OU VA l’AMÉRIQUE ? Trump investi. Le 45ème Président des États-Unis est entré en fonction hier. Nonobstant toutes les insanités et campagnes de haine dont il a fait l’objet, nous attendrons pour notre part ses premières décisions et la mise en œuvre de sa politique pour juger er critiquer .Or, croyez-moi nous ne l’épargneront pas si cela se justifie. Il y a un abyme entre l’élection, le respect du vote du peuple américain, qui s’impose à qui accepte la règle, et le déroulement du mandat de l’élu qui échappe au contrôle du peuple. Contrairement à certains professeurs es démocratie, nous avons voulu nous, non pas approuver, mais comprendre et respecter comme il se doit le vote populaire. Nous n’aurons pas les mêmes égards pour le nouveau chef de l’impérialisme américain. Ce n’est pas toutefois sur « sa gueule » ni sur « sa grande gueule » que nous lui feront un « procès de « sale gueule », ni même sur ses milliards comme le font sans sourciller et toutes hontes bues, les défenseurs inconditionnels et les champions du capitalisme ultra libéral mondialisé à la solde des milliardaires. Si nous avons des procès à lui faire ce sera sur sa politique, les faits, les actes et les décisions réelles qui relèvent de sa responsabilité en tant que chef de l’exécutif américain. Obama s’en va. Ouf O Dieu Obama ! (Excusez-la faute de frappe, je voulais écrire adieu). Il a lui-même tenté d’écrire son bilan pour l’Histoire, selon la méthode Coué. Les professionnels de l’information, bien que payés pour ça, n’ose pas aller si loin. Ils peignent « un bilan en demi-teinte ». La réalité est plus cruelle. Voilà ci-dessous le vrai bilan d’Obama. Il était arrivé « la gueule enfarinée », sorti de nulle part en 2008. Le PREMIER PRESIDENT NOIR DES ETATS-UNIS ! La belle affaire. Et au seul fait de la couleur de sa peau on devait se pâmer. Le miracle américain était de retour. Il n’avait pas bougé le petit doigt encore, et déjà le Jury de Stockholm lui décernait de prix Nobel de la paix. Aurait-on pu imaginer jamais de la part d’une si haute instance internationale une décision de « racisme positif » de cette nature ? Foin de renouvellement du rêve américain c’est en vérité à sa mort définitive qu’allait s’atteler Barak Obama. Foin de paix, c’est de guerre et de destructions, de mises à sac, de montée des haines ethniques et religieuses d’accroissement des tensions internationales dont il fut question. C’est sous l’Etendard de la démocratie américaine et de ses valeurs que Barak Obama poursuivit avec d’autres méthodes « la croisade » internationale entreprise en 2002 par son prédécesseur Georges W Bush sous le signe de la lutte contre « le terrorisme », pour finir par achever lui-même celle-ci, constitutive « du rêve américain ». Barak Obama a tué le rêve américain dans le sang et la haine planétaire de l’Amérique, mais il vient aussi avec les dernières élections générales américaines de tuer la démocratie dont il voulait faire un modèle « reproductible ». N’avait-on jamais vu pareille chose aux États-Unis ? Gage de stabilité politique, les USA ont une constitution et un système électif qui datent de plus d’un jubilé, venu en héritage « des pères fondateurs » de « l’Amérique ». C’est ce système électif qui a permis et qui légitime l’élection de Donald Trump, et que conteste à présent la clique à Obama et une partie du peuple américain. Donald Trump a été élu par une majorité large et incontestable de grand électeurs de plus que mais deux millions 800 000 suffrages populaire en moins Hillarry Clinton. Est-ce à dire qu’il faut abandonner le suffrage universel indirect des « pères fondateurs » pour adopter le « suffrage universel direct, comme en France ? Transformer le système présidentiel américain en une « monarchie élective » comme en France ? Les pouvoirs concentrés dans les mains du chef de l’exécutif américain, encore pour un temps première puissance du monde, sont déjà considérables, imaginez ce que ce serait s’il était investi par le suffrage universel direct de tout le peuple ? Avec une telle évolution l’Amérique s’engagerait sur les pas de la « Rome antique » qui conduisit de la République à l’Empire. Un empereur d’Amérique ? Qu’en penseriez-vous ? Obama a laissé entendre qu’il quittait la carrière présidentielle (les présidents des USA ne peuvent briguer que deux mandats) mais non pas la vie politique. Or, le combat qu’il a entrepris est un combat en illégitimité de Donald Trump. Jusqu’où Ira-t-il ? Obama ? C’est la « family » Clinton comme on l’a vu mais aussi la dynastie Bush, ce sont les néos-conservateurs et l’AIPAC, derrière, c’est le parti de la guerre. Ils ont entrepris voilà plus de vingt ans une politique visant à assoir l’hégémonie planétaire des USA. Ils n’entendent pas renoncer à cette politique qui a déjà, derrière les désordres apparents, porté des fruits, certes amers mais fruits tout de même, dont fait partie la balkanisation en cours du Moyen-Orient. Pour conduire cette politique à son terme ils sont disposés à faire si elle s’avère nécessaire à leur sens, une guerre à la Russie. Ils ne veulent pas du recadrage de la politique internationale des USA prônée par Trump. Jusqu’où iront-ils ? Inpeachment ? Assassinat ? Appliqueront t ils aux États-Unis eux-mêmes les techniques des « révolutions de couleurs et des printemps arabes » dans la maitrise desquelles ils se sont aguerris ailleurs ? Nous feront-t-il un « Maïdan made in USA » Capitol square ?N’ayons pas peur des mots. Qu’elle que soit la technique utilisée il ne s’agirait rien moins que d’un coup d’État. L’enterrement de « la démocratie américaine ». Nous n’allons pas nous avancer trop ni trop vite dans la prospective politique sur le destin de l’Amérique. Revenons au présent. Par leur action, la contestation de la légitimité de l’élection, l’appel à la mobilisation populaire anti-Trump, Obama, les démocrates, et certaines personnalités républicaines, ont semé le doute sur la légitimité de « la démocratie américaine ». Nul ne peut prédire trop loin de quoi sera fait demain. Mais ce que l’on peut dire immédiatement c’est que ceux-là ont ouvert la boite de Pandore. Ils ont ouvert l’ère de la crise de la démocratie américaine. Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Samedi 21 janvier 2017.
