RECETTE DU RESPECT Si vous voulez être respecté respectez-vous vous-mêmes. La profession journalistique se plaint fréquemment du manque de respect dont elle est l’objet. Elle serait bien avisée de s’en remettre à l’adage ci-dessus. Dimanche matin sur France inter j’ai entendu l’information suivante selon laquelle l’opposition retranchée dans Alep Est avait bombardé une école dans le secteur tenu par les forces gouvernementales, tuant 5 enfants. J’étais agréablement surpris que pour une fois des journaliste Français imputent un crime aux criminels et ne tentent pas de le faire endosser par le régime. Ça, c’était sur France inter. A 13 heures 18 sur France 2, j’entends la même information, mais libellée différemment. Le régime de Bachar Al Assad et la Russie bombardent sans relâche les quartiers Est d’Alep, une école a été bombardée cinq enfants sont morts. Certes l’auteur de la phrase pourra se targuer de n’avoir désigné personne. Mais l’école ciblé et les enfants tués dans la foulé des bombardements russes et syrien, c’est ajouter de la malhonnêteté au mensonge. C’est insidieux, c’est puant Voilà comment on refile la patate chaude au régime légal et à ses alliés Russes. Voilà comment on démontre le parti pris de la France pour le front Al ….cham, l’allié « modéré » de l’Occident. Alors me direz-vous, les journalistes de France-Inter ne sont pas concernés par cette horreur. Ceux de « La 3 » qui à 19 heures 47 confirmaient que le bombardement de l’école était bien le fait des rebelles, non plus ne sont pas concernés. Certes et nous en savons gré aux uns et aux autres. Mais ceux de France 2, vous en convenez, ont été odieux. Il est ainsi des brebis galeuses qui souillent toute une profession, comme les prêtres pédophiles souillent le clergé, et lui mérite l’opprobre dont-elle fait l’objet. La profession de journalistes dans sa généralité est une profession de laudateurs et d’apologistes patentés du système. C’est ainsi. On ne se vend qu’à celui qui paye. La profession toutefois n’est qu’une généralité, ce n’est pas tous les journalistes. De même qu’il y a de nombreux prêtres honorables il y a d’honnêtes journalistes et attachés à une certaine éthique de leur métier. Que chacun se reconnaisse. Les journalistes honnêtes n’ont pas à en rougir, l’opprobre ne les concerne pas. Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr » Lundi 21 novembre 2016.
