LE CHANT DES ARTISANS (De la France nouvelle) Ami entends-tu le pas lourd des « marcheurs » qui nous saignentAmi entends-tu la douleur de nos frères qui geignent Ohé paysans ouvriers étudiants c’est l’alarme Ce soir les banquiers connaitrons le prix des doutes et des larmes Venez à l’assaut, descendez dans les rues camarades Tirez du caveau de nos pères les ardeurs communardes Ohé les tribuns concoctez des discours de dynamites Ohé les grévistes, les « blogueurs », les bloqueurs bloquez vite C’est vous qui ouvrez l’horizon d’espérance à nos frères La meute à vos trousses des médias et valets en colère Il y a des châteaux où les gens au creux des lits font des rêves Ici nous vois-tu nous on trime nous on chôme nous on crève Ici chacun sait ce qu’il veut ce qu’il fait quand il lutte. Ami tu t’insurge et cent autres se joignent au tumulte. Demain le bonheur fleurira au grand soleil sans nul doute Chantez compagnons au grand jour l’égalité nous écoute. Ami entends-tu le pas lourd des marcheurs qui nous saignent Ami entends-tu la douleur de tes frères qui geignent Patrick Seignon. C’est à l’œuvre d’Anna Marly, d’origine Russe et écrite en russe que Joseph Kessel et Maurice Druon firent l’emprunt qui donna naissance à ce chant si beau et si puissant des partisans. Il n’y a donc pas vice à leur faire à notre tour emprunt pour célébrer La révolte qui sourd. Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr » Jeudi 19 avril 2018.
