« MEIN KAMPF », LA BIBLE DU DIABLE ?

« MEIN KAMPF »,LA BIBLE DU DIABLE ? Interdit 70 ans durant, et à présent réédité « Mein Kampf » auraient été vendu à plus de 80 millions d’exemplaires, et traduit en 16 langues, depuis sa première parution en 1925 (source Wikipédia). Malgré son bannissement l’ouvrage circulait encore « sous le manteau » et ceux qui le voulaient vraiment pouvait se le procurer. Depuis le 1er janvier 2016, 70 ans comme il convient, après la mort d’Hitler, son livre est tombé dans le domaine public et a déjà été réédité, en particulier en Allemagne, mais avec de longs avertissements et mises en gardes, dans une version expurgée et abondamment annotée (3500 notes). Une édition française, ainsi encadrée, chez Fayard doit voir bientôt le jour. Les lecteurs sont donc traités comme des mineurs ou des esprits faibles, qu’il convient d’accompagner dans leur lecture et auxquels il faut expliquer ce qu’ils doivent lire et ce qu’il est de bon ton d’en penser. Ces « directeurs de conscience laïques », se croient investis de la responsabilité de notre santé mentale et de notre moralité. Certains même voudraient interdire purement et simplement la réédition. Mais que craignent-ils tant ? Qu’en lisant « Mein Kampf » nos cerveaux mal faits tombent sous l’emprise de la pensée hitlérienne ? Croient-ils vraiment que le livre du peintre raté de Munich est un ouvrage diabolique avec des pouvoirs maléfiques ? Ou bien nos « tuteurs » nous prendraient-ils pour des enfants débiles ? Vous êtes comme moi amis lecteurs, vous avez peut-être lu les « Prophéties » de Michel De Nostradamus et ne pensez pas être devenu tarés. Vous avez peut-être lu la Bible et les évangiles et ne pensez pas être devenu idiots. Vous avez peut-être lu les contes des mille et une nuits n’avez jamais cru à l’oiseau Roc. Vous avez peut-être lu « la prophétie des Andes » et ne pensez pas être devenu débiles. Pourquoi deviendrions-nous-à présent hitlériens ou antisémites par la lecture de « Mein Kampf » ? Ceux qui prennent ainsi leurs contemporains pour des débiles et entendent diligenter leurs lectures et régenter leur manière de penser, sont des autocrates assumés ou qui s’ignorent. Ils aspirent à diriger les peuples de la manière dont les bergers conduisent leurs troupeaux de moutons. J’ai pour ma part l’habitude de faire confiance à mes contemporains et de ne douter ni de leur « bon sens » ni leur libre arbitre Or une question est posée : à quel titre vraiment et sur les bases de qu’elles interprétations morales intangibles et quelles versions indiscutables de l’Histoire, qui sont probablement les leurs, s’autorisent-ils à nous vouloir dicter notre propre manière d’appréhender les faits et de penser les choses ? Ne se rendent-ils pas compte ces grands donneurs de leçons démocratique qu’ils ont chu de la sorte dans « la pensée dirigiste » qui relève du « formatage » des populations et de l’enrégimentement des esprits ? La morale n’est pas une vérité révélée et figée, elle est historique, c’est dire qu’elle varie et évolue se transforme avec les contextes sociaux et les époques, quand à l’histoire elle-même ce n’est pas non plus une vérité dogmatique ou révélée, elle est au contraire multiple et diverse et relève de plusieurs vérités souvent contradictoires. Vouloir la rétrécir a un format unique valable pour tous, c’est la tuer, la réduire à l’état de « Roman » ou de « doctrine ». Mais pourquoi donc, quel impérieux besoin ont-ils de vouloir mettre ainsi l’opinion sous tutelle ? Dans la lignée des « lois mémorielles », la pensée unique dominante ne voudrait-elle pas à présent nous imposer une « histoire officielle » ? « Un nouveau roman international » ? La vérité sur le sens de leur conduite, la voici. Ces directeurs de conscience, ces tuteurs, ces « responsables politique », ces intellectuels imbus de leur savoir, tellement soucieux de notre santé intellectuelle et morale ont comme soucis en vérité de nous détourner du chemin de la vérité Historique. Nous avons dans nos pages à plusieurs reprises déjà dénoncé le subterfuge Historique qui consiste à diaboliser Hitler pour mieux brouiller la vérité historique. (Voir nos articles ; « Apocalypse Hitler une œuvre de falsification de l(Histoire » (31 août 2011) « rediffusée, « Apocalypse Hitler » reste une véritable œuvre de falsification de l(Histoire » (18 11 2013) « Apocalypse Kassovitz » (5/ 11 : 2015) Etc. ) Les pouvoirs de conviction surnaturels qu’ils s’efforcent, par calcul pour certains, ou par niaiserie pour d’autres, d’attribuer à Mein Kampf relèvent de la même problématique. Nous l’avons dit pour Hitler, comme il en va de tous les personnages historique, ce sont moins eux qui font l’histoire que l’histoire qui les fait à la mesure de ses besoins. Il en va bien sûr de même des livres. Aucun d’eux n’a jamais fait l’histoire, c’est l’histoire qui les a fait ou tout au moins « soufflé » à leurs auteurs. Et c’est de cette réflexion précisément qu’ils veulent nous prémunir car c’est le sésame de l’accès à la raison qui ouvre à ceux qui en font usage des découvertes et des vérités que nos directeurs de conscience préféreraient que l’on ignore. C’est Hitler certes qui a écrit « Mein Kampf », mais ce n’est pas Hitler ni Mein Kampf qui ont inventé seuls la version allemande du fascisme que fut le nazisme. Et il est trop facile d’incriminer les seules responsabilités d’Hitler, de « Mein Kampf » du Nazisme et même de l’Allemagne, dans la naissance du troisième Reich, le déclenchement de la deuxième guerre mondiale ou les calamités qui en ont résulté. Les responsabilités sont plus étendues et mieux partagées que cela. C’est l’Histoire et ses nombreux acteurs, ce sont les conditions et le contexte historique tout entier qu’il convient d’incriminer. Et quel était-il alors ? Sur fond de guerre mondiale et d’extermination de la jeunesse européenne, la survenance de la révolution d’octobre victorieuse en Russie. Puis la défaite allemande précipitée par la révolution de novembre 1918, et l’ébullition révolutionnaire qui s’emparait de toute l’Europe, L’odieuse République de Weimar édifiée sur la capitulation de l’Allemagne et le sang des ouvriers et marins révolutionnaires. Le calamiteux traité de Versailles qui mettait l’Allemagne en coupe réglée et l’humiliait. La trahison Social-démocrate qui assassinait trois Révolutions allemandes (1918, 1919 révolution spartakiste, 1923 ) démoralisant ainsi le peuple face à la montée de l’Hitlérisme et recrutant avec les « groupes francs » les premiers éléments de ce qui allait devenir les SA (troupes de chocs du parti nazi) Et ultime humiliation et catastrophe économique, l’occupation de la Ruhr par la France et enfin la crise économique de 1929. A quoi il faut ajouter les soutiens des USA et du Royaume Uni sous la direction de Chamberlain qui contribuèrent au relèvement économique et militaire de l’Allemagne, afin entre autre, de contenir les prétentions et l’arrogance Française. La conduite ignominieuse du Vatican (Pie XI et XII) empressés d’enrôler dans une nouvelle croisade pour régler le compte des « sans-dieux » des Soviets les légions allemandes de l’apocalypse divin. Et les calculs non moins cyniques des dirigeants européens Anglais et Français, voyant eux aussi dans le grand Reich la machine de guerre qui viendrait à bout de la révolution bolchévique (d’où la drôle de guerre). Quant à l’antisémitisme lui-même, instrumentalisé par Hitler jusqu’à l’horreur de la version paroxystique » de la solution finale, il n’a pas était inventé par l’auteur de Mein Kampf, il préexistait, avait été fondé et justifié par les religions du Christ, les pères de l’église le concile de Nicée entre autre, en 325, validé par Luther même, et par les Monarchies européenne d’inspiration Chrétiennes. Afin d’atténuer la responsabilité des églises dans la genèse de l’antisémitisme, les intellectuels d’aujourd’hui s’efforcent de faire une distinction exagérée entre « l’antijudaïsme » des origines, à caractère religieux, et l’antisémitisme moderne à caractère « raciste ». Pourtant l’autre ne s’explique pas sans l’un, et il est clair que les églises ont été un terreau fertile du recrutement de la quasi-totalité des acteurs de l’antisémitisme en Europe. La Chasse aux Juifs, d’après la première guerre mondiale, a commencé longtemps avant Hitler, sous la forme de la chasse aux « Judéo communistes », conduite par le Général blanc Denikine en Russie ou l’Amiral Horthy en Hongrie. Et l’un des pires griefs que Hitler lui-même adressait aux juifs était de même leur « judéo communisme » c’est à dire leur engagement en masse dans le mouvement communiste international. Les premiers occupants des camps de concentration nazis ne furent d’ailleurs pas les juifs en cette qualité, mais les communistes (et judéo-communistes » bien entendu), et les syndicalistes allemands. Le fascisme et sa déclinaison allemande le nazisme, furent des armes de guerre sociale dont s’emparèrent les dirigeants capitalistes d’Europe pour conjurer la révolution ouvrière. C’est dans ce contexte qu’Hitler et « Mein Kampf » purent prospérer et convaincre et non pas à cause des prétendus pouvoirs de conviction surnaturels de l’homme ou de son livre. Si l’on ne dit pas tout cela on falsifie la vérité et rend inintelligible le déroulement de l’Histoire. Mais quand on dit tout cela on désigne la lourde responsabilité partagé de tous ceux qui voudraient se présenter aujourd’hui comme de simples victimes de ce « fou » paranoïaque et mégalomane, qu’était Hitler selon eux. Ce diable d’homme qui avec son livre maléfique aurait envouté seul une grande nation toute entière, et même au-delà. Ils aspirent à détourner de la sorte l’attention et faire oublier leurs propres conduites criminelles. Ils veulent surtout mettre à l’abri de l’accusateur public et du jugement de l’Histoire « leur système capitaliste » et « la sacro-sainte propriété privée des moyens de production », tant vénérés, dont le souci de sauvegarde explique leur complicités directes ou indirecte avec les fascismes en général et le nazisme en particulier. Ceux qui ont compris cela peuvent lire Mein Kampf dans sa version originale non expurgée et non annotée, l’antidote de la raison les a prémunis contre le Diable Ils n’ont plus aucun risque d’en être possédé. Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Lundi 9 janvier 2017.

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