L’HOMME QUI SE PRENAIT POUR DIEU Quel est l’homme qui a osé prononcer un jour cette sentence digne d’un Torquemada ou d’un Jacques Sprenger que Bachar Al Assad n’avait pas sa place sur terre ? Ne faut-il pas être Dieu en personne ou son incarnation terrestre, ou au moins se prendre pour tel, pour s’autoriser une telle ordonnance ? « Bachar Al Assad n’a pas sa place sur terre » ? S’était « une fatwa » s’était un appel au meurtre, s’était vouloir disculper par avance le Ravaillac de service qui se chargera « de l’œuvre de Dieu ». L’homme qui s’est autorisé un tel propos aurait du en toute logique être poursuivit pour incitation au meurtre. Eh bien, le croirez-vous, il se murmure que cet homme serait pourtant « le chef de la diplomatie » française. Je ne puis me résoudre à y croire. Imaginez donc qu’elle drôle de diplomatie ce serait là ! » Eh bien, il parait que le même homme, égale arrogance et in quantifiable impudence, aurait émis récemment un autre avis tout aussi choquant. La France veut-on nous faire croire change le cours de sa politique internationale sur le dossier syrien, alors cet homme, imminent dit-on, s’en mêle, apporte sa petite touche personnelle, illustre à sa manière l’infléchissement en cours : Pour lutter contre l’EI, aurait-il avisé, il y a deux séries de mesures: les bombardements et des forces au sol, qui ne peuvent pas être les nôtres, mais qui peuvent être à la fois des forces de l’Armée syrienne libre (opposition), des forces arabes sunnites, et pourquoi pas des forces du régime (?). Voilà quatre ans que le Président Bachar Al Assad et l’armée syrienne, plus de 30 000 soldats syriens l’ont payés de leur vie, luttent seuls contre « Daesh » ou ses multiples avatars (Al Qaïda, Al Nosra, etc.) Fallait-il que pareil Ostrogoth, qui serait au demeurant l’auteur de cette autre terrible impertinence voilà un an, que le front Al Nosra faisait en Syrie du bon travail» s’arroge la qualité de dire à présent qui doit participer à la lutte contre la créature diabolique de l’Occident ? Qui aurait pu jamais imaginer conduite plus éhontée, propos plus insultant à la raison et au bon sens ? Mais tendons tout de même un instant l’oreille à sa requête : « Bachar Al Assad n’a pas sa place sur terre », dans ce cas il faut dire que celle de l’homme impudent qui l’affirme est au ciel, assis à la droite ou à la gauche du père, qu’importe, les affaires de Dieu ne nous concernent pas. Comme vous l’avez bien compris amis lecteurs, nous sommes pour notre part tout à fait à l’abri d’un pareil délire, d’ailleurs blasphématoire, de nous prendre pour Dieu. Et c’est tant mieux pour le malotru cynique dont nous avons ici commentés les propos. Car pour notre part si « nous l’appelions » près de nous se serait à la place du tabouret pour occuper la place la plus honorable, à notre sens, à laquelle puisse prétendre un tel homme. Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr. Dimanche 29 novembre 2015.
