VINCENT « SE PEILLON » NOTRE TÊTE 62J’ai signé et appelé à signer la pétition initiée par le professeur Grimaldi et de nombreuses personnalités du monde médical, pour la défense de la Sécurité Sociale. J’en ai même publié le texte sur le Site « lavoiedessansvoix.fr » en expliquant en en-tête le sens de la démarche et l’esprit dans lequel nous soutenions cette initiative. Les initiateurs voulaient que les candidats se prononcent. Ce n’était pas la meilleure de leurs idées. Cela en effet ouvrait le danger d’une ou plusieurs tentatives de récupération politique dont les français sont las. Être instrumentalisée par certains, réduite à l’état d’outil ou d’argument de campagne électorale, voilà la pire chose qui pourrait arriver à cette pétition et la rendre suspecte. Ne suffisait-il pas de faire connaitre le sentiment populaire, de sensibiliser l’opinion d’ouvrir ainsi la perspective d’une possible grande mobilisation populaire de défense de la SS ? Comme de bien entendu, les initiateurs ayant prêté le flanc le résultat ne se fit pas attendre. C’est Vincent Peillon, ancien ministre de l’Education du gouvernement Eyrault, et depuis peu candidat à la candidature pour les présidentielles 2017 qui a ouvert le bal. Gageons qu’il ne sera pas le seul. Dans une lettre qu’il adresse aux initiateurs de la pétition, il « s’’engage, » sans vergogne ni états d’âme, « à préserver notre sécurité sociale », Vincent Peillon a fait acte de candidatures aux primaires « de gauche ».en se présentant lui-même » comme le candidat du bilan du Quinquennat. C’est en vérité un candidat téléguidé pour prendre une part d’audience, qu’il a mission de « refiler » ultérieurement au candidat « (de gauche) du système, en l’occurrence l’exécrable Manuel Valls, lui aussi défenseur du Bilan. Je me présente a-t-il dit alors bravache, « pour défendre le bilan de ce quinquennat. ». Le bilan du quinquennat : L’augmentation du chômage, la réduction des prestations aux chômeurs, la mise en accusation de ceux-ci sensés « frauder » et « tirer au flanc », L’encouragement par la multiplication des heures supplémentaires à réduire la loi des 35 heures à une coquille vide, la généralisation du travail des dimanches au détriment de la vie des familles, la réduction des charges des entreprises, c’est-à-dire des financements des retraites, des allocations familiales et de la sécurité sociale, le recul de l’âge de départ à la retraite et la baisse drastique des pensions fabriquant avec les retraités une vaste population de miséreux et d’assistés, l’amélioration de « la rentabilité » des entreprises c’est-à-dire la récession de la masse salariale, donc des salaires des charges et de tout ce qui y affère, l’explosion des petits boulots et de la pauvreté, la loi travail de généralisation de la précarité. L’appauvrissement et la fragilisation des pauvres en quelques sortes pour assurer la croissance des revenus des actionnaires, des Banques et des grands patrons ? Or, c’est le même monsieur Peillon qui dans sa lettre, citée ci-dessus, a le culot d’écrire : « La sécurité sociale est bien plus qu’un ensemble de prestations et de remboursements. C’est l’appartenance à un projet politique, celui d’une République sociale. ». L’homme de l’affreux bilan anti social du quinquennat qui s’achève qui voudrait nous faire croire qu’il est un militant de la « République sociale ». Vous savez ce que c’est que « LA SOCIALE » ? Avant d’être le titre d’un film documentaire de Gilles Perret sur la Sécurité Sociale, c’était la contraction par laquelle on désignait « le grand soir » celui de la « Révolution sociale » qui changerait les bases du monde. La République Sociale est celle qu’enfanterait cette révolution. Mais les mots n’ont apparemment aucun sens pour un homme sans foi ni loi qui ne rechigne pas au passage à faire un clin d’œil au « Conseil National de la Résistance », dont lui et ses semblables ont entrepris de liquider l’œuvre. Il peut dire et promettre n’importe quoi pour vu qu’il atteigne le but qu’il s’est fixé d’abuser encore une fraction au moins de l’électorat et de lui extorquer ses voix. « En tant que Président de la République, la cohésion et la solidarité nationales feront partie de mes priorités absolues. ». Dame, qu’elle présomption. Phases creuses en vérité qui ne lui coutent pas grand-chose. Monsieur Vincent Peillon qui est « un second couteau » au service de François Hollande et de Manuel Valls, le sait fort bien, il ne sera jamais Président de la République. Oh certes, nous ne pouvons contester à Monsieur Peillon le droit de défendre puisqu’il y tient, le calamiteux bilan du quinquennat de François Hollande ; C’est même son droit le plus absolu. Mais ce que nous sommes fondés à lui contester c’est le droit qu’il s’arroge de se payer notre tête Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Samedi 24 décembre 2016.
