LE PROCHAIN PRÉSIDENT DES ÉTATS-UNIS http://lavoiedessansvoix.fr/forum/attachment.php?attachmentid=53&stc=1 Malgré toutes les agressions verbales, les crocs en jambe, les peaux de bananes glissées sous ses chaussures et les cabales foireuses pour le déstabiliser, Donald Trump recueillera le 8 novembre les suffrages de nombreux millions d’américains. Il est probable même, que malgré l’attaque concertée pour le disqualifier, il soit le prochain locataire de la maison blanche. Mais pourquoi donc ne veulent-ils pas de Donald Trump ? Pourquoi l’establishment politique américain veut il tuer les chances d’élection du candidat républicain ? On trouve la réponse à cette question dans le troisième face à face télévisé Clinton/Trump quand madame Clinton a traité Donald Trump de « marionnette de Poutine ». Bon, chacun le sait bien, cette allégation est ridicule. Par quel stratagème Vladimir Poutine pourrait-il bien s’acheter les services de ce milliardaire ? Mais une chose est vraie. Donald Trump prône une politique d’apaisement et de négociation avec la Russie alors que Madame Clinton prêche elle pour la force et la montée des tensions. La voilà donc la véritable raison de la campagne hystérique anti-Trump. Ce n’est pas parce que l’homme « est grossier » raciste » ou « sexiste » comme ils disent. C’est parce qu’au-delà de l’élection présidentielle, l’administration américaine, « l’establishment politique US » ne veut pas se faire détourner de la politique internationale agressive poursuivie par Georges W Bush junior et Barak Obama, inspiré depuis plus de vingt ans par l’AIPAC et les néoconservateurs. Ils ont un plan, des objectifs à atteindre, ils veulent se garantir du risque de s’en voir détourné par quiconque, à fortiori l’incontrôlable monsieur Trump En revanche, Madame Clinton est leur homme. Elle a, à cet égard et par maintes déclarations, donné toutes les garanties d’usages. En 2001, sur l’injonction de son Président d’alors, Georges Double V Bush, l’Amérique est parti en croisade sous l’Etendard de la démocratie, contre disait-elle : « le terrorisme et les Etats qui soutiennent le terrorisme ». Il s’était agi alors d’instrumentaliser, les attentats du 11 septembre qui fournissaient à l’administration américaine un prétexte opportun pour se lancer dans l’entreprise d’instauration de la « dictature » planétaire à laquelle elle se croyait appelé depuis la chute de l’URSS. Ces rêves impériaux devaient nécessairement mettre à mal ce qui restait de « la démocratie » américaines. Faut-il qu’elle soit bien malade en effet « la démocratie » que l’on impose avec des canons et des avions de combat, en pendant ou lynchant en public des chefs d’États étrangers. Au demeurant, d’autres maux rongent le socle de la démocratie américaine. Il est rompu le charme du miracle américain qui, malgré les inégalités, assurait la cohésion sociale. Le système a refoulé une masse considérable d’exclus, et parmi ceux qui restent dans le circuit social, nombreux sont ceux qui sont impactés par la précarité et la chute drastique des salaires. La colère sourd dans les tréfonds de la société américaine. Nombreux sont à présent les américains qui doutent de l’équité de leur système politique. Ce sont ces doutes et cette colère dont s’est emparé Donald Trump à sa manière. La campagne électorale américaine actuelle agit comme le révélateur de la crise profonde qui affecte là-bas comme ici, le modèle américain de « démocratie présidentielle ». Une immense machinerie politique c’est mise en branle, au-delà même du territoire des seuls Etats-Unis, à l’échelle du monde occidental, aux marches de l’Empire, pour procéder au lynchage médiatique du candidat républicain. Injonction est faites aux électeurs américains de ne pas voter pour Donald Trump. Fi soi du bipartisme et de l’alternance. Ordre leur est donné d’élire la seule Hillary Clinton. Fondée sur le bipartisme et l’alternance le système politique américain, celui de la France n’en est que la copie encore inachevée, ne peut se dispenser de cette bipolarité qui entretient l’illusion du « choix décisionnel des électeurs ». Il est déjà bien maigre, n’est-ce pas, l’espace démocratique quand la « souveraineté du peuple » est réduite à cette expression binaire Sans cette ultime « choix » illusoire entre deux candidats, d’ailleurs soigneusement pré sélectionnés, le système apparait nu, en son état de nature, pour ce qu’il est vraiment « une dictature » comme les autres. C’est ce qui advient quand il s’affole, ne veut pas, pour une raison quelconque, assumer le risque d’élection de l’un des deux candidats sélectionnés. Lors du troisième débat entre Donald Trump et Hillary Clinton, le candidat républicain a donné à entendre qu’il pourrait contester la validité de l’élection. Alors l’establishment, toute la machinerie médiatique, propriété des banques, au service de la candidate « démocrate », se sont mis à hurler au scandale de « lèse démocratie américaine ». Mais n’est-ce pas eux par leur campagne hystérique et sans retenue pour barrer la route à Donald Trump qui ont d’ores et déjà décrédibilisé et affaiblit le « modèle de la démocratie américaine » ? Alors ! Élu Donald Trump ? Ou pas….. La crise révélée de la démocratie présidentielle américaine se poursuivra. Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Vendredi 28 octobre 2016.
