette lourde loi de la gravitation économique qui tirait vers le bas son niveau de vie. La grande crise financière, elle, date seulement de 2008. Loin d’être la cause originelle des malheurs de l’humanité asservie au capitalisme, n’est-elle pas surtout une conséquence de cette politique agressive du capital libéral mondialiste ? Ne sont-ce pas les fruits de cette politique que l’on recueille à présent ? Or, la vérité est plus vaste encore.Certes du temps ou existait « le contre modèle » collectiviste, et où des millions de travailleurs en Europe et dans le monde croyaient en l’avenir socialiste, sous la pression des mobilisations ouvrières, mais aussi pour battre le communisme en brèche, le capitalisme libéral avait consenti à lâcher des salaires plus confortables qui dopèrent d’ailleurs son propre développement et assurèrent la progression du niveau de vie des salariées des pays dominants. Il en résulta, un temps, la croyance, à la supériorité économique du capitalisme et à la spirale infinie du progrès. Mais à peine l’Amérique put elle proclamer sa victoire dans la « guerre froide » à peine l’URSS se fut-elle effacée de la surface du globe, levant ainsi l’hypothèque historique redoutable qui le faisait trembler, que déjà le capitalisme laissait voir son véritable visage et retrouvait toute son agressivité : Au de là donc de cette parenthèse historique, la vérité est que cette tendance du capitalisme à la paupérisation des masses salariées est une tendance lourde, structurelle, inhérente au système. Elle a d’ailleurs été décrite voilà belle lurette Pas nouvelle du tout.. « Toutes les sociétés antérieures, nous l’avons vu, ont reposé sur l’antagonisme de classes oppressives et de classes opprimées. Mais, pour opprimer une classe, il faut, du moins, pouvoir lui garantir des conditions d’existence qui lui permettent de vivre dans la servitude. Le serf, en plein servage, est parvenu à devenir membre d’une commune, de même que le roturier (Kleinbûrger) s’est élevé au rang de bourgeois, sous le joug de l’absolutisme féodal. L’ouvrier moderne au contraire, loin de s’élever avec le progrès de l’industrie, descend toujours plus bas, au-dessous même des conditions de vie de sa propre classe. Le travailleur devient pauvre, et le paupérisme s’accroît plus rapidement encore que la population et la richesse. Il est donc manifeste que la bourgeoisie est incapable de remplir plus longtemps son rôle de classe dirigeante et d’imposer à la société, comme loi suprême, les conditions d’existence de cette classe. Elle ne peut plus régner, parce qu’elle est incapable d’assurer l’existence de son esclave dans le cadre de son esclavage, parce qu’elle est obligée de le laisser déchoir au point de devoir le nourrir au lieu de se faire nourrir par lui ».Extrait du « Manifeste du parti communiste » de Karl Marx et Fiedrich Engels, publié en 1848. Vous avez lu cela ? Pourrait-on imaginer analyse plus pertinente et projection plus lumineuse de la réalité capitaliste. A l’heure où plus de 19 millions d’Européens ont besoin d’aides charitables pour survivre, n’y a-t-il pas là, de quoi clouer le bec de tous les Jacques Atalli, les François Lenglet et de Closet, de quoi faire rougir de honte tous les laudateurs du capitalisme, les ignorants ou simples imbéciles qui proclament que le Marxisme est dépassé et que le communisme est mort :

Please follow and like us:
0
Tweet 20
Pin Share20

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

YouTube
LinkedIn
Share
Instagram
Retour en haut