HOLLANDE, LA DECHEANCE 3,5 millions de téléspectateurs seulement auraient suivit hier « la prestation » du Président de la république. Je vous le confessai hier soir, je compte parmi les 71 % de français qui n’avait pas envie d’entendre François Hollande. Cet homme de mauvaise foi a lassé son auditoire. Pourtant j’étais à l’écoute, par devoir, pour pouvoir en rendre compte dans ces pages. Comme je l’ai déjà écrit hier soir, je n’ai pas été déçu. Il n’est jamais déçu celui qui ne demande que ce qu’il sait pouvoir attendre. Au demeurant François Hollande ne m’a jamais déçu puisque je n’ai jamais mis la moindre confiance en lui comme en témoignent mes articles, que vous pouvez lires encore sur le site de « lavoiedessansvoix.fr », du temps déjà de la campagne des élections présidentielles de 2012. François Hollande ne pouvait me décevoir ce soir, moi qui n’attendais de lui que démagogie, mensonge et mépris d’autrui. Il ne m’a pas déçu en effet. Il a été, dans tous ces domaines, égal à lui-même. J’ai était servi comme vous tous, jusqu’à satiété, jusqu’au dégoût. Egal, que dis-je ? Il s’est surpassé dans la mauvaise foi, le mépris des jeunes et des salariés, allant même jusqu’à « l’ordure » comme nous le verrons plus loin quand répondant à la question d’un journaliste il a osé prétendre à « l’exemplarité » de la politique française dans le dossier Syrien. Mépris : Dans plusieurs de nos articles précédents, et encore récemment, nous sommes revenu sur cet aspect du positionnement de François Hollande et par voie de conséquence du gouvernement qu’il pilote. Ça nous parait-être le trait qui caractérisera pour la mémoire collective et pour l’histoire, le souvenir de ce quinquennat. « Le fil conducteur depuis 4 ans a été la volonté de moderniser le pays sans casser son modèle social » ? A l’heure où la majorité des retraités n’ont pas de quoi payer la moitié du prix mensuel d’une EPADH si le besoin s’en fait sentir, quand on en est à réduire le montant des retraites complémentaires. Quand des centaines de millier de français renoncent à certains soins médicaux (dentaires et ophtalmologiques par exemple, quand des jeunes qui devront cotiser 42 ans décrochent un premier emploi à 28. Quand tout est fait en vérité pour pousser les salariés français à se convertir aux fonds de pensions ? Peut-on imaginer en effet plus grand mépris de son auditoire que d’affirmer sans sourciller : « Les aides aux entreprises ne sont pas des aides aux patrons, c’est des aides aux salariés. » Comment des aides dont l’objectif évident ou avoué est de faire baisser la masse salariale pourraient-elles bien être des « aides aux salariés » ? Le but poursuivit quand on fait baisser la masse salariale c’est bien d’augmenter la part du profit dans le revenu du capital ? Le salaire est le revenu du salarié, le profit est le revenu du patron et des actionnaires. Quand on fait baisser les salaires et augmenter le profit, il est bien clair que dans l’intention comme dans les finalités il s’agit d’aider « les patrons » et non les salariés. « La jeunesse n’est jamais satisfaite » constate François Hollande d’un air de dépit. Voilà une petite phrase qui parait anodine dont nous allons extraire toute la signification. Le Président se laisse aller en proférant cette généralité idiote au niveau des « philosophes de comptoir. La jeunesse est satisfaite Monsieur, quand elle a lieu de l’être. Et il faudrait dans les circonstances actuelles qu’elle fut bien niaise pour l’être de votre politique. La jeunesse est émotive et souvent idéaliste, elle s’embrase plus promptement que ses ainés. Voilà ce dont on peut convenir. Mais elle ne s’embrase pas sans raison tout simplement parce qu’elle serait par nature insatisfaite. Par cette saillie le Président des français entend en vérité tout simplement « botter en touche ». La jeunesse est mécontente, il n’y est pour rien, c’est sa nature à la jeunesse. « 90 % pour cent des embauches se font aujourd’hui en contrat à durée déterminée » constate François Hollande « Avec le projet El-Khomri je veux que les embauches se fassent en contrat à durée indéterminée. » Oui, bien sûr, des embauches sous contrats à durée indéterminée qui n’en ont plus que le nom, puisque les prétextes fournis aux employeurs, par la loi elle-même leur permet de licencier à leur guise et ainsi de moduler parfaitement leurs effectifs salariés en fonction des carnets de commandes. Menteur, François Hollande en vérité veut le contraire de ce qu’il prétend vouloir. Il veut généraliser avec la loi El-Khomri les embauches en CDD et les contrats précaires et croient pouvoir nous abuser en les baptisant « CDI ». Il nous méprise, il méprise son auditoire et les salariés, il nous prend pour des poires. Et d’affirmer bravache et un peu provocateur qu’il continuera jusqu’au bout de ses trois grandes réformes. La France Monsieur ne se résume pas à « son Président » ni à la volonté de celui-ci. Il y a aussi un peuple qui pour vous avoir élu il y a quatre ans n’en a pas pour autant perdu droit au chapitre. Et si le peuple n’est pas d’accord ? Que faites-vous prétendu « grand démocrate » de la volonté du peuple ? Vous irez au bout de vos réformes ? Peut-être bien que oui ! Peut-être bien que non ! N’avez-vous pas le sentiment que cela dépends aussi un peu de nous ? Dialogue avec les Français. Ça commence par une chef d’entreprise, une PME de 40 salariés. La dame s’appelle Anne-Laure Constenza. Que vient-elle faire là ? Elle vient servir la soupe au Président. Elle a proteste contre les mesures limitants le recours aux stagiaires, elle a reçu en plus, nous dit-elle, un terrible coup de massue : la sur taxation des CDD. Eh oui, bien sûr, vous l’avez compris, madame Constenza est partisane de la loi El-Khomri, si elle lui trouve un dé faut c’est de ne pas aller assez loin. En devenant patronne de PME la dame est entrée dans le monde des requins, elle l’assume et entend bien à l’instar du célèbre squale se comporter en grand prédateur des océans de l’économie. Elle veut manger beaucoup de petits poissons pour devenir plus grosse et plus puissante. Elle a trois stagiaires. Elle en voudrait beaucoup plus, Plus de ces emploi que l’on sous rémunère et dont on se défait à sa guise. Elle voudrait pouvoir embaucher des gens sur des contrats de moins de 12 heures, des « journaliers » en quelque sorte. L’idéal emploi de Madame Constenza ce sont des « d’emplois kleenex ». Et c’est à cette horrible bonne femme dont la moralité se résume au poids de son portefeuille que François Hollande fait des grâces. N’a-t-elle pas compris l’astuce ? Il la lui livre : « Et qu’est-ce que c’est que la loi travail ? L’interrompt-il explicite, – Connaitre les règles qui vont vous permettre de vous séparer de ces salariés ». Avec la loi Khomri, plus besoin de CDD, plus besoin même de « stagiaires ». Tout salariés est en contrat à durée indéterminé (indéterminé à ici changé de sens, le contrat n’a plus de durée du tout), celle-ci dépend du seul bon vouloir du patron. Et ils osent prétendre que les étudiants et lycéens et nous-mêmes avons mal compris que la loi Khomri serait autre chose que la facilitation des licenciements ? Enfin les deux complices se rejoignent dans le discours et l’ignominie. « Le meilleur service que l’on peut rendre à un salarié – commence la dame – c’est qu’il soit salariés » finit le Président. Être salarié à n’importe qu’elles conditions de droits de salaires ou de temps de travail. Une véritable certitude d’esclavagistes. Véronique Brois a perdu son fils converti à l’Islam, engagé du Djibad en Syrie. Elle a des griefs à adresser aux Imans qui prêchent la haine. Pourtant elle n’a pas dit un mot de la haine prêchée aux plus hauts sommets de l’état par le Président et le ministre des affaires étrangères : « Bachar AL ASSAD ne mérite pas d’être sur terre » « Le Front AL NOSRA a fait du mon boulot », déclaration faite par Laurent Fabius. Qui pourra affirmer jamais que ces prêches républicain ont-eu moins d’impact que ceux des imams sur dans la détermination de certain jeunes à rejoindre ce combat dont on les a persuadé qu’il était celui de la justice ? Antoine de Mayer vote FN. Il a été sélectionné soigneusement. Ce n’est pas un grand convaincu. Il votait socialiste autre fois, et la colère est, de ses propres dires, la motivation première de son vote. François Hollande veut « l’apaiser ». Si je le calme il cessera de voter FN. Or pour le calmer le Président n’a rien d’autres que le rythme soporifique de son discours. D’ailleurs tiens, je m’étais assoupi. Je n’ai pas entendu la question, de le, ou la journaliste sur la Syrie. Mais celle-ci a eu pour effet de relever un eu la tonalité du discours présidentiel. Le haussement de la voix me tire du sommeil et j’entends la réponse, cette fois passionnée de François Hollande. « Il n’est pas question que ceux qui ont été chassé de leur pays trouve la solution avec leur bourreau » « Depuis 2012 la France est du côté des démocrates en Syrie » « Oui, c’est la France qui avait raison quand elle voulait punir le régime (le bombarder en juillet 2013 –ndlr) C’est parce que cela n’a pas été fait que la situation a profité à Daech » « La France a été exemplaire dans le dossier syrien ». La France Monsieur le Président, a sous votre conduite était exemplaire dans l’ordure et dans l’ignominie. La France s’est illustrée par une politique d’ingérence éhontée dans les affaires d’un pays indépendant, par une politique interventionniste sans principe, faisant feu de tout bois et disposer aux alliances les plus douteuses à seule fin d’atteindre son but « la chute de Bachar Al-Assad ». La France avec les démocrates syriens ? Quels démocrates ? Où sont-ils ? Où les avez-vous vus. Dans sa volonté aveugle de venir à bout du régime Baasiste la France avec ses acolytes USA, Royaume-Uni, Arabie Saoudite et Qatar, a créé et sustenté l’Etat Islamique. Il est facile et fallacieux l’argument selon lequel l’obstination de Bahar Al Assad de ne pas laisser tuer son régime serait la cause de la prospérité de Daech. Celle-ci ne serait-elle pas plutôt le résultat de l’obstination impérialiste à vouloir écraser la Syrie ? N’est-ce pas à cette tâche que vous avez voulu instrumentaliser l’intégrisme islamique précisément parce que les prétendues forces démocratiques n’y suffisaient pas ? Marwen Belkaïd étudiant à Nantes et qui participe aux « Nuits Debout » a apporté un peu de fraicheur à cette soirée. Mais il n’a pas été convaincu par les arguments aussi laborieux que confus du Président. Conclusions. Que voulait faire François Hollande avec cette soirée ? Convaincre qui ? Sa gauche ? Sa droite ? La jeunesse ? Il s’est « planté » sur toute la ligne. Il aurait bien mieux fait de rester couché. J’avais sommeil. J’aurai pu dormir aussi, et cela m’aurait évité un nouvel accès de colère. Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Vendredi 15 avril 2016.
