MICHEL ROCARD PROPHÈTE ET FONDATEUR …..? Stabilité politique, sécurité, niveau de vie, « démocratie », l’Europe est fière et se rengorge quand elle voit « toute la misère du monde » frapper à sa porte. Elle est comme ces bourgeois « ventrus » qui à la fin de XIXème et début du XXème siècle se délectaient du spectacle de la misère dans la rue, le nez collé à la vitrine de leur restaurants de luxe. A la porte de l’établissement il y avait un liftier qui assurait leur quiétude. L’Europe « civilisée », « bonne conscience du monde » et donneuses de leçons en tout genre, assistait, semble-t-il effarée, à l’Odyssée des migrants venus du Moyen-Orient et de l’Afrique Subsaharienne. Pleurait ses larmes de crocodiles sur les victimes de ce drame humain. Tenait des discours moralisateurs et humanistes, sur la différence, l’accueil, la libre circulation, l’abolition des frontières, Schengen, l’ouverture, la tolérance, la solidarité l’entraide. Ah qu’elle était bonne l’Europe au grand cœur et aux bras ouverts, qui fustigeait ceux qui se ferment à autrui, se replient sur eux même, stigmatisent l’étranger et refusent les nouveaux venus. L’Allemagne, avait-elle quelque chose à se faire pardonner ? Elle était en cette affaire en tête du mouvement des philanthropes. Mais tout à coup « patatras », leurs professions de foi n’étaient que billevesées. . Or c’est l’Allemagne à nouveau qui donne l’exemple, le mauvais cette fois, voilà l’Europe surprise en sa vrai nature, celle de Tartuffe. Oubliée la générosité et l’hospitalité, Ces gens sont des salauds sans foi ni loi. Ils conviennent que le club fermé des nations impérialistes occidentales s’arroge le droit de balader où bon lui semble ses capitaux pour exploiter au moindre prix les « gisements » de main d’œuvres indigènes et « plomber » le développement des économies vivrières et autosuffisantes, sous-bassement indispensable de l’indépendance politique des nations. Ils conviennent que l’Europe, dans les pas de l’Amérique » a le droit de s’immiscer partout dans le monde, de régenter les peuples et les pays, de répandre la guerre la mort et la misère au nom de ses « valeurs » et de ce qu’elle appelle « la démocratie ». Responsables mais pas coupables, ils dégagent en touche, quand les victimes collatérales de leurs visées impérialistes s’en viennent crier famine à leurs frontières extérieures ». Les mêmes qui vilipendaient il y a peu, aux temps de « la guerre froide » ce qu’ils avaient baptisé « le rideau de fer », dressent des murs, sans honte, et des barrières de barbelés rasoir. Notre Président qui fut longtemps premier secrétaire du PS, notre gouvernement prétendument de gauche, avec ses nombreux ministres « socialistes », Ces grands humanistes et progressistes, dispensateurs de leçons, ne sont pas en reste pour se vautrer dans la fange du reniement et de la honte. Mais est-ce vraiment nouveau ? N’en reviennent-ils pas en vérité à leur source ? Le grand socialiste Michel Rocard n’a-t-il pas dit de longtemps que « l’on ne pouvait pas accueillir toute le misère du monde » ? Si l’on peut affirmer avec certitude que François Mitterrand a refondé le PS comme parti de gouvernement, serait-il moins juste de dire que Michel Rocard en a fondé la pensée « Sociale-impérialiste ». Patrick Seignon. « lavoixdessansvoix.fr ». Samedi 19 septembre 2015.
