UNE ÉTOILE POUR DAVID

UNE ÉTOILE POUR DAVID Les grands médias, nationaux et internationaux ont l’outrecuidance, en contradiction totale avec leur méthode et leurs pratiques réelles de l’information, de revendiquer le statut de « contre pouvoir ». Prix « Politzer » et autres distinctions, ils affectionnent particulièrement de s’accorder des autos-satisfécits, d’indépendance supposée, de liberté en vérité surveillée, etc. Nul jusqu’ici n’a songé à leur attribuer un prix qui aurait pour objet de distinguer l’ampleur de leurs tares : la plus flagrante mauvaise foi, le plus odieux mensonge, la plus grande servilité, la plus odieuse duplicité ou le plus total amoralisme. Voilà un manque qu’il conviendrait de combler. Certains délivrent des « César », des « Molières » ou des « Oscars », ne pourrait-on attribuer des étoiles d’or à ces chevaliers de la presse vénale, que chacun serait libre d’accrocher où il veut. David Pujadas en ce cas serait immédiatement élevé à la distinction de « chevalier de la l’étoile d’or de la presse ». Voilà l’action par laquelle il s’est acquis, lundi soir, les mérites qui justifieraient une telle promotion honorifique. La 2, journal de 20 heures, David Pujadas : » « Tout d’abord la Syrie. Un obus de la rébellion a balayé une classe de 28 élèves. Mais il y a pire. L’hypothèse que Bachar Al Assad fasse usage des armes chimiques …… Etc., etc. » et d’enchainer sur la dernière déclaration du président des États-Unis. L’hypothèse d’une horreur possible, qui ne se produira peut-être jamais ailleurs que dans la tête malade de Barak Obama, serait donc pire que l’horreur au présent, vingt-huit enfants syriens, vingt-huit petits écoliers « balayés dans leur école, par un obus » ? Voilà comment, arguant de « la simple hypothèse tordue du chef de la maison blanche » David Pujadas s’autorise, lui, à balayer » d’un effet de manche le massacre de 28 écoliers ? Comme quoi, voyez-vous, il y a peut-être pire que les horreurs de la guerre avec ses « dégâts collatéraux comme ils disent », pire que l’enfumage de la propagande de guerre américaine. L’horreur des horreurs, n’est-ce pas cette duplicité d’un journaliste vedette, cette aisance terrifiante à justifier l’injustifiable, l’amoralisme au nom de « la morale », le mensonge au nom de la vérité, les chevaliers de la Charia au nom de la démocratie. Cette descente consentie dans les enfers de la raison asservie ne laisse rien présager de bon

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