VALLS, LA TACHE.

VALLS, LA TACHE. Ça y est, il l’a fait, il a enfin osé. Ça n’est pas une surprise, nos lecteurs le savent nous l’avions vu venir depuis longtemps avec ses gros sabots. Manuel Valls l’a dit, il votera Macron. Il a tergiversé pendant plusieurs semaines, jouant les pucelles effarouchées, cherchant des justifications morales à trahison, ménageant son effet pour avoir le plus de pouvoir de nuisance possible. Le Brutus a en fin joué du poignard. Manuel Valls est un traitre pour Benoit Hamon le candidat officiellement investit par la primaire de la gauche, c’est surtout un parjure à la parole donnée en adhérant à la « charte des primaires » par quoi il s’était engagé à soutenir le vainqueur. C’est le traitre et le liquidateur du P.S. d’Epinay. Cela bien sûr est grave pour Hamon dont la candidature est ainsi torpillée et qui va péricliter comme nous l’avions déjà annoncé (A présent la candidature Hamon va s’effondrer dans les sondages. « La gauche P.S. » comme chien de berger de la droite social-libérale avait un sens et une fonction. Elle a perdu son maitre, elle n’est plus rien. Elle n’a pas de stratégie de remplacement (« Le cocu magnifique », 16 MARS°). Cela est grave aussi pour le P.S. dont l’arrêt de mort a ainsi été signé. Cela est grave pour tous les gogos qui s’obstinent à vouloir prolonger les vies d’un parti, le P.S., et d’un concept « La Gauche », que l’histoire a condamné et dont le peuple veut se débarrasser. Ils voudraient comme nous l’avons expliqué assurer dès le premier tour, la sortie en tête de Macron devant Marine Le Pen. « Si Marine Le Pen arrivait largement en tête du premier tour cela aurait un effet amplificateur sur son score du second, et pourrait peut-être même la mettre en mesure de crever ce qu’ils appellent « le plafond de verre ». Aussi, pour se prémunir contre ce risque ils veulent que leur candidat arrive en tête du premier tour devant Marine Le Pen, afin de « plomber » les chances de succès de celle-ci au second tour. C’est à cette raison qu’ils veulent contraindre François Fillon à se retirer afin de transformer, dès le premier tour, Emmanuel Macron, en un candidat de « Front Républicain » de facto. » (« LA VÉRITABLE RAISON DU COMPLOT CONTRE FRANÇOIS FILLON » 22mars 2017.)C’est pourquoi ils ne ménagent pas leurs efforts et multiplient les soutiens à celui-ci. Ils imaginent les niais que le martellement médiatique et la multiplication des renforts viendrons à bout de la mémoire des Français. Mais leur acharnement obsessionnel et leur obstination idiote seront contre-productif à leur cause. Eussent-ils regroupé un mouvement avec des principes et une vision, socle du futur nouveau parti démocrate français auquel ils aspirent, peut-être eurent-ils pu s’inscrire véritablement dans le sens de l’histoire. Mais ce qu’ils ont produit ressemble déjà à un capharnaüm, un fourre-tout, un vaste cloaque, une décharge de la République. Alors, ajoutez à ça le soutien de Valls a Macron… Pensez un peu, un traitre, un parjure, un dictateur en herbe chargé du lourd bilan du quinquennat de François Hollande, que peut-il bien lui apporter sinon les relents d’une terrible puanteur de décomposition morale. Sinon la preuve factuelle de la réalité du subterfuge méprisant par lequel François Hollande rejeté a pensé pouvoir faire réélire sa politique en se fichant du peuple une fois de plus. Le renfort de Valls à Macron ? C’est une tache indélébile qui scelle le destin boulangiste de la candidature de ce dernier. Mais cela n’a aucune espèce d’importance pour les véritables électeurs de gauche, pour les classes laborieuses et populaires. Il s’agit tout au plus d’une clarification. Valls a ouvertement rejoint son camps, celui des maitres et des banques. Valls a apporté sa pierre à la recomposition autour de la candidature Macron d’un nouveau parti d’alternance « démocrate à la Française ». La place est libre désormais pour la genèse d’un vrai parti de gauche du peuple laborieux. La candidature Hamon semble n’être plus que le dernier souffle déjà froid du cadavre du P.S. en décomposition. Il crie au secours, appelle Mélenchon à la rescousse. Il se prétend le mieux placé « pour faire gagner la gauche ». Il n’a pas encore réalisé qu’il était condamné et que son investiture par un parti mort ne lui procurait plus la moindre légitimité. Ce serait une erreur mortelle à Mélenchon que de lier son destin à celui d’un cadavre. Ceux qui prétendent militer pour l’unité « de la gauche » pour une « candidature unique de la gauche », doivent se réveiller de leurs rêves et embrasser le monde réel. La candidature unique de la nouvelle gauche post-P.S existe déjà, c’est la candidature de Jean-Luc Mélenchon. Si Benoit Hamon est aussi préoccupé qu’il le dit par « l’unité de la gauche », il n’appartient qu’à lui de s’y rallier. Patrick Seignon. « Lavoiedessansvoix.fr ». Mercredi 29 mars 2017.

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