ELLE EST MALADE LA RÉPUBLIQUE

ELLE EST MALADE LA RÉPUBLIQUE 3,5 millions de téléspectateurs seulement auraient suivit hier « la prestation » du Président de la république. C’est l’information que nous reprenions en entête de notre article de commentaire et d’analyse de la prestation télévisée de François Hollande que nous avions nous-mêmes suivit « à contre cœur, mais par devoir ». Cette information a été confirmée à plusieurs reprises dans la journée. Mais il y a plus. Cette audience enregistrée est moindre, a-t-on appris ensuit, que l’audience habituelle de ce « JT ». Ce qui signifie que certains téléspectateurs ont fait plus que bouder le Président, ils se sont carrément fendus d’un acte évident de rejet : soit en regardant un autre JT, soit en Zappant quand le Président de la République est apparu à l’antenne. L’homme agace les plus patients, énervent les plus émotifs et donne la nausée aux téléspectateurs politisés qui ont gardés quelques références et principes Allez Monsieur Hollande ! Quelques efforts encore et les chaines de télévisions se battrons entre elles pour ne pas vous recevoir à l’antenne par crainte d’effondrement de leur « audimat ». « Moi, Président ! » Cadença-t-il lors d’un débat télévisé célèbre. Il n’a pas emprunté les mêmes voies pour y parvenir, mais il y est parvenu tout de même. Il a battu Sarkozy par le rejet qu’il suscite. Oh ! Je vois déjà l’autre clown à la démarche de marionnette mal articulée, se réjouir de la sentence que nous émettons, qui frappe à présent « l’homme qui lui a piqué son job ». Qu’il s’abstienne d’en rire. Ce n’est pas notre inimité pour la peste qui nous fera aimer le choléra.Nicolas, a lui aussi, marqué l’époque de son empreinte gravée dans le sable des consciences et la mer de l’existence ne l’a pas encore entièrement effacée. Il parait que Jean-Louis Debré qui n’est plus tenu par le droit de réserve auquel l’astreignait jusque-là ses fonctions, se serait complètement lâché à son sujet. « Nicolas Sarkozy « devrait prendre acte » que pour lui « c’est fini », affirme l’ancien président du Conseil constitutionnel dans Le point de ce jeudi. » « Rien ne m’étonne plus de Sarkozy. Il n’a aucun sens de l’État. C’est un chef de clan auquel il est interdit de résister, surtout au nom du droit ».Il se trouve que nous qui ne partageons pas grand-chose avec Jean-Louis Debré, voulons bien partager ce jugement au moins et même nous l’approprier. Il y a longtemps que nous avons dit nous même que Sarkozy ne reviendrais jamais (voir, par exemple, ci-dessous l’extrait de notre article de 2 juillet 2014)Or, Jean-Louis Debré n’arrête pas à Sarkozy l’expression de son dépit. Il égratigne aussi Alain Juppé dont Jacques « Chirac n’a jamais manqué une occasion de faire l’éloge », mais lequel « ne doit jamais rien à personne ». Ancien membre du RPR, Jean-Louis Debré dresse dans l’hebdomadaire (Le Point – NDLR) un amer constat sur son camp. « A droite, la crise est pathétique. Les candidats à la primaire proposent tous la même chose et ne cessent de se dénigrer entre eux ». Et la situation n’est pas plus enviable « en face ». Au PS, « ils prennent un malin plaisir à se combattre ». (Le Parisien. 14 avril 2016)Jacques Chirac a fait évoluer les institutions de la cinquième République en la dévêtant des oripeaux bonapartistes dont l’habillait le septennat, pour la « relooker » à l’anglo-saxonne en République Présidentielle vêtue des nouveaux habits du quinquennat. Or les choses ont été mal engagées. Nicolas Sarkozy, le premier président élu sous le signe du quinquennat n’avait pas la taille de l’habit. Il n’avait, comme le dit Jean-Louis Debré, « Aucun sens de l’État ». Il a pourri la mutation. Ainsi avons-nous subit depuis l’avènement du quinquennat deux présidences, celle de Sarkozy et celle de Hollande, deux Présidents de la cinquième République en dessous des exigences minimums de la fonction. Qui rabaissent la France et la République, la font douter d’elle-même. Le « Système » sélectionne et promeut à la plus haute fonction de l’Etat des êtres qui n’en ont ni l’étoffe ni la consistance. Un malencontreux concours de circonstances ? Oublierait-on que c’est par défaut que ce « système » pervers nous a imposé Hollande, à la place de Dominique Strauss-Kahn, « la bête » dont il avait rêvé pour la « belle » Marianne. TOUT cela ajouté au triste constat que fait Jean-Louis Debré, relève-t-il bien du hasard ? Cela ne doit-il pas interpeller ?Ne s’agirait-il pas là des symptômes d’une grave maladie dégénérative de la senescence ? N’est-ce pas la conséquence de la terrible distorsion entre ce que la République héritée de papa Debré prétend être : « une République démocratique », et ce qu’elle est devenue vraiment : « une Dictature masquée » ?Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Samedi 16 avril 2016.NICOLAS LE JUSTICIABLE,REVIENDRA ? REVIENDRA PAS ? (extrait) »Or, il suffit de se poser la question, mais qui donc ne veut pas du retour de Nicolas Sarkozy, qui s’acharne, qui lui dédie toutes ces peaux de bananes ? Ils insinuent eux, c’est une forme d’ultime politesse, qu’il s’agit de manigances politiques venues de l’Élysée ou du PS. Mais ils savent fort bien et chacun l’a compris, que c’est de ses propres rangs, au plus haut niveau, que viennent ces estocades. Elles viennent de ceux qui sont candidats eux-mêmes à la candidature et qui jugent que Sarko a fait son temps et que son retour éventuel serait une promesse de défaite en 2017 pour l’UMP. Et dès-lors que l’on a posé la question ainsi et qu’on lui a faite la réponse qui s’impose, il est aisé de se ranger à l’avis que son retour est d’ores et déjà exclu, et cela en vérité depuis bien longtemps. Ce sont à n’en pas douter, les Juppé Fillon et Raffarin qui entendent neutraliser ce chien fou dont ils ne veulent pas dans leur jeu de quilles. Comment voudriez-vous, avec de tels obstacles qu’il ne puisse jamais revenir ? » (2 juillet 2014.)

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