DISSOUDRE LA C.P.I.

DISSOUDRE LA C.P.I. Nous avons pris récemment connaissance de l’une des nouvelles, à notre sens, les plus réjouissantes de ces dernières années. Certes nos médias qui s’ingénient toujours à insulter le président américain nouvellement élu et les bombardements d’Alep, mais qui font le « black-out » de l’information sur la bataille de Mossoul, n’ont plus assez d’espace non plus pour traiter de cette affaire, pourtant si importante, qui les embarrasse. « Après l’Afrique du sud et le Burundi en octobre, et la Gambie, qui le 14 novembre, avait officiellement notifié son retrait de la CPI auprès des nations-Unies » c’est la Russie qui vient d’annoncer son retrait de la CPI. « Le président philippin a également annoncé son intention de suivre l’exemple russe et de quitter l’organisation, jugée inutile. » « Le Soudan quant à lui a lancé un appel à tous les pays africains à quitter la C;P;I. » (RT en français) Plusieurs d’entre eux pourraient emboiter le pas des précédents. Le droit et la justice internationale sont des cabales. Ils ne peuvent-être en que ceux de la nation dominante. Ce sont le droit et la justice des forts que ceux-ci imposent aux nations subalternes. Ce ne sont que des instruments de coercition au service exclusif de la domination impérialiste de la planète. C’est la raison pour laquelle ces prétendus droit et justice se sont jusqu’ici, toujours appliqués, aux nations et aux dirigeants des nations africaines ou européennes (Cote d’Ivoire, Soudan, Serbie, etc.) auxquelles le cartel de l’impérialisme occidental entendait imposer sa loi, et jamais à Israël, aux Etats-Unis ni à la France, dont les dirigeants ne sont pourtant pas exempts de quelques crimes de guerre. Alors certes quand des nations nombreuses reconnaissent la légitimité d’instances internationales, ou de traités, tel que l’ONU, la CPI, ou le traité de Rome, elles accréditent l’idée d’une « possible justice internationale et d’un droit supranational » égal pour tous, mais elles ne font en vérité que se soumettre aux lois des plus forts. Le chemin de l’émancipation des nations et des peuples passe par la dénonciation de « ces machins » faits pour les opprimer. C’est la raison pour laquelle nous saluons avec enthousiasme et espoir, les retraits de plusieurs pays de la C;P;I; et espérons que d’autres suivront, jusqu’à faire de celle-ci une coquille entièrement vide et une institution totalement inopérante. Mais à ce stade, la C;P;I; que ne reconnaissent ni la Chine, ni les USA ni la Russie, n’est déjà plus qu’une Cour des règlements de comptes du cartel impérialiste occidental. De cette évolution récente il convient de tirer les conséquences immédiates. Lorsque Monsieur Laurent Gbagbo fut déféré devant cette cours en novembre 2011, celle-ci du fait de l’adhésion de nombreux pays – 139 États signataires du statut de Rome qui la fondait – pouvait se targuer d’une légitimité croissante, (bien que 32 États signataires, dont les USA et Israël, n’aient jamais ratifié leur adhésion.) Le retrait de la Russie et de plusieurs autres pays qui dénoncent son parti pris accroit le déséquilibre qui caractérise cette institution et remet en cause sa légitimité. Dans ces circonstances la Cour Pénale internationale n’a plus vocation à juger ni détenir qui que ce soit. Elle doit cesser les poursuites en cours et libérer les prévenus qu’elle détient, en premier lieu bien sûr monsieur Laurent Gbagbo victime d’un complot fomenté par les USA et la France, pour propulser à la tête de la Côte d’ivoire Alassane Ouattara l’homme de paille des USA. Les pays qui se sont retiré de la C.P.I. et ceux qui le feront dans les semaines avenir, doivent exiger ensemble la libération et l’abandon des poursuites contre Laurent Gbagbo l’ancien président de la Côte d’ivoire destitué par l’intercession militaire de la France. Ils doivent en appeler si nécessaire à la manifestation et au soutien de l’opinion publique internationale. Patrick Seignon. « lavoiedessansvois.fr ». Dimanche 20 novembre 2016. Nota-bene : Comme je cherchais confirmation de certains faits ou dates, j’ai trouvé en post de Google à la page « CPI », renvoyant à un article de « la voie des sans voix » que j’avais oublié. Je vous le livre en annexe. Vous le lirez ou relirez avec intérêt et constaterez une fois encore l’étonnante perspicacité de nos analyses, puisque nous annoncions dans cet article du 15 juin 2015, exactement le scénario qui se produit actuellement, qui a fait l’objet de notre article ci-dessus. ET MERDE A LA CPI ! « . La justice (sud-africaine) a été saisie par l’ONG SALC qui souhaite voir le président soudanais, accusé de crimes contre l’humanité, (Par qui ? La réponse à cette question est édifiante. – LVDSV) arrêté et déféré devant la Cour pénale internationale » (sources RFI) Bien entendu, le concert international (occidental) n’a cessé de croitre depuis, qui réclame l’arrestation de Mr Omar Al-Bachir. « Le président de l’Assemblée des États parties à la CPI Sidiki Kaba, le Garde des Sceaux, ministre de la Justice sénégalais «appelle l’Afrique du Sud, qui a toujours contribué à renforcer la Cour, à n’épargner aucun effort pour assurer l’exécution des mandats d’arrêt» contre el-Béchir…. » (Allain Jules »). La CPI elle-même demande à l’Afrique du Sud, « d’obtempérer » en contravention avec toutes les règles diplomatiques, en arrêtant le Président soudanais, son invité au sommet de l’Union Africaine. Elle argue pour se faire que « C’est normalement une obligation pour l’Afrique du Sud, signataire du traité de Rome » et que « cette loi » des maitres du monde serait au-dessus de toute autre considération.Saisie, la Haute cour de Pretoria a interdit au président soudanais de quitter le territoire sud-africain tant que la Cour n’a pas rendu son jugement. ». Celle-ci statuera ce lundi même. Que va-t-il se passer ?Quel que soit le jugement rendu par « la haute-cour » sous l’influence du juge Hans Fabricius, Omar Al-Béchir rentrera sans nul doute au Soudan. Quoique dise en effet la horde médiatique à la solde des impérialistes occidentaux, de l’embarras qui serait celui de l’Afrique du Sud dans cette affaire, le président soudanais rejoindra son pays. Car en vérité, l’Afrique du Sud, et nombre de pays africains en ont « soupé » de ce prétendu tribunal international qui ne voit et poursuit des « dictateurs » et « criminels de guerre » qu’en Afrique (ou autre pays soumis à sa férule). Quand donc ce Tribunal s’avisera-t-il par exemple de lancer un mandat d’arrêt contre Benyamin Netanyahou bourreau de Gaza ? Contre Nicolas Sarkozy destructeur de l’État Libyen et responsable du chaos qui meurtri l’Afrique du nord et subsaharienne ? Contre François Hollande bourreau de la Syrie où il a organisé et sustenté les forces destructrices, porteuses d’horreurs et de chaos ? Contre Bernard Henri Lévy ; l’apôtre de la haine de la guerre et du sang, pour appel au meurtre et apologie de crimes contre l’humanité ? *Le temps est venu pour l’Afrique du Sud, tête de file du continent africain, pour les autres pays africains victimes de cette supercherie judiciaire, pour « l’autre monde » qui entend s’extraire de la dictature américaine, de dénoncer le « traité de Rome » et de se retirer de la « C.P.I. ». Celle-ci en vérité n’est qu’une juridiction d’exception, un tribunal de guerre » instrument de la dictature américano-occidentale au service de sa « guerre des civilisations ». C’est pourquoi l’Afrique du Sud, confrontée aux sommations menaces et injonctions occidentales de toutes sortes va trancher en refusant d’obtempérer. Et c’est pourquoi ce refus sera bien plus que cela, un véritable camouflet diplomatique pour la « CPI » et pour ses maitres. Un tournant fondamental dans la diplomatie internationale avec un pas supplémentaire de franchi dans la constitution de « l’autre monde » celui que des « BRICS » ont déjà dessiné en pointillés.N’est-ce pas d’ailleurs cette évolution que redoutent les occidentaux et leurs chiens de garde ? « Le président de l’Assemblée des États de la CPI a également exprimé «sa profonde inquiétude quant aux conséquences négatives pour la Cour dans le cas d’une non-exécution des mandats», selon le communiqué de la Cour » ; (Allain Jules) En effet ! Les prétentions odieuses et démesurées de l’Occident en cette affaire n’auront pour effet que d’accélérer la réalisation d’un processus inévitable, le divorce de deux mondes, la définition de deux visions du monde, l’apparition de deux conception de la justice internationale, Ce processus de scissiparité venue à termes, il conviendra alors pour les partisans d’un nouveau monde libre d’exiger l’arrêt des poursuites de la C.P.I. et la libération d’un certain nombre de ses victimes comme l’ex Président Gbagbo de Côte d’Ivoire », et la dissolution de ce tribunal d’exception. Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr » Lundi 15 juin 2015.

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