DE DRANCY A AULNAY, LA JUSTICE EN QUESTION

DE DRANCY A AULNAY, LA JUSTICE EN QUESTION « Le tribunal correctionnel de Bobigny a demandé, lundi 20 février, qu’un policier municipal jusque-là poursuivi pour des violences commises en marge d’une interpellation à Drancy en 2015 soit jugé devant les assises pour viol.Au vu des certificats médicaux présentés par la victime, faisant état d’une « pénétration anale », « les faits sont de nature à entraîner une requalification criminelle », a déclaré la présidente de la 14e chambre. « C’est une décision qui est juste, importante et que nous attendions », a réagi l’avocate de la victime, Me Marie-Cécile Nathan, qui, dès le début de l’affaire, avait estimé que les faits relevaient des assises et non du tribunal correctionnel. » (Le Monde.fr)* Voilà une bonne chose que nous approuvons également. Il ne suffit pas en effet de s’indigner contre les violences policières, ou de réclamer la sévérité des juges ou de la hiérarchie. La sévérité n’a pas le même sens pour un tribunal correctionnel ou pour un tribunal d’assise. C’est de la qualification des faits dont il s’agit tout d’abord. Si celle-ci est « violence aggravées », comme s’était le cas pour le policier municipal de Drancy dont il est question ici, la peine encourue est de quelques mois de prison et une sanction professionnelle. Ainsi, dans l’affaire de Drancy, le procureur avait-il requis « six mois de prison avec sursis et une interdiction professionnelle d’un an » seulement. Bien en deçà de ce que justifie le bon sens et « la justice » au regard de la gravité des faits. Or, pour que la peine infligée aille au-delà, il faut qu’elle soit jugée, non par un tribunal correctionnel mais par, un tribunal d’assises, et pour cela il faut que les faits soit qualifiés », non pas seulement de « violences aggravées » qui est un délit, mais de « viol » ou mieux de « sévices, tortures et actes de barbaries » comme nous le demandons, qui sont « des crimes ». Voilà le sens de notre pétition et la raison pour laquelle il convient de la signer. La hiérarchie policière, certaines instances judiciaires et politiques, tentent de minimiser ces affaires « et de botter en touche ». C’est que celles-ci engagent, et ils veulent le cacher, leurs responsabilités morales. On a vu comment l’IGPN, dans l’affaire Théo a déjà tenté de minimiser les faits. On a vu comment le juge auquel les quatre policiers d’Aulnay ont été déférés a lui-même tenté de minimiser les faits d’abord en les « qualifiants seulement de « violences aggravées », ensuite en qualifiant certes de « viol » l’acte d’un seul des quatre compères en épargnant les trois autres alors qu’il est bien clair que le policiers « violeur » ne serait pas venu à ses fins sans la complicité active des trois autres. On a vu jusqu’au Ministre de l’intérieur se faire huer par des députés à l’Assemblée Nationale, parce qu’il tentait lui aussi d’accréditer la thèse insoutenable de « l’accident ». On vient de voir dans le procès de l’affaire de Drancy, jugée le 16 janvier que « le procureur » qui « a évoqué des « violences policières indéniables ». « a toutefois écarté la requalification en viol demandée par les avocats d’Alexandre, estimant que le geste avait peut-être une « connotation sexuelle » mais ne revêtait pas pour autant un « caractère sexuel ». Vous voyez, chers amis signataires, et signataires potentiels, que les choses ne sont pas acquises, et que les policiers délinquants d’Aulnay pourraient encore échapper aux rigueurs nécessaires de la justice, si nous n’y prenions garde. C’est pourquoi notre mobilisation sous toutes ses formes, doit se poursuivre et s’amplifier. C’est pourquoi nous devons, malgré les difficultés in niables poursuivre notre campagne de signatures de la pétition « JUSTICE POUR THEO ». *(Toutes les citations faites ici, en italiques et entre-guillemets, sont tirées de l’article de « le Monde.fr, du 20 février) Mardi 21 février 2017.

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