ADRESSE AUX VICTIMES DES MANIFESTATIONS VIOLENTES. (Pour qu’elles signent malgré tout la pétition : « JUSTICE POUR THÉO ») Oui, bien sûr je comprends votre désarroi et votre colère. Victimes dans vos biens, privés ou publics, des débordements des manifestations de Bobigny et d’ailleurs. Oui, je partage votre peine et vos angoisses. Salariés pour la plupart, ou privés d’emploi, humiliés, vous êtes mes frères et sœurs mes camarades et mes amis, et je sais qu’au-delà de l’émotion et de la colère pour vos biens perdus ou dégradés, vous n’êtes pas sans partager avec moi, cette autre angoisse bien plus grande encore, car elle impacte la société française toute entière, que génère le spectacle des « débordements policiers », annonciateurs d’heures sombres. De tels hommes sans limites et sans vergogne qui, parce qu’ils sont « détenteurs de la force publique », se permettent d’humilier et de mutiler un jeune homme aujourd’hui, ne vous manqueront ils pas de respect ou ne vous rudoieront ils pas à votre tour demain, si vous n’y prenait garde ? On nous dit, pour nous faire taire, on dit à l’opinion publique pour amortir sa vigilance, que « ce sont des éléments isolés, des brebis égarées ». Certes, c’est vrai. Toute la profession policière ne saurait être tenue pour responsable des actes de ces délinquants en uniformes. Pourtant dire cela ne finit pas la question. Le problème ne saurait-être circonscrit aux égarements de quelques brebis galeuses. Il y a plus. Il y a plus, quand des actes délictueux se reproduisent. Il y a plus, quand l’IGPN, la hiérarchie, jusqu’au Ministre de l’intérieur tentent de minimiser la gravité des actes, voire de les nier. On est plus à ce stade dans le simple dérapage scandaleux, on est déjà dans la Barbarie socialement justifiée et intellectuellement assumée. Vous savez bien qu’il n’y a aucune espèce de parallèle possible entre les réactions de colère épidermique d’une partie de la jeunesse des banlieues et la froide exécution d’actes de tortures par des policiers dans l’exercice de leurs fonctions. Si les premières sont déplorables les secondes sont inadmissibles. Le problème posé, pour la cohésion sociale, pour les libertés publique, pour l’honneur de la République et de la démocratie, c’est de se garantir contre la gangrène que de tels actes et de tels individus font courir à l’institution policière. Or pour se préserver de la dérive qui menace il convient que le forfait horrifiant des policiers d’Aulnay, (et d’ailleurs) soient qualifié pour ce qu’ils est vraiment, un acte de torture et de barbarie, et que les fautifs soient condamnés avec toute la rigueur du code pénal, clairement, sévèrement et sans détour. Passé le temps de la colère légitime, je sais que vous en reviendrez à celui de la raison et de l’indignation citoyenne nécessaire et responsable et que vous apporterez vous aussi votre contribution à notre action en signant la pétition « JUSTICE POUR THEO ». Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr » Jeudi 16 février 2017.https://www.change.org/p/patrick-seignon-justice-pour-theo?recruiter=75836660&utm_source=share_for_starters&utm_medium=copyLink
