« LE BON COTE DU MANCHE »

« LE BON COTE DU MANCHE » Drôle, terrible campagne électorale. Déversement de boues fétides et insoutenables relents de décomposition. Battre Marine Le Pen, telle est l’exigence qu’ils se sont assignée à eux-mêmes, qui leur tient lieu de promesses de campagne, de programme de gouvernement et de substitut de morale politique. A cette fin ils paraissent prêts, les uns et les autres, à toutes les compromissions, à tous les reniements, à toutes les trahisons. C’est à cette justification que Robert Hue se mélange avec Alain Madelin en une étreinte orgiaque. Propulser Macron au plus haut dans les sondages avec l’intention de battre Marine Le Pen dès le premier tour des élections Présidentielles, tel parait-être le mobile d’un grand nombre de ralliements tapageurs à « la créature ». Celui de Manuel Valls procède pour une bonne part de cette préoccupation. C’est d’ailleurs ainsi qu’il semble l’avoir voulu justifier en invoquant « la responsabilité ». Mais la « créature » super intelligente (ils lui ont greffé un logiciel dans la tête) paraît-être à la limite du « buzz », multipliant les petites bourdes et les îles artificielles qui font douter de sa maitrise des savoirs fondamentaux et de sa maturité culturelle et politique. Alors, ses Mentors paraissent douter un peu. Et si ça ne marchait pas, si Emmanuel Macron se plantait, si les électeurs français, mis en demeure de voter pour cet « humanoïde » se rebiffaient contre le diktat des Banques et foin d’un 26 % devant Marine, le gratifiaient royalement d’un 14 % derrière Jean-Luc ? Ils en usent et ils en abusent, mais ils ne se méfient pas moins eux-mêmes des sondages. Ils n’ont pas oubliés la mésaventure d’Édouard Balladur en 1995, donné gagnant, haut-la-main, contre Jacques Chirac. Ils n’ont pas oublié celle de Lionel Jospin dont aucun sondage en 2002 ne doutait qu’il arriverait en tête du premier tour et que le plus grand nombre voyait déjà montant les marches du perron de l’Élysée. Alors ils veulent « assurer ». Assurer c’est élargir le plus possible l’assise électorale anti FN autour de « la créature » du système, mais c’est aussi ménager d’autres options pour le cas, ou, ils seraient contraints de changer de monture au milieu du gué. Ainsi Valls, la tâche, qui vient de se parjurer en soutenant Macron plutôt que le candidat élu « des primaires de la gauche (P.S.), envoi-t-il le surlendemain un signal en direction de la droite L.R. et de son candidat François Fillon. Il ne rechignerait pas si ce dernier était élu à travailler avec lui pour « le bien de la France » (Elle se souvient la France d’en bas de tout le bien que lui a fait Manuel Valls.). Alors bien sûr, la réaction première et épidermique que livrera mon ami Jujube au bistrot du coin, c’est : « Celui-là il mange à tous les râteliers ». Mais il ne s’agit là que d’une réaction d’humeur ulcérée et bien incomplète. Obéissant aux ordres du chef de « l’orchestre noir » dont je vous laisse deviner le nom, voilà 3 mois que tous les instrumentistes de la Justice et des Médias, nous jouent une partition terrible aux accents Wagnérien, intitulée « La Pénélopgate ». Mais les auditeurs d’abord assourdis se sont accoutumés à la musique dérangeante et brutale. Celle-ci à présent résonne à leurs oreilles amorties comme une douce musique de chambre, comme ces antiennes que moulinent inlassablement des « derviches tourneurs » que plus personne n’entend vraiment. Alors, si François Fillon arrivait tout de même en tête ou second du premier tour des présidentielles ? Il faut ménager cette hypothèse. Signifier d’avance que « les affaires n’étaient qu’un jeu, pervers certes, mais un jeu électoral tout de même, et que l’élection passé on est prêts à effacer l’ardoise et à travailler ensemble, en bons larrons du capital, comme si de rien n’était. Les plaies laissées par la campagne électorales seront encore vives et purulentes. Valls en bon médecins se porte volontaire pour les soigner et les apaiser. Ainsi, Mélenchon dont les médias ne parlaient que le strict temps réglementaire pour lui opposer le caractère « illusoire » de son programme économique ou ses coucheries supposées avec Poutine, semble-t-il fissurer tout à coup le « mur anti bruit » médiatique ; Ne deviendrait-il pas un « phénomène » de cette campagne ? Le voilà rendu à 15 ou 16 % qui « talonne Fillon ». Certes pour notre part nous sommes ravis de cette circonstance, et la montée en puissance de la candidature Mélenchon nous agrée. Mais n’y a-t-il pas du côté des médias et des instituts de sondages quelques arrières pensées. La monté de Jean-Luc Mélenchon dans les sondages pourrait se faire au détriment de Marine Le Pen à laquelle il disputerait une frange de l’électorat ouvrier en colère laquelle s’apprêtait à voter pour la présidente du FN. Prendre des voix à Marine, ils font feu de tout bois, c’est comme en faire gagner à Macron, c’est assurer un peu plus la possibilité pour celui-ci d’arriver en tête du premier tour. Oui, mais si Mélenchon passait les limites qu’ils lui assignent ? Si c’était lui le deuxième Homme ? C’est tout à fait improbable et dans tous les cas ils ont le temps de voir venir. Mais bien entendu ces finasseries n’interdisent nullement de continuer à jouer de la grosse ficelle. Christian Estrosi se fait siffler la veille au Meeting de campagne de François Fillon à Marseille ? Le lendemain Macron lui rend visite à Nice et les deux hommes s’affichent ensembles et ensembles affirment leur volonté commune de faire barrage au FN. N’est-ce pas dire que Macron est bien placé pour ça ? Christian Estrosi n’a pas encore vraiment trahit. Il soutient toujours François Fillon, le candidat de son parti, mais il a pris quelques assurances du côté « du petit Degun ». Tout ce monde étrange de politicards, est pris de tournis, c’est que ces gens-là de tout temps souffrent d’un mal que l’on appelle « le syndrome du manche ». Le bon côté de l’outil du pouvoir c’est le manche comme chacun sait. Ça parait simple, et ça l’est en temps normal, l’outil, le manche, c’est élémentaire. Mais quand tout saute et virevolte, où est l’outil, où est le manche, qui s’en saisira, l’attrapera-par le bon bout, par le manche, ou prendra-t-il la cognée en pleine figure ? Ce n’est pas si simple par les temps qui courent, ce peut-être même dangereux. Il vaut mieux assurer. Le malheur dans tout ça, pour leur « stratégie » aventureuse, et cela démontre en vérité à quel point ils sont « paumés », c’est qu’à vouloir trop assurer, à multiplier les « coups bas », les parjures, les trahisons, les grenouillages, les alliances contre nature, à faire ainsi étalage de la décomposition de leur monde, de leurs accouplements hideux dans leur marécage fangeux, ils ne font qu’apporter de l’eau au moulin de Marine. Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Dimanche 2 avril 2017.

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