FAUDRA-T-IL AUSSI FAIRE TAIRE LES MORTS ?

FAUDRA-T-IL AUSSI FAIRE TAIRE LES MORTS ?C’était un homme engagé, un militant de diverses causes sociales et humanitaire, un Gilet-jaune aussi. C’était un homme qui parlait, un homme qui s’exprimait, un homme qui avait des avis et qui les défendaient.Cet homme c’est fendu d’une contribution écrite à une discussion dont le destin cruel a voulu que ce fusse sa dernière. Il y exprimait avec conviction et clairvoyance une position, un choix incontestable. Par cette clarification sans concession il manifestait sa solidarité pleine et entière avec le mouvement et les manifestations anti-passe et pour la liberté vaccinale. Le plus authentique hommage qui pouvait lui être rendu n’était-il pas, dans ces circonstances, au sein de, et dans l’unité de la manifestation des samedi après-midi eNonobstant son ultime message certains ont voulu malgré tout lui décerner un hommage en organisant une « manifestation silencieuse » indépendante de la manifestation habituelle concernant laquelle il venait d’exprimer tout son partage.Toutefois, dans un discours à sa mémoire fut lu, ce jour-là, « le beau texte » qui sera son dernier et une minute de silence a été scrupuleusement observée. Ainsi, la manifestation toute entière a-t-elle tout de même rendu un hommage poignant à cet homme qui venait de dire si fort sa solidarité avec elle.Un homme qui parle et qui s’indigne, un homme fier et debout. Un homme tel qu’on les apprécie et les préfère, qui pourrait vouloir que sa parole disparaisse avec lui ? Ne parlait-il pas pour être entendu ? N’écrivait-il pas pour être lu ? Fallait-il qu’il se taise aussi parce qu’il était mort ? Prolonger sa parole, qui dira que ce n’était pas là le plus grand respect à lui témoigner ?Or, certains exigent à présent le retrait de l’article « d’hommage » qui lui fut dédié au prétexte qu’il est intitulé « testament » et qu’il aurait choqué ses proches, son épouse tout particulièrement.L’usage en l’espèce du mot « testament » n’a rien d’incongru, il est tout à fait courant et largement usité. C’est ainsi que l’on nomme les derniers écrits d’un défunt. Rien en cela qui puisse choquer ni offenser qui que ce soit. Mais dans un contexte d’émotion et de douleur où interfère le chant de « Sirènes » mal intentionnées, il est possible que le jugement se trouble et rende des avis inappropriés. Nous n’avons pas à rentrer dans ces considérations. L’épouse du défunt souhaite que le mot « Testament de…. » soit retiré de l’intitulé, ainsi que les noms et prénoms et toute mention permettant l’identification. Nous obtempérons en toute humilité. Et si notre louable intention a vraiment été mal perçue par cette dame, nous lui présentons nos plus sincères excuses.Quant au « texte », le sien, il dérange certains dont c’est la raison réelle pour laquelle ils souhaitaient « l’enterrer ». Nul n’est qualifié pour censurer, tout ou partie, de la pensée humaine. Je trouve pour ma part dommage que cet acte de clairvoyance et de courage ne puisse être dès lors identifié à son auteur Mais son texte, je le lui promets, poursuivra tout de même sa route dans les méandres de la « Vérité ».Pour conclure je vous le demande : Entre qui souhaite prolonger sa parole « post-mortem » et cet autre qui lui ordonne « de rester silencieux dans l’humilité de la mort », (Ta gueule M…., en quelque sorte ) » où donc est le vrai hommage, ou est la véritable offense ?Patrick Seignon. 24/02/2022.

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