ILS ONT OSE

ILS ONT OSE 1 – Forfaiture : L’équipe des « dictateurs républicains », Hollande, Valls Macron, a osé faire adopter sous la contrainte une loi scélérate dont les salariés de ce pays ne voulaient pas. C’est un abus de pouvoir, c’est une « forfaiture » dont la sinistre troïka c’est rendue coupable. Or, songez que ce sont eux, qui ont l’outrecuidance d’en appeler au « dialogue social », contre les grèves et l’action syndicale, contre les manifestations d’indignation ou de colère des salariés. De quel dialogue social peut-il bien s’agir quand une loi censé régir les rapports sociaux dans les entreprises et qui impacte donc la grande majorité des citoyens est imposée par la « vertu » du knout ? Ainsi accouchée dans la douleur, à l’aide des forceps de l’article 49-3, la loi El-Khomri a donc commencé sa carrière comme une loi scélérate et coercitive, un déni de démocratie, une tache indélébile, un chancre de mort qui précipitera « la gauche de gouvernement » au tombeau. Manuel Valls, la statue vivante de Mussolini, n’est d’ailleurs pas dupe des enjeux, qui a dit hier qu’il « ne laisserai pas détruire la gauche de gouvernement » ; A cela près que lui par son propos vise les actes d’agacement ou de rébellion des députés de « sa majorité », alors qu’il est l’auteur de l’acte destructeur par lequel le problème se pose. 2 – Scélératesse : La responsabilité de l’équipe exécutive, dans cette affaire, est immense, et lui mérite l’opprobre populaire et la haine éternelle des salariés victimes de sa traitrise. Pourtant il y a plus. Il y a ceux qui sont opposés à cette loi, du moins le prétendent-ils, qui en ont critiqué tous les aspects néfastes prouvant par là qu’ils n’en ignorent rien, Qui pouvaient la bloquer Qui en avaient le moyen et le pouvoir. Mais qui ne l’ont pas fait. Qui ont osé ne pas le faire ! Probablement guidés par des raisons obscures qui n’appartiennent qu’à eux. Ceux-là ont d’une certaine manière une responsabilité pire encore et méritent plus que les trois précédents de subir toute la rigueur de notre ire. Plus que les trois autres car leur attitude à eux, outre la forfaiture et la traitrise qu’ils ont ainsi partagée, se caractérise par la scélératesse. Car c’est de la perfidie, de la félonie de la lâcheté et de la scélératesse que d’être convaincu d’une chose (ou de prétendre l’être) et de ne pas la défendre jusqu’au bout, de se rendre à des raisons qui n’ont rien à voir avec l’intérêt collectif auquel on se dit attaché, sans égard pour les millions de salariés qui en seront les victimes. Car leurs raisons : « obscures qui n’appartiennent qu’à eux », « qui n’ont rien à voir avec l’intérêt collectif auquel ils se disent attachés », Nous les connaissons nous. Nous les avons décrypté il y a bien longtemps et les avions déjà expliqué dans ces colonnes : c’est l’intérêt politicien de « Parti », leur intérêt propre de caste. Ce qu’ils redoutent dans la loi El-Khomri, ce n’est pas tant la loi elle-même ni même les effets néfastes, catastrophiques, qu’elle produira sur la condition des salariés, de cela ils n’ont cure. Ce qu’ils craignent ce sont les voix « de gauche » que la politique ultra libérale du gouvernement va faire perdre en masse au Parti Socialiste, le leur, et par voie de conséquence les élus et toutes les prébendes et autres avantages du pouvoir politique, qu’ils perdront aussi. Alors ils prétendent réagir en s’opposant par le verbe à la politique du gouvernement afin de faire voir à l’opinion qu’il y a encore « des gens de gauche au PS », que celui-ci n’est donc peut-être pas aussi pourri qu’il n’y parait, en espérant de la sorte limiter la casse. Ils veulent limiter la sanction électorale de leur parti. C’est cela qui les guide et c’est pourquoi ils ne veulent pas rompre trop nettement avec le parti qu’ils prétendent sauver. Ce serait à leur sens, et en effet, « contre-productif ». C’est pourquoi, parce que leurs intérêts de parti et personnels, priment sur l’intérêt des salariés et de leurs mandants, ils peuvent trahir l’intérêt général en laissant passer une loi ignominieuse qu’ils pouvaient arrêter, et le gouvernement « se tirer ainsi d’épaisseur ». Mais les électeurs, les salariés, eux, c’est des intérêts du PS et de ses élus qu’ils n’ont cure. A quoi leur servirait-il donc de s’attacher à la défense d’un parti qui défend des intérêts étrangers et même contradictoires aux leurs ? Dissimulés derrière leurs discours perfides, c’est gens –là qui s’appellent « la gauche du PS », « les frondeurs » sont, sans nul doute, plus nuisibles encore que leurs alter-égo du gouvernement. On ne peut leur faire confiance. Il faut les éradiquer tous, autant qu’ils sont, du paysage politique. Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Vendredi 13 mai 2016.

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