ADIEU CAMARADE, ADIEU NOBLE CŒUR !

ADIEU CAMARADE, ADIEU NOBLE CŒUR ! 59 « C’est dans l’ordre naturel des choses, disait une cubaine interviewé, mais on est pourtant jamais préparé ». Fidel Castro, El comandante » est mort. « Hasta la victoria siempré » On ne s’y fait pas en effet. Je refuse : Non Fidel Castro n’est pas mort. Non Fidel Castro ne meurt pas. Fidel Castro est vivant dans les mémoires et les cœurs de tous les révolutionnaires et des révoltés du monde, dans l’imaginaire des peuples debout et fiers. Il est la flamme il est l’espérance, il est la promesse. Vous êtes bien dithyrambiques s’étonneront certains. Outrés, car formatés par l’idéologie dominante, que je fasse l’apologie d’un dictateur. Dictateur ! Tu entends Fidel ? Tu entends Che ? Dictateur toi, vous, les combattants de la liberté, le commandant de la révolution cubaine, vous qui abattirent l’horrible dictature de Batista le fantoche des États-Unis. C’est devenu une méthode récurrente de réécrire l’histoire à l’aune du roman américain et d’en intervertir les rôles. Ainsi, Lénine et Trotski, les dirigeants éclairés de la plus grande révolution de l’histoire, sont-ils fréquemment accusés d’avoir enfanté un monstre. Afin de souiller, pour la mémoire et pour l’Histoire, la révolution russe et l’immense espérance planétaire qu’elle avait suscitée, ils ont dit que le stalinisme était en gestation dans l’œuf de serpent de cette révolution. Ainsi, cinquante ans après la deuxième guerre mondiale, ont-ils l’ignoble prétention de réduire ensemble dans le concept humiliant de « totalitarisme » le nazisme, les fascismes, le stalinisme et le communisme. Les bourreaux et les victimes. Les assassins et les résistants. L’horreur nazi et ceux qui l’abattirent Plus proche de nous, les odieux, eurent l’indécence de rebaptiser « combattants de la liberté » les anciens gardes « somozistes » (du dictateur Somoza autre fantoche des USA) convertis en « Contras » soutenus par la CIA pour tordre le cou du régime sandiniste libre de Daniel Ortega, président du Nicaragua. C’est ainsi que plus récemment encore ceux que l’on appelait, dans les années soixante à quatre-vingt, les régimes progressistes arabes, ont tous était réduits au statut infamant de « dictatures » et les abominables Monarchies du golfe et leurs alliés intégristes musulmans promues en retour au rang de combattants de la libération. Quand un Etat, une Nation, un Peuple, un régime sont attaqués, cernés, en danger, ils se mettent en défense et sont contraints pour faire face à l’adversité de recourir à des méthodes coercitives parfois expéditives. La Révolution française, fondatrice de la liberté des peuples et des « droits de l’homme »attaquée par les immigrés (monarchistes), les puissances de l’entente et la réaction intérieure de la révolte vendéenne, n’eut elle pas recours elle-même à des méthodes de terreur ? Danton et Robespierre, les exécuteurs de l’horrible Monarchie absolue qui écrasait la France depuis mille ans, et fondateurs de la République de toutes les espérances, ne durent-ils pas, un temps, endosser des habits de dictateurs ? C’est ce qui advint de la révolution Russe. Le stalinisme ne fut pas conçu dans l’œuf de serpent prétendu qu’auraient pondu Lénine et Trotski. Ce fut un produit de l’histoire. La Révolution Russe avait vocation de n’être que le premier acte d’une révolution ouvrière socialiste internationale. Attaquée cernée, (elle se mit en défense. De l’idéal de la révolution internationale incarnée par Lénine et Trotski elle dû se replier sur la sauvegarde de son acquis, sur la défense de « la patrie du socialisme » à présent incarnée par Staline. C’est dans cette évolution historique que le stalinisme trouve ses racines. Il est aisé de comprendre à cet éclairage que le stalinisme et ses crimes sont bien d’avantage le produit de la réaction internationale qu’ils ne sont ceux de la révolution Russe elle-même. En ce temps-là et jusqu’aux années 80, l’Amérique latine tout entière geignait sous le fer des terribles dictatures pilotées par les USA. Le régime Cubain de Batista était au nombre de celle-là. C’est de cette Horrible dictature, qui n’était rien moins que celle des USA, que vint à bout la révolution castriste. La dictature américaine n’entendait pas perdre la main, elle résolue de contre attaquer, d’assassiner la révolution naissante. Cuba attaqué, débarquement américain de la bée des cochons, multiples tentatives d’assassinat de son leader, cerné, assiégée embargo commercial, résista vaillamment, sous la conduite de Fidel Castro. Malgré les difficultés et les souffrances durant soixante ans « Cuba libre » se tînt debout, fièrement, dans les pattes du tigre. Alors c’est ce dirigeant hors normes, ce chef droit et intègre, ce « commandante » aimé du peuple, que la dictature internationale de l’impérialisme américain a résolue de souiller à défaut d’avoir pu l’exterminer. C’est ainsi que le plus grand fomenteur et soutien de la quasi-totalité des dictatures de la planète, eut l’outrecuidance, insulte suprême, de décerner à Castro et la révolution cubaine l’épithète de dictateur et de dictature. Pensez donc, El liberator » « un dictateur ? Cuba la révolutionnaire, l’insoumise « une dictature » ? Non ! Mais un chef qui garde le cap et un pays qui résiste. Oui, bien sûr, la dictature ça existe. Elle a même une vocation planétaire. C’est celle de l’impérialisme américain. soutien, inspirateur ou tuteur de la quasi-totalité des satrapes de la planète depuis 70 ans : les Franco (Espagne), Botha (Afrique du Sud), Thieu (Vietnam), Videla (Argentine), Batista (Cuba), Somoza(Nicaragua) , du régime des colonels grecs, les Pinochet (Chili), les Marcos, les Duvalier (Haïti), les Noriega (Panama), les Suharto, (Indonésie) les Stroessner (Paraguay) la dictature militaire en Uruguay. Et puis ils ont changé de registre dans les années 9O après la dislocation de l’URSS. La « démocratie » est devenue alors leur crédo. Ils se sont fait courtiers « en démocratie », ils ont importé « la démocratie » à force de pressions économiques ou diplomatiques, sous les ailes de leurs avions de combats, à l’aide de révolutions fomentés, de coup d’État téléguidés, de guerres civiles pilotées. La « démocratie » dont ils parlent n’est-ce pas les habits neufs de leur dictature renouvelé ? Et ce sont ceux-là, les dictateurs sanglants, les vrais, les massacreurs de peuples et de nations, qui se rengorgent et voudraient donner des leçons, s’autoproclamer conscience du monde ? Allez donc ! Taisez-vous horribles usurpateurs ! Et Bravo à toi « El commandante », salut à toi magnifique peuple cubain. Tous les opprimés, tous les révoltés et tous les révolutionnaires de la terre sont fiers de vous, vous êtes la lumière de la conscience vraie et la fierté des peuples. Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr » Lundi .. novembre 2016.

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