LES SAUVAGETTES

LES SAUVAGETTES Quelle cohérence y a-t-il d’être opposé à la peine de mort pour les assassins d’enfants de vieilles ou de policiers, ce qui je n’en doute pas est la position d’Eva Darlan et de ses compagnes de combat, et d’approuver la mise à mort sans procès d’un mari violent ? Catherine Sauvage a été martyrisée des décennies dit-elle, et ses filles avec, par un mari violent et père violeur, pourquoi donc n’ont-elles pas porté plainte ? Ça s’est passé durant l’été, une femme a brûlé les parties génitales de son mari, violent selon elle. Violent le mari ? C’est probable puisqu’elle l’affirme. Pourquoi diable n’a-t-elle pas porté plainte ? A défaut de plainte et de procès, à fortiori de condamnation, ces maris doivent bénéficier de la présomption d’innocence. La seule violence connue identifiable en ce cas est celle de ces femmes tortionnaires ou meurtrières. Violent ou pas violent le mari ? Qu’importe ! Dans ce procès ce que l’on doit juger ce n’est pas le mari défunt mais bien la femme assassine. Ce que l’on dit-là ne présume en rien de la compassion que l’on ressent pour les femmes battues, ni de la révulsion que nous inspirent leurs bourreaux. Mais l’on ne se fait pas justice soi-même. C’est un principe intangible et un fondement du droit républicain qui fait comme l’on dit que nous sommes « un Etat de droit ». L’on ne saurait approuver l’application de la peine de mort sans procès à un accusé qui ne fut même jamais un « prévenu ». Accepter, justifier cela c’est ouvrir toutes grande les portes à la « self-justice », au crime à la vendetta et au lynchage. C’est pour cette raison que ces femmes doivent être condamnées tout de même et quelle doivent exécuter leur peine quand bien même entendant leurs plaintes à présent on voudra les faire bénéficier du regard compatissant de la justice et de certaines circonstances atténuantes. Le mouvement féministe a pris son essor en Angleterre au début du 20ème avec « les suffragettes » .Les femmes d’à présent qui exigent l’acquittement ou la libération pure et simple de Catherine sauvage, s’égarent et se trompent de combat. Avec ces dernières, en ce début de 21ème siècle, le mouvement féministe se déshonore. Il s’enfonce dans la fange et la honte car voilà venu le temps des « Sauvagettes ». Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr. Mardi 4 octobre 2016.

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