"GUERRE ET PAIX" IL NE FAUT PAS CONFONDRE

« GUERRE ET PAIX » IL NE FAUT PAS CONFONDRE(Que les premiers lecteurs de cet article veuillent m’en excuser, lors de sa première publication ce matin le PS et l’annexe n’avaient pas correctement été pris en compte dans le post. Pour des raisons que j’ignore il m »a été impossible de corriger. j’ai dû refaire entièrement la publication. Ainsi i trouverez-vous le lien pour rejoindre le Site « APOCALYPSE NON » et le texte intégral du « Mouvement de la paix’ qui a motivé cet article. PS)Sous couvert d’un langage pacifiste et du respect strict des règles internationales « le mouvement de la paix » a choisi son camp. La Russie est l’Horrible agresseur qui doit cesser son agression et rentrer dans ses campements ; C’est ce qui découle des doléances qu’il décline ici dans ce tract dont je publie le texte intégral en annexe.:« PLUS QUE JAMAIS DIRE STOP À LA GUERRE EN UKRAINECONDAMNATION DE L’AGRESSION MILITAIRE DE LA RUSSIE CONTRE L’UKRAINENON À L’ENGRENAGE MILITAIRE, CESSEZ-LE-FEU !OUI À UNE SOLUTION NÉGOCIÉE, SOLIDARITÉ AVEC LA POPULATION UKRAINIENNE »Et vous constatez comme moi que même après avoir identifié « l’agresseur » et lui avoir enclin de rentrer dans ses foyers, le mouvement de la paix ne dit pas un seul mot des responsabilités occidentales éventuelles. Il eut pu les « minimiser » au regard de la faute « majeure de la Russie ? » Il n’en parle même pas. A ses yeux il semble qu’elles n’existent même pas.Ce cahier de doléances est donc un peu court et d’une grande mauvaise foi comme l’on voit.C’est court car le conflit en Ukraine est ainsi résumé à l’intervention militaire (agression) russe du 24 février 2022. Pas un seul mot sur ce qui a précédé, donc pas la moindre analyse ni prise en compte des causes qui ont conduit au « casus-Belli ». Sur de telles bases l’exigence de « paix » est aussi bizarres que les incantations d’un exorciste pour chasser le démon.Il faut certes que la guerre cesse mais pour cela encore faut-il en comprendre les causes afin de les maitriser ou éradiquer, et donc ouvrir grands les yeux sur les évènements qui ont précédé le 24 février 2022 qui n’est pas la date du début de l’Histoire. La cause fondamentale c’est l’extension continue de l’OTAN qui constitue une menace pour la Russie. La paix est possible, si on la souhaite vraiment il convient de dénoncer, avant même « l’agression de la Russie » les menées belliqueuses de l’OTAN et d’exiger que celles-ci cessent et que les USA, l’UE et l’OTAN renoncent à l’intégration de nouveaux territoires et États.Que vient faire l’Ukraine là-dedans ? L’Ukraine est la porte continentale, la base arrière par laquelle en 1941 est venu la déferlante de l’agression hitlérienne sous le nom d’opération « Barbarrossa ». C’est dire la charge historique, symbolique et émotionnelle qu’a ce territoire particulier pour la mémoire russe. Or l’intégration de l’Ukraine à l’UE et à l’OTAN sont programmées. La Russie n’en veut pas et en toute raison. Pour que cela ne se transforme pas en casus belli il fallait renoncer à ces desseins, s’assoir à la table de négociations et définir pour l’Ukraine un statut international qui assure la sécurité de tous. Cela est encore et toujours possible. Mais c’est le contraire qui a été et qui est encore fait.1 – Ce qui a été fait : Le 23 février 2014, huit ans avant 2022, le Président Ianoukovitch, démocratiquement élu en février 2010, était chassé du pouvoir par ce qui fut appelé chez-nous « la révolution de Maïdan ». En fait de « révolution » il s’agissait, rien moins, que d’un coup de force plus qu’encouragé, fomenté peut-on dire, par l’Union Européenne et les USA s’appuyant sans complexe sur l’action des groupes néofascistes russophobes que l’Histoire a légués à l’Ukraine. Il ne s’est pas agi là d’un de ces hasards qui émaille l’histoire, mais de l’application d’un plan délibéré. Pousser au pouvoir les groupes d’extrême droites russophobes c’était s’assurer de la trajectoire de l’Ukraine vers un destin européen et atlantiste, sans retour possible en arrière. C’était l’assurance de pouvoir installer bientôt des bases américaines aux frontières de la Russie, et mieux même, puisque statutairement la Crimée était alors territoire Ukrainien, installer la domination des USA et de l’OTAN sur la Mer noire. En ce sens le coup d’Etat de Maïdan constituait-il déjà une agression et un « casus-belli » pour la Russie.Si l’on ignore cela, si l’on saute à pieds joint par-dessus cette séquence de l’histoire, c’est ce que fait ici le mouvement de la paix, cela veut dire, non pas que l’on est pour la paix (quelles que soient ses professions de foi par ailleurs) mais que l’on a choisi le parti de l’un des belligérants, un camp contre l’autre, que l’on s’est rangé dans le camp de la guerre. En l’occurrence, quoique la rhétorique sur la défense de l’Ukraine leur permette de se le cacher à eux-mêmes, qu’ils sont passé avec armes et bagages dans le camp de l’impérialisme américain.2 – Et ce qui est encore fait:Les choses avaient dépassé le stade du « casus-belli », de la menace feinte ou voilée, de l’ultimatum, de la sommation. Nous en étions au stade de l’affrontement. A cette étape il ne s’agissait encore, en apparence au moins, que d’un conflit circonscrit Ukraine/Russie. On pouvait en rester là. On avait mesuré jusqu’où il ne fallait pas aller trop loin. Stop ! On arrête « les conneries », on négocie.Mais c’est le contraire qui a eu lieu. La Rhétorique guerrière. Ils ont fait semblant de ne pas comprendre ce que voulait la Russie, « la sécurité » et lui ont attribué des desseins expansionnistes. L’invasion de l’Ukraine par la Russie « poutinienne » en 2022 n’était-elle pas comparable à celle de la Pologne par l’Allemagne hitlérienne en 1939. N’anonçait elle pas l’intention de reconquête de tout l’espace soviétique ? Poutine n’allait pas s’arrêter là. Il était une menace pour toute l’Europe. Il fallait le stopper. Tel est le narratif guerrier avec lequel Les dirigeants et médias occidentaux justifièrent la mutation de ce qui aurait pu rester une affaire locale en conflit international de grande ampleur. Ce que l’on eut pu croire un instant être un conflit Russo/ukrainien révéla rapidement sa vraie nature de confrontation entre les deux plus grandes puissances nucléaires du monde. La guerre d’Ukraine n’était déjà, à ce stade devenue, rien moins que la première grande bataille de la troisième guerre mondiale.Que nous dit là le mouvement de la paix qui n’a fait jusqu’ici je le rappelle aucune référence aux responsabilités de l’impérialisme occidental ? Il nous dit « qu’il faut stopper l’engrenage guerrier ». Pour notre part nous préférons parler de stopper l’escalade guerrière. Ce n’est pas la même chose. Le choix des mots trahit parfois les pensées secrètes. « Engrenage » ? Un engrenage, en rhétorique, est une machinerie infernale et en quelque sorte fatale qui n’est véritablement de la responsabilité de personne. Un mot utilisé à bon escient qui permet de ne pas discuter des responsabilités. Car si en l’espèce on admet que la Russie est l’agresseur, il est clair par contre que l’escalade dépend de la réponse occidentale. En d’autres termes que l’occident pouvait choisir la négociation ou la guerre et qu’il a choisi la guerre et pour cause puisque comme nous l’avons déjà dit cette guerre il la voulait et l’avait même provoqué. Contrairement à l’engrenage l’escalade relève d’une volonté politique. Parler de la nécessité de « stopper l’escalade » pouvait donc apparaitre déjà comme une forme de mise en accusation de la politique occidentale. Mais précisément et ça confirme notre diagnostic, le Mouvement de la Paix, parce qu’il a choisi le camp de son propre impérialisme, ne souhaite pas froisser celui-ci. C’est pourquoi il a opté pour l’usage du mot « engrenage » Enfin dernière doléance, le mouvement de la paix » stipule : « OUI À UNE SOLUTION NÉGOCIÉE, SOLIDARITÉ AVEC LA POPULATION UKRAINIENNE »Tout d’abord, pourquoi associer dans la même phrase le souhait d’une solution négociée qui suppose un certain recul voire même une position de neutralité, et la solidarité avec la population ukrainienne qui peut signifier le contraire, un parti pris pour l’un des belligérants ? Ainsi formulée cette phrase est pour le moins ambiguë, voire inquiétante. « Oui à une solution négociée » Simple vœu pieu ou parfaite tartufferie, dont on sait très bien qu’il est inaccessible dès lors que l’on a fait l’impasse sur la genèse du conflit, les évènements fondateurs qui en ont généré les causes. Tout part de la question du statut européo/atlantiste, ou non, de l’Ukraine et l’avancée consécutive de l’Otan aux frontières de la Russie. De quelle négociation parle-t-on si l’on ne prend pas cela en compte ? Quant à la « solidarité avec la population de l’Ukraine », paradoxalement affirmée dans la même phrase, que signifie-t-elle vraiment ? Bien sûr elle fait penser d’abord à « l’aide humanitaire » mais est-ce bien cela dont il s’agit ? Le mot solidarité a un sens plus large. « Solidaire de » c’est déjà une forme d’engagement, de partage de la cause d’autrui. La solidarité peut couvrir la solidarité dans l’effort militaire. Soutenir militairement l’Ukraine pour qu’elle ne soit point écrasée et qu’elle puisse négocier dans une situation plus favorable pour elle. Soit ! C’est un point de vue. Mais c’est déjà celui de la guerre et de l’escalade et non plus tout à fait celui de la paix qui impose le refus de sustenter la dévoreuse.Conclusion :La prétendue « solidarité, avec l’Ukraine, ou le peuple ukrainien »* c’est pareil, c’est le point de vue des dirigeants impérialistes occidentaux. Le mouvement de la paix ce serait-il fourvoyé dans une sorte « d’union sacrée » avec son propre impérialisme ? Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr » Mardi 13 juin 2022.*Drôle de solidarité que celle qui prolonge la guerre dévaste le pays et envoie sa population active au massacre.P.S.MOBILISATION CONTRE LA GUERRE :Afin de contribuer à construire en France un véritable mouvement de masse contre la guerre, rejoignez, inscrivez-vous, sur le Site « APOCALYPSE NON » https://www.apocalypse-non.com et sa page « Facebook ».ANNEXE:FORUM INTERNATIONAL DES PEUPLES POUR LA PAIX EN UKRAINE(Vienne 2023) – Quelques éléments sur le positionnement du Mouvement de la Paix françaisPrincipes et bases de notre positionnement- Respect de la charte des Nations Unies : objectif PAIX, préambule et article 1, article 2-4(interdiction de recourir à la menace ou à l’utilisation de la force contre l’intégrité territoriale), article26 (maintenir la paix en ne détournant vers les armements que le minimum des ressources humaineset économiques du monde), article 33 (rechercher la solution par des moyens pacifiques), article 51(droit naturel de légitime défense dans le cas où un État membre de l’ONU est objet d’une agressionarmée… mais devoir en vertu de la Charte d’agir à tout moment… pour maintenir ou rétablir la paix etla sécurité internationales.- Respect de la souveraineté et droit des peuples à l’autodétermination.- Rôle primordial de l’Assemblée générale car ce conflit fait que des États membres du Conseil desécurité sont parties prenantes du conflit ; donc pour éviter les blocages il faut que la supervision soit faitepar l’assemblée générale de l’ONU.Contexte : risques majeurs d’extension mondiale du conflit et risque comme jamais d’utilisation des armes nucléaires.PLUS QUE JAMAIS DIRE STOP À LA GUERRE EN UKRAINECONDAMNATION DE L’AGRESSION MILITAIRE DE LA RUSSIE CONTRE L’UKRAINENON À L’ENGRENAGE MILITAIRE, CESSEZ-LE-FEU !OUI À UNE SOLUTION NÉGOCIÉE, SOLIDARITÉ AVEC LA POPULATION UKRAINIENNEAu-delà de la première urgence que constitue le développement d’une aide humanitaire d’urgence en faveur de la population ukrainienne,le Mouvement de la Paix demande instamment que la France soit porteuse – sur le plan international – d’une proposition de paix pouvants’articuler ainsi : Obtenir un cessez-le-feu et l’arrêt de l’agression russe et médiation internationale sous l’égide de l’ONU et en particulier del’Assemblé générale de l’ONU. Mise en place d’une force d’interposition de l’ONU. Remettre sur la table des négociations, l’accord de Minsk 2 de 2015 qui repose sur un cessez-le-feu durable, sur le respect de lasouveraineté et de l’intégrité de l’Ukraine avec retrait des troupes russes en Ukraine, avec la possibilité d’une solution d’autonomie pourcertains territoires comme les républiques autoproclamées du Donbass après consultation des populations sous contrôle internationaldes consultations. Pour que cette option multilatérale, alors validée par l’ONU et l’OSCE, par la Russie et l’Ukraine notamment, puisse s’imposer etcontribuer à une solution politique globale. Il est nécessaire que l’Ukraine obtienne un statut de sécurité collective, d’indépendance et deneutralité qui soit lui-même garanti par l’ONU et en particulier par l’assemblée générale de l’ONU. Une solution de ce type constituerait un pas positif dans un processus de négociations qui doit désormais s’inscrire dans le cadre del’ONU, dans le respect des buts et des principes de sa Charte des Nations Unies. L’arrêt des livraisons d’armes dans le respect du Traité sur le commerce des armes ratifié le 24 décembre 2014, interdisant de vendre desarmes aux pays en guerre. Que soit envisagée la mise en place d’une force d’interposition des Nations Unies.Il est encore possible de rompre l’engrenage fatal de la guerre qui ne pourrait que conduire au pire. Les nombreuses manifestations àtravers le monde – y compris en Russie malgré la répression – montrent que les opinions publiques se mobilisent massivement en faveurd’une solution politique et diplomatique. Comme l’a dit le secrétaire général des Nations Unies « Il n’est jamais trop tard pour nouerdes négociations de bonne foi et aborder tous les problèmes de manière pacifique ».La France doit prendre les initiatives nécessaires tous azimuts pour réunir l’ensemble des pays européens et entamer en urgence lanégociation d’un traité de paix et de sécurité commune en Europe, dans l’esprit de l’Acte final de la Conférence d’Helsinki sur la sécurité et lacoopération en Europe, incluant le retrait de la France de l’OTAN et à terme, la dissolution de l’OTAN, tout en replaçant les Nations Unies aucoeur de la construction d’un monde apaisé.Le Mouvement de la Paix réaffirme avec insistance la nécessité d’une réduction des dépenses d’armement qui ont doublé en 20 ans au planmondial, de la mise en oeuvre du Traité sur l’Interdiction des Armes Nucléaires (TIAN) entré en vigueur en janvier 2021. Accumuler encoreplus d’armes, élargir l’OTAN ; maintenir et moderniser l’arme atomique, c’est la voie de l’insécurité pour les Ukrainiens comme pour tous lespeuples, c’est une dérive suicidaire qu’il faut stopper.Alternatives- Il faut mettre en oeuvre la Charte des Nations Unies et les résolutions de l’ONU sur la Culture de la Paix et sur les ODD(Objectifs de Développement Durable).www.mvtpaix.org / www.facebook.com/mouvementdelapaix

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