LE MÉPRIS EST UNE INJURE Augmentation du salaire des fonctionnaires.

LE MÉPRIS EST UNE INJURE A propos de l’augmentation du salaire des fonctionnaires. Alors qu’un million deux cent soixante-dix mille Français ont signé la pétition électronique de Caroline de Haas exigeant le retrait de « la loi travail ». Alors que des manifestations nombreuses ont déjà à deux reprises battues les pavés de nos villes et que d’autres journées de mobilisation sont programmées pour les jours prochains. Alors que la jeunesse, étudiants et lycéens, s’insurge contre ce projet de loi. Alors que les syndicats de salariés, à l’exception de la CFDT « officine maison » aux ordres du gouvernement et des patrons, exigent aussi le retrait pur et simple de la loi « Khomri. Le trio Hollande Valls Macron, colporté par l’écho des médias serviles, nous annonce à sons de trompe une augmentation, des salaires des fonctionnaires. Après dix années de blocage qui ont provoqué à hauteur de quelque 18 % depuis 2005 leur dévalorisation, les trois compères nous annoncent une augmentation royale : 1,2 % du point d’indice. Mais attention, pas trop à la fois, tous ces sous leur ferait perdre la tête aux braves gens. L’augmentation se fera en deux fois, et encore pas tout de suite, la première moitié ne prendra effet qu’en juillet 2016 et l’autre après l’élection du successeur de François Hollande à l’Élysée. Le compte n’y est pas, ont remarqué les syndicats. En effet, loin s’en faut. L’astuce avec laquelle le gouvernement voulait convaincre, c’est qu’il ne s’agit pas là d’une quelconque prime mais d’une augmentation « du point d’indice », c’est-à-dire une véritable augmentation permanente, que les personnels concernés pourraient peut-être interpréter de manière « optimiste » comme un signal de « FIN » de la politique de blocage. En fait cette annonce qui survient dans le contexte que l’on sait n’est qu’une « mesurette » de diversion, et une manœuvre grossière et insultante. Il s’agit, au sens de l’équipe exécutive, de mettre un peu de baume sur les plaies afin que les personnels de la fonction publique ne rejoignent pas massivement la contestation. La jeunesse s’époumone à le dire dans ses AG et le scande dans ses manifestations, La loi khomri, est une loi de « précarisation généralisée du travail ». Mais les fonctionnaires eux, ne sont-ils pas protégés par leur statut ? Ne peuvent-ils pas au moins le croire et se désolidariser du reste des salariés ? Certes, c’est faire peu de cas du bon sens des personnels de la fonction publique. Comme si ceux-là ne savaient pas que le Code du travail fondu s’appliquera tôt ou tard à eux-mêmes, comme si ceux-là ne savaient pas que des milliers d’emplois de la fonction publique sont déjà précarisés ou rétrocédés chaque année au privé, comme si ceux-là n’avaient pas des parents, frères et sœurs, et des enfants qui ne sont pas ou ne seront pas tous fonctionnaires. Mais pourquoi voudriez-vous que ce gouvernement qui s’est déjà, à maintes reprises illustré par sa morgue et son mépris du peuple soit à une injure près ? Le quinquennat de François Hollande, nous l’avions déjà écrit dans de précédents articles, restera dans les annales de la cinquième République, comme celui du mépris du peuple. De cette posture les manifestations auront été nombreuses et auront émaillé toute la durée de la mandature. (Nous en donnerons ce soir une liste non exhaustive en annexe de cet article.) Bon, mais après tout, dirons-nous en conclusion, rien de vraiment surprenant à cela. N’est-il pas naturel que l’on méprise ceux dont on s’est fait une profession de les tromper ? On les méprise d’autant plus et d’autant plus longtemps qu’ils sont dupes et tolèrent d’être dupés. Les fonctionnaires se feront ils abuser ? Le compte n’y est pas, ont remarqué d’abord les syndicats et la ficelle est bien trop grosse ajoutons-nous. La duperie pourrait ne pas durer toujours. D’autant plus que dans le cas l’espèce c’est à crédit que le gouvernement entend s’acquitter de cet engagement Lorsque vient la clarté quand se dissipent enfin les brumes de l’enfumage, c’est fréquemment la colère légitime et terrible qui survient. Attention à vos chemises Ministres intègres »! Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Samedi 19 mars 2016. Annexes : LES ŒUFS POURRIS DU PRÉSIDENTDepuis le salon Napoléon III de l’Élysée, qu’il affectionne apparemment, François Hollande a présenté ses vœux 2016 à la Nation.1 Souffrances, lamentations et déclamations. »2015 fut une année de souffrance et de résistance, alors faisons de 2016 une année de vaillance et d’espérance ». De souffrance, sans nul doute pour les victimes des attaques Jihadistes sur le sol national, leurs parents, leurs proches, leurs amis, tous les français meurtris inquiets et solidaires ; Mais résistance ? En quoi est-ce une résistance de s’indigner de souffrir et de pleurer ? Vœux, volonté de résistance certainement, mais pas résistance. Quant aux réactions guerrières de notre gouvernement, ce ne sont pas des actes de résistance, ils s’inscrivent plutôt dans le contexte de la politique internationale agressive de notre pays, ils prolongent la volonté d’immixtion de la France dans les affaires du Moyen-Orient et creusent un peu plus le lit d’une guerre régionale généralisée.2 Des valeurs de la République et de la fierté nationale »Mais, malgré le drame, la France n’a pas cédé. Malgré les larmes, elle s’est tenue debout. Face à la haine, elle a montré la force de ses valeurs. Celles de la République ». »Françaises, Français, je suis fier de vous » A dit François Hollande.Monsieur Hollande, lui répliquons-nous, nous ne sommes pas fiers du tout. Nous avons honte de vous et de l’image que vous donnez de la France et de sa diplomatie belliciste : celle d’un Pit-bull aux ordres de son maitre l’oncle Sam.3 Le danger de la France »La France n’en a pas terminé avec le terrorisme la menace est toujours là et reste même à son plus haut niveau ». « Mon premier devoir, c’est de vous protéger, Vous protéger, c’est agir à la racine du mal : en Syrie, en Irak. C’est pourquoi, nous avons intensifié nos frappes contre Daech »Pour qui donc vous prenez-vos Monsieur ! Un homme a-t-il le pouvoir de protéger un peuple ? Une nation ? Il n’y a pas plus de « protecteur » que de « sauveur » suprême. La France est bien assez grande pour se protéger elle-même. D’autant que, votre déclamation torse bombé : « je suis là pour vous protéger », parait avoir pour objet en vérité d’occulter cette vérité bien plus grande et tangible que le danger actuel de » la France est le résultat de votre politique internationale désastreuse. Comment pourriez-vous bien en être le protecteur vous qui en êtes le danger ?4 Une innommable mauvaise foi«Les coups portent, les jihadistes reculent, alors nous continuerons autant que nécessaire. »Pas un mot pour remercier la Russie dont l’intervention décisive au côté du Président Assad et de l’armée régulière syrienne est la cause essentielle des reculs des djihadistes. La France qui a sustenté le djihadisme, le « Front Al-Nosra » dont Laurent Fabius disait il y a pas si longtemps encore « qu’il faisait du bon boulot », a l’outrecuidance à présent de tirer la couverture à soi, comme si les revers de ses anciens alliés étaient les résultats de sa seule action pourtant en vérité si marginale.5 AutocratiePour « nous protéger » comme il en a la prétention, François Hollande aurait pu, et même du, annoncer que la France renonçait illico au cours belliciste de sa politique internationale et à l’inféodation de celle-ci aux desseins impérialistes des USA, laquelle politique est la cause première de la montée du danger terroriste. Qu’il allait travailler à la mise en place d’une nouvelle politique internationale équilibrée et respectueuse de la souveraineté et de l’indépendance des nations et du droit des peuples à se déterminer eux-mêmes, en commençant par le peuple syrien auquel il aurait reconnu le droit de définir ce que devait être son avenir et celui du Président A1ssad.Au lieu de ça il persiste à vouloir nous imposer la restriction des libertés publiques, la « légalisation » constitutionnelle d’une dérive autoritaire de l’État : « J’ai annoncé une révision de la Constitution pour donner un fondement incontestable au recours à l’état d’urgence lorsqu’un péril imminent nous fait face et pour déchoir de la nationalité française les individus condamnés définitivement pour crime terroriste. Il revient désormais au Parlement de prendre ses responsabilités. Le débat est légitime » mais la France « doit prendre les bonnes décisions au-delà des clivages partisans ».Avant de se renier, son Mentor, François Mitterrand avait caractérisé la constitution de la 5ème république de « coup d’État permanent », lui se propose de la hisser au statut de « dictature constitutionnelle ».6 Professions de foi méprisableFrançois Hollande a affirmé que la lutte contre le chômage restait sa « première priorité » et a dévoilé le nombre des futures nouvelles formations qui seront mise en place pour ce faire : 500 000.Autre priorité: l’apprentissage, car « l’effort en faveur de la génération qui vient, c’est un devoir sacré ». « Je fixe l’objectif qu’aucun apprenti ne soit sans employeur et qu’aucun employeur ne demeure sans apprenti. » Il a demandé aussi au gouvernement d’engager « par étapes », la « généralisation » du service civique.Des formations ! Des apprentis ! Pour occuper quels emplois ?Pour faire reculer le chômage il faut créer des emplois, il faut cesser de « délocaliser », il faut réindustrialiser. Et là pas une seule proposition. Le discours de François Hollande est en la matière un tissu de mensonge et de professions de foi méprisables : Des formations, des apprentis, la généralisation du service civique pour masquer la progression réelle du chômage, pour tronquer les chiffres et tromper les français.7 Fuite en avant budgétaireQuant au « programme de grands travaux » pour la « croissance verte », qu’il annonce en se félicitant de l’accord conclu à l’issue de la COP21 qui s’est tenue à Paris. Il s’agit de l’une de ces vieilles recettes éculées que l’on appelle « plan de relance », un soutien artificiel à l’activité économique de nature à creuser un peu plus les déficits des comptes publics.9 Et le retour aux vieilles « valeurs » qui furent cause de tant de sang versé et de tant de malheurs pour le peuple.Souvenez-vous, il n’y a pas si longtemps, l’Europe, l’espace Schengen, la zone euros ! On bousculait les frontières, on abolissait les Patries et les Nations, on marchait vers une Europe supranationale, gage de paix et de prospérité. C’est avec ces arguments que l’on a trompé la jeunesse d’alors qui vota majoritairement pour l’adoption du traité de Maastricht.Aujourd’hui la majorité des pays de la zone euros sont accablés par la dette, par le chômage de masse et la généralisation de la précarité de l’emploi. La guerre est à nos portes, et l’Europe est un vecteur puissant de l’embrasement de nombreux conflits dans le monde, les flux migratoires mettent en péril la cohésion sociale, et le danger terroriste grandit.Alors, les voilà qui « changent leur fusil d’épaule », en reviennent aux vieilles recettes éculées de grand papa,pour la défense, ou la prétendue grandeur, desquelles furent versées tant de larmes et de sang. « La patrie, c’est le fil invisible qui nous relie tous », « elle est au cœur de mon engagement », a poursuivi le président de la République. Tient donc ! La République, La laïcité, puis crescendo : La « Nation », « la Patrie », le drapeau tricolore, la Marseillaise, « la déchéance de nationalité »,Et tant pis si reprenant à leur compte ces antiennes qui sont du pain béni pour le Front National, ils contribuent sans états d’âme à dérouler le tapis rouge sous les pas de Marine Le Pen.DES VŒUX ? « On-en-a pas fini avec le terrorisme. » François Hollande creuse un peu plus le lit de la guerre et promet les souffrances inévitables qui l’accompagnent. Il promet une République autoritaire, des emplois fictifs pour masquer le chômage endémique, la poursuite de la politique économique antisociale et du dé tricotage de tous les droits sociaux. Sans vergogne il creuse le lit du Front National. NON CE NE SONT PAS DES VŒUX, CE SONT DES ŒUFS POURRIS qu’il offre aux Français.Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Dimanche 3 janvier 2016. L’HOMMAGE ET LE MÉPRIS François Hollande était aujourd’hui « aux Invalides » pour rendre hommage aux neuf militaires Français, morts lors d’un exercice, sur la base d’Albacete en Espagne.L’accident est survenu au centre de formation de pilotes d’élite de l’Otan. Neuf hommes, jeunes, sont morts, et bien sûr, atteints par la sidération que provoque la mort des êtres humains, nous nous inclinons sur leurs dépouilles et partageons la douleur de leurs proches.Mais, nous nous interrogeons tout de même, un « Hommage de la Nation, aux Invalides » ? Pourquoi donc ?Ces hommes sont morts, non dans un combat pathétique de l’Histoire où est en jeu la survie même de la « Nation ». Ils sont morts, pas même dans un de ces combats coloniaux où « néocoloniaux » maudits, pour le capital et le profits, que « les responsables politiques » appellent « les intérêts de la France », et qu’ils assimilent à présent aux « morts pour la Patrie ». Non, ces hommes sont morts dans un quelconque accident du travail. Comme cela arrive à des dizaines, voire des centaines de techniciens, ouvriers ou employés qui meurent eux aussi chaque année, victimes d’accidents ou de maladie du travail, survenus ou contractées, « dans l’exercice de leurs fonctions » Il ne me souviens pas par exemple que l’on ait rendu un hommage équivalent aux Invalides, ou à défaut à la Bourse du travail aux employés d’AZF et autres travailleurs présent sur le site, morts le 21 septembre 2001 dans l’explosion de l’usine de Toulouse, En se livrant ainsi à un hommage appuyé et ostentatoire, mais non moins déplacé, aux victimes militaires d’un accident du travail, François Hollande d’une certaine manière ne fait-il pas offense aux victimes civiles d’accidents du travail, bien plus nombreuses chaque année. A trop vouloir valoriser ceux qui ont pour mission de défendre les intérêts capitalistes de la France à l’étranger, le Président de la république ne signale-t-il pas (encore une fois) son mépris pour ceux qui par leur labeur produisent les richesses de la nation ?Mais là n’est peut-être pas l’essentiel. Pourquoi cet hommage national – au seul fait que ce sont des militaires – à ces militaires morts ?1 – Parce que François Hollande a voulu saisir cette occasion pour en rajouter une couche sur le thème de « l’unité nationale », qui sert si bien le pouvoir en place.2 – Parce qu’il a voulu saisir cette occasion aussi de faire « l’article » pour l’armée et de justifier « l’interventionnisme et la politique extérieure agressive de la France. « Il faut battre le fer quand il est chaud ». Le chef de l’État, chef des armées, entend profiter encore un peu de l’émotion suscitée par l‘attaque terroriste du début janvier, qui rend l’opinion plus réceptive à son discours guerrier, pour la convaincre de la « justesse » de cette politique inique.Mardi 3 février 2015.LA PRÉSIDENCE DU MÉPRISRéagissant à la parution au journal officiel, de décret d’application de la réforme du collège, le lendemain de la journée de mobilisation des enseignants, Bruno Lemaire a qualifié de « mépris » l’attitude du gouvernement.D’autres depuis ont utilisé le même mot pour s’indigner de la même chose.Sur ce point au moins, tous ceux-là ont raison. Le « Mépris », du suffrage universel, des électeurs, des chômeurs, des médecins, des enseignants, des travailleurs, des salariés, de la vérité, des « nations subalternes », et de leur souveraineté proclamée, « lavoiedessansvoix » l’avait déjà caractérisé et dénoncé maintes fois à propos de nombreuses réactions de ce gouvernement et du Président de la république, dans diverses situations et configurations. Ils ont franchi le Rubicon ces dernières semaines. A la veille des élections cantonales François Hollande a osé se fiche de nous en affirmant qu’il ne tiendrait aucun compte des résultats du scrutin, c’est à coup de « 49-3 » qu’ils imposent en force la « loi Macron », voilà donc à présent, nouveau passage en force, qu’ils s’efforcent de prendre la contestation de vitesse en publiant un décret d’application au journal officiel, et, cerise sur leur pâtisserie écœurante, ils mettent en place, dans le même temps, un contrôle humiliant des chômeurs, (une offre d’emploi pour douze chômeurs) plutôt que de créer des emplois.La nomination de Manuel Valls à Matignon, le couple exécutif qu’ils forment avec François Hollande, n’a fait qu’accroitre la propension naturelle du Président, à mépriser ses concitoyens. .Avec cette nouvelle affaire il n’est pas exagéré de dire que le « mépris » restera dans l’histoire de la 5ème république comme la caractéristique de la gouvernance de François Hollande. Mais prenez garde monsieur. C’est un juste retour des choses. On est promptement méprisé par ceux que l’on méprise.Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr ». Vendredi 22 mai 2015.LE MÉPRIS *Nous n’avons pas lu, vous vous en doutez le livre de Valérie Trierweiler, et nous ne le lirons pas. Il est de la même veine ordurière que celui, antérieur de Marcella Iacub. Pas plus que les pièges sexuels pour extorquer des confidences, les sales petites vengeances de l’égo blessé et des affaires sentimentales n’ont à faire dans la vie publique. Les uns et les unes insultent plus leurs auteurs que leur cible désignée.Toutefois, comme tout un chacun, nous n’avons pu échapper au tapage médiatique qui a accompagné la sortie de ce « livre » et avons retenu quelques assertions souvent citées que l’auteur prête à son ancien concubin. Nous pensons à ce fameux « bon mot », « les sans dents », par lequel François hollande est supposé désigner les pauvres. Cette « plaisanterie » privée, devenue publique, censée illustrer le mépris de l’homme d’État pour le peuple qu’il gouverne relève-t-elle de la réalité ou du fantasme ? Sachant l’humour parfois sarcastique que d’aucun prête au président, il n’y a après tout rien d’impossible. Vrai ou faux, nous ne nous prononcerons pas, cela est de peu de conséquence. Mais cela nous rappelle que nous avons-nous même à plusieurs reprises, dans un registre politique plus élevé, signalé ce que nous interprétions comme des marques de mépris du Président de la république à l’endroit « du populaire ». Ainsi avons-nous écrit par exemple à propos du bilan des dernières élections municipales : « L’intervention télévisée de François Hollande, à 20 heures ce soir est un véritable crachat à la face des électeurs mécontents. » (« 20 heures, le crachat » 31 mars 2014.) Ou plus récemment encore, c’était à la suite des déclarations du ministre du travail qui déjà ciblaient les chômeurs -Ils ont de la suite dans les idées – « Le procédé est terrible, honteux. Ignominieusement insultant, profondément dégoûtant. Ouvriers, techniciens, cadres, agriculteurs, commerçants, employés, salariés, et chômeurs bien entendu, vous tous, mes frères, mes camarades, qui aspiraient simplement à gagner honnêtement et décemment vos vies par le salaire de votre travail, souvenez-vous à jamais de l’innommable mépris pour le monde du travail, de ces gens qui se disent « sociaux-démocrates » ou plus fréquemment de « Gauche » (« Toutes hontes bues ». Mercredi 3 septembre 2014.)Le petit tango catalan improvisé par le trio Hollande Valls, Macron, à propos des allocations chômage nous apparait comme une nouvelle marque de ce mépris qui caractérise ces hommes à l’endroit du peuple. Est-ce vraiment avec un tel stratagème éculé, et au moindre coût que François Hollande veut « gauchir » son image ? Mais pour qui donc nous prennent-ils ?Valls et son compère Macron veulent remettre en cause, au détriment des victimes que sont les chômeurs, les règles qui régissent l’assurance chômage. Et Hollande « faux-cul » dit : « Non ! (ça fait chef) il n’y aura pas de réforme de l’assurance chômage…. Avant 2015. Mais pourquoi « non » en ce cas ? Il aurait pu tout aussi bien dire oui, il y aura une réforme de l’assurance chômage mais en 2015 seulement. Voilà le tour de passe-passe langagier par lequel Hollande a l’outrecuidance de prétendre tromper l’opinion. N’est-ce pas afficher beaucoup de mépris à leur endroit que de croire ses contemporains et concitoyens « pauvres » assez bêtes pour se laisser abuser par de telles illusions grossières avec leurs ficelles grosses comme des aussières ? « Sans dents » peut-être mais non pas sans jugement.Bien entendu tout le monde n’est pas dupe, ni « à gauche » ni « à droite », pour preuve l’article de Cécile Cornudet paru dans « Les Échos » le 12 octobre, et que nous publions ci-dessous.Lundi 13 octobre 2014.TOUTES HONTES BUESCeux d’entre vous qui rendent régulièrement visite à « la voie des sans voix », le savent, nous sommes de ceux qui ne se faisaient aucune illusion sur « le retour de la gauche » en 2012, incarnée par François Hollande. Nous avons écrits de nombreux articles sur le sujet que nous nous garderons de citer une nouvelle fois. Libre à vous d’aller les consulter. Au regard des réalités nous pourrions nous décerner des « Auto satisfécits » : « Nous l’avions dit ! » « Nous l’avions prévu ! » « C’était écrit ! » etc. Or, en tout premier lieu, nous n’en avons pas le cœur. Comment se réjouir quand les faits qui nous donnent raison provoque tant de mal-être de misère et de malheur alentour ? Mais surtout, au-delà des apparences qui disent tant notre perspicacité, ne nous sommes-nous pas en vérité trompé ? Ces gens-là qui se prétendent « la gauche » ne sont pas seulement les alter-egos de « la droite », Hollande n’est pas qu’un clone de Sarkozy. Ils ne font pas seulement la même politique avec un peu de vaseline. La vaseline à présent coûte trop cher à leurs sens. Ils sont pires, ils sont odieux, ils ne se connaissent plus de limites dans l’ignominie.Avec le remaniement ministériel provoqué par les dernières « sorties » du couple Montebourg/Hamon, tout se passe comme si Hollande et Valls s’étant libéré « des boulets » qui les entravaient encore avaient décidés de lâcher la bonde de leur réalité contenue. Les voilà « nus », plus vrai que nature, terriblement rétrogrades réactionnaires et méprisants. Valls, le lendemain du remaniement ministériel est allé se pavaner et se faire applaudir à l’université d’été du Medef. Macron qui a dit lorsqu’il n’était pas encore ministre, mais déjà conseiller du président de la république tout de même, qu’il allait falloir remettre en cause la loi des 35 heures, s’empresse de réitérer sa proposition. Et voilà que François Rebsamen se met de la partie. Ils se lâchent vous dis-je. Plus de faux-semblants, plus de pudeur, plus de respect. Ils se croient tout permis. Ils n’ont plus de retenue. Ils tombent le masque.Le Ministre du travail a lancé hier « mardi matin Sur i-Télé, une nouvelle bombe politique. Il aurait demandé « à Pôle emploi de renforcer les contrôles pour vérifier que les gens cherchent bien un emploi». Et quand ça n’est pas vraiment le cas: «Il faut qu’il y ait, à un moment, une sanction.»….. « Secrétaire d’État à la Réforme de l’État et à la Simplification, Thierry Mandon a tenté de justifier ce midi sur RMC la sortie de son collègue. «Mettez-vous à la place du ministre du Travail, qui voit le chômage augmenter, …… » Oui, c’est bien ça. Et Thierry Mandon en voulant le justifier ne réussit qu’à mettre en évidence toute la perversité de son collègue et de cette équipe qui constatant l’échec de sa politique tente de « botter en touche » en incriminant « les mauvais chômeurs ».François Hollande durant deux ans, niant les réalités et insultant les faits, nonobstant cyniquement les résultats nécessaires de sa politique, prétendait que « la courbe du chômage allait s’inverser. Il mentait effrontément. Sauf à être carrément idiot, il n’en pouvait rien croire. Mais voilà, c’est dans la nature du mensonge de devoir être un jour découvert. Le temps vient toujours où la réalité le rend impraticable. Il faut bien alors trouver une explication, allumer un contre feu pour disperser la critique, trouver des responsables à l’échec devenu incontestable. Pas question bien entendu de remettre en cause la politique « récessionniste » de « déflation » salariale, n’est-ce pas celle-là même qui est censé « améliorer la compétitivité des entreprises ? Pas question non plus de remettre en cause les orientations mondialistes de l’économie et les délocalisations, n’est-ce pas celle-ci qui justifie précisément le « grand bond social en arrière » au prétexte de « la compétitivité nécessaire dans la jungle du marché mondial ? Pas question non plus d’incriminer les Patrons et les entreprises dans le temps où leur fait des déclarations d’amour dithyrambiques. Quand on affirme qu’elles sont les garantes de l’activité économique et la clé des emplois futurs. Alors, vieille recette réactionnaire, ce sont les victimes qui seront désignées responsables. Ceux qui ne prennent aucunes part aux décisions mais les subissent. Non, pas même les salariés qui bien qu’affaiblis par le contexte et tétanisés par la peur du chômage, possèdent encore un emploi, mais leurs frères et sœurs les plus vulnérables car privés d’emploi et de salaire, les exclus du « droits au travail », les « assistés », en un mot « les chômeurs » Le procédé est terrible, honteux. Ignominieusement insultant, profondément dégoûtant. Ouvriers, techniciens, cadres, agriculteurs, commerçants, employés, salariés, et chômeurs bien entendu, vous tous, mes frères, mes camarades, qui aspiraient simplement à gagner honnêtement et décemment vos vies par le salaire de votre travail, souvenez-vous à jamais de l’innommable mépris pour le monde du travail, de ces gens qui se disent « sociaux-démocrates » ou plus fréquemment de « Gauche » Mercredi 3 septembre 2014.20 HEURES, LE CRACHAT La plupart des commentateurs censés avait exprimé le vœu que François Hollande ne s’en tiendrait pas à un changement d’équipe, qu’il y aurait aussi un changement de cap.Or, le Président de la République change d’équipe et confirme le cap. Le pacte de responsabilité sera maintenu et même accéléré. « Il faut aider les entreprises car se sont-elles qui créent les emplois ». Ce seul positionnement constitue en soi une injure au bon sens et à la colère des Français, à l’heure où les entreprises déciment les emplois par milliers. Mais lorsqu’il nomme Manuel Valls à Matignon, ce n’est plus de simple insulte qu’il s’agit, mais de « glaviot ».Pensez un peu, Manuel Valls, « le père fouettard », le socialiste le plus à droite, plus à droite que François Copé, l’homme qui a dit que les Roms ne voulaient pas s’intégrer, le Ministre de l’intérieur qui s’est rendu coupable de la campagne liberticide contre l’humoriste Dieudonné, et n’a pas craint de se livrer pour atteindre son but à quelques manipulations frauduleuses du « Conseil d’État »L’intervention télévisée de François Hollande, à 20 heures ce soir est un véritable crachat à la face des électeurs mécontents.Lundi 31 mars 2014.HOLLANDE /VALLS : IGNOMINIEUX OU IRRESPONSABLES ?« les deux mon Général »Ils ont attendu le Weekend, premiers jours des vacances de la Toussaint, pour déclencher une attaque hideuse, si l’on en juge par ses moyens et ses méthodes, contre Léonarda et sa famille et tous ceux qui les soutiennent et exigent leur retour.Ils auraient pu, eux qui se disent « républicains », en référer tout autant aux valeurs de la République : la France, terre d’asile ; aux valeurs de la gauche à laquelle ils prétendent appartenir. C’eut dû-t-être même le mouvement naturel que la majorité de leur base et de leurs électeurs était en droit d’attendre d’eux. Ils ont préféré s’arcbouter pour leur contre-offensive sur des sondages d’opinion favorables au ministre de l’Intérieur et hostile de manière générale à l’immigration des misérables.Mais ses sondages d’opinions, à considérer qu’on puisse les prendre aux sérieux, que disent-ils ? Ils disent la crispation sécuritaire d’une population fragilisée, excédée par le chômage, la misère, les tracasseries de toutes sortes. Ils disent les phobies dangereuses d’une population qui trouve dans la question « Roms » un exutoire à sa souffrance exogène et à ses colères contenues. Tout mouvement d’opinion, qu’il fut convenu de prévenir, de rassurer, de temporiser, voire de combattre si nécessaire, parce qu’ils se désignent des cibles par défaut socialement infondées et de façon totalement injuste, et parce qu’ils sont le terreau sur lequel prospère le Front national, dont les têtes de l’exécutif prétendent craindre la poussée électoraleMais c’est précisément tout le contraire qu’ils ont fait. Ils n’ont pas rechigné à instiller une dose supplémentaire de poisons dans les consciences. Le père de Léonarda a menti. Ses enfants sont nés en Italie et non au Kosovo. Léonarda elle-même n’est peut-être pas une élève modèle, elle s’est signalée par de nombreuses absences scolaires. Le père ne veux pas travailler « il dit qu’il n’est pas bien sans qu’on puisse en savoir la raison », et enfin, l’argument qui clôt toute discussion « il voulait s’installer en France, car la France disait-il, me donnera de l’argent ». Toute rhétorique ignominieuse, s’agissant d’une famille humiliée et ainsi stigmatisée « en place de grève », et qui ne fait qu’étayer l’argumentaire du FN et de la droite la plus radicale, apporter de l’eau (croupie et nauséabonde) au moulin de la xénophobie ambiante qui croit autour de la question « Roms ». Toute rhétorique ignominieuse à laquelle les grands médias audiovisuels ont apporté leur concours « malveillant »*, allant même en Italie, sur les traces de la famille Dibrani, récolter leur lot d’insanités.Quels sont les buts poursuivis ? Faire cesser ou tout au moins fracturer le mouvement lycéen, amorcé peu de jours avant, qui exige le retour de Léonarda et de Khatchik. Pour atteindre ces objectifs, le président de la République et le ministre de l’Intérieur, ne ce sont embarrassés d’aucunes prévenances morales ni d’aucunes clause de principes quel qu’il soit, de « gauche » ou simplement humains. Ils n’ont pas rechigné à recourir à des procédés ignobles. Ils sont, sondages à la l’appui allé chercher asile parmi les fractions de l’opinion favorable aux idées de Marine Le Pen. Ont flattés les instincts les plus primaires, les jugements les plus lapidaires, donné foi et force, rendu toute leur vigueur opérationnelle aux clichés les plus éculés.En peu de mots, le positionnement, commun et solidaire, de François Hollande et de Manuel Valls en cette affaire, sont totalement irresponsables et politiquement criminels. Il reste à espérer à présent que la sanction politique s’en fera sentir bientôt, dans toute sa rigueur. La poursuite et l’élargissement du mouvement lycéen, seuls, peuvent garantir cette issue.21 octobre 2013.À PROPOS DE LA CONFÉRENCE NATIONALE SUR LA PAUVRETÉLE CYNISME COMME MÉTHODE DE GOUVERNEMENTConférence nationale sur la pauvreté. « SUR » bien sûr, et non pas « CONTRE » comme certains l’ont écrit à tort.Le premier ministre, Jean-Marc Eyrault et le président de la République, François Hollande, ont eu pourtant eux-mêmes, récemment, à diverses occasions suscitées tout exprès, l’audace de commettre cette incongruité. Prétendre vouloir lutter contre la pauvreté. Eux les commis du capital, dont chacune des mesures et décisions (maintien de la réforme des retraites de Sarkozy, augmentation de la TVA, allègement des charges des entreprises au prétexte de compétitivité et d’allègement du coût du travail, mesures en faveur de la flexibilité du travail…….. ) ont pour objet de faire chuter le niveau des salaires et de la protection sociale, c’est-à-dire de précipiter vers la misère des cercles de plus en plus larges des masses salariées.Voudrez-t-on véritablement lutter contre la pauvreté ? Les mesures appropriées tombent sous le sens, ce seraient une véritable politique de protection mettant fin aux délocalisations et rendant à nouveau possible la création d’emplois, particulièrement industriels, la revalorisation des salaires et des pensions de retraite, un nouveau partage de la richesse « capital/travail » plus équitable, et donc une fiscalité rééquilibrée taxant plus largement les profits capitalistes. Or en la matière, il est de notoriété publique que c’est tout le contraire qu’ils font.Certes, pourrait-on nous objecter, en bons et loyaux serviteurs de leurs employeurs, les banques, la haute finance et les grands capitalistes, ces commis ne font que « leur Job ». En effet ! Gauche « ou » Droite ? Simple foutaise. Gauche « et » droite ne sont que les deux bras d’un même corps celui des gestionnaires patentés des intérêts capitalistes, et ceux-là ne craignent pas de répandre la misère et la désolation sur la planète, à seule fin de faire croitre les profits et d’accroitre la concentration capitaliste.Or, n’est-ce pas, pour le premier ministre, consacrer à l’impudence que de déclarer sans ciller : « Mon gouvernement n’accepte pas et n’acceptera jamais le cynisme…. ». N’est-ce pas même une sorte d’aveu de cynisme pleinement conscient et assumé que de vouloir se prémunir d’une accusation que l’on sait inévitable ? De telle sorte que Jean-Marc Eyrault, en la circonstance, apparait non seulement cynique, mais en plus indécent.Que nous annoncent-ils en effet ?Plus 2% pour le RSA pendant cinq ans, soit, plus 50 euros en 2017. Celui-ci passera à 485 euros en 2013.La création d’un contrat spécifique jeune, que passeront les antennes de « pôle emplois » (le mal nommé) qui proposeront aux intéressés, soit une formation soit un petit boulot rémunéré à peu près au niveau du RSA.Le relèvement du plafond de la CMEUn million d’euros consacrés « au logement » c’est-à-dire prioritairement à la création de 10 000 places d’urgences supplémentaires.Extension de la CMUAinsi, au total, affirment-ils, 1 à 2 milliards seront consacrés à la lutte contre la pauvreté. (?)Aucune de ces mesures en vérité n’a pour objets, de juguler la misère ni d’en faire sortir quiconque. Comment d’ailleurs cela se pourrait-il alors qu’en vérité on prend d’autres mesures d’austérité dont on sait pertinemment, que foin de sortir qui que ce soit de la pauvreté elles vont au contraire y précipiter des centaines de milliers d’autres.Or, ils ne redoutent pas, les ignominieux, de nommer mensongèrement cela, « mesures de lutte contre la pauvreté » quand il ne s’agit en vérité que de mesures de « gestion » et « d’entretien » de celle-ci, de maintien des pauvres dans l’indigence où ils sont, où ils les ont, eux ou leurs semblables, précipités.« Gérer » la misère endémique qui s’empare de notre société en évitant autant que faire se peut, les risques de crises d’épilepsie ou de catalepsie sociale qui pourrait en résulter. Voilà leur très mal honorable mission en cette affaire et en vérité leurs seules réelles prétentions.Ces dispositions illustrent on ne peut mieux le propos de Karl Marx et Fiedrich Engels. Ne s’agit-il pas en effet de « laisser déchoir son esclave au point de devoir le nourrir au lieu d’être nourri par lui » (voir la citation du manifeste du parti communiste de 1848, que nous avons publiée hier).Le voilà le paradoxe, brûlant hurlant de vérité. Au plus le capitalisme s’empare-t-il de toutes les sphères de l’activité humaine, plus grand est son potentiel productif et donc son aptitude théorique à satisfaire les besoins humains, et au plus, les grandes masses des peuples sont précipitées dans la misère et la précarité jusqu’à l’exclusion et l’indigence. Au plus l’humanité est-elle riche et économiquement puissante et au plus les peuples sont asservis et indigents.La sentence de l’histoire contre ce système fou, découle tout entière de cette constatation et proclame, non pas le dépassement, mais au contraire l’actualité brûlante du « Manifeste communiste : « Le système capitaliste « ne peut plus régner, car il est incapable d’assurer l’existence de ses esclaves dans le cadre de son esclavage »

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