LA TABLE D’ULTIMATUM A propos de violence sociale

LA TABLE D’ULTIMATUMA propos de violence sociale Air France convoque « les syndicats de pilotes » pour leur signifier sa volonté de réduire les salaires de manière drastique et les mettre en demeure d’entériner sa décision. Les syndicats refusent pourtant d’avaliser celle-ci qui ne leur appartient pas et cessent de discuter d’une question où il n’y a rien à débattre en vérité, où on leur demande seulement d’apporter leur caution morale à une régression sociale brutale et injustifiée.Les syndicats se rebiffent. Qu’à cela ne tienne. Ils vont leur mettre en mains « une proposition qu’ils ne pourront pas refuser ». Comme dans le film culte « Le parrain »avec Marlon Brando. C’est alors qu’intervient L’horrible Macron pour dire que les syndicats doivent retourner à « la table des négociations ». Qu’elles négociations ? Il n’y a rien à négocier, il n’y a qu’à « signer sa capitulation». C’est en vérité la « table des ultimatums et du chantage » : Si vous ne capitulez pas, si vous vous insurgez contre la décision des dirigeants, alors vous allez-voir ce que vous allez voir. On réduit la voilure, on supprime plusieurs milliers de postes, on retourne contre vous les autres catégories de salariés, vous allez vous faire lyncher par vos propres collègues.C’est ce que les patrons appellent le dialogue social. Suspension de 5 lignes de desserte aériennes, suppression de 3000 emplois, N’est-ce pas ça la violence sociale ? Les salariés se fâchent. Quelques hauts cadres se font bousculer. Depuis le Japon où il caracole l’inimitable catalan s’indigne : « Manuel Valls s’est dit « scandalisé » par les violences physique essuyées par les deux dirigeants d’Air France. Il a également apporté tout son soutien à la direction de l’avionneur. » (source « Sud Ouest »). Lui qui ne s’est pas ému de la violence, oh combien de fois plus terrible d’Air France », lui qui au contraire affirme son soutien total « à la direction de l’avionneur » c’est-à-dire à l’agression de celle-ci contre les salariés, comment peut-il oser condamner celle des salariés en situation de légitime défense ? Patrick Seignon. « Lavoiedessansvoix.fr ». Mardi 6 octobre 2015.

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