APPEL A NE PAS SIGNER LA PÉTITION DE LA HONTE Une pétition circule sur internet par le canal de « change org », intitulée pour « Gardez la Grèce dans l’Union européenne et dans la zone euro ». Elle est l’initiative d’Anastasios Giovas. (Par honnêteté intellectuelle nous en publions le texte intégral en annexe du présent article.) L’auteur de la pétition s’en remet au bon vouloir des dirigeants européens qui ont fait depuis longtemps la preuve qu’ils en manquaient. C’est vouloir confier le sort de la Grèce à ceux-là mêmes qui depuis cinq l’ont martyrisée. Quand le peuple grec fier et combatif redresse la tête et fait face à ses tortionnaires, cet homme vous demande de signer une pétition qui fait peu de cas de cet acte de civisme héroïque. Quand le peuple grec tente de s’arracher des fers de la finance mondiale et européenne, Anastasios Giovas voudrait remettre aux fers peuple qui s’en es dégagé. Anastasios Giovas prend acte du résultat sans appel du référendum du 5 juillet, mais ce n’est que pour mieux en nier le sens et en réduire la portée. Anastasios Giovas s’efforce de surfer sur l’idée qu’en votant contre l’austérité le peuple grec n’a pas voté contre l’Europe. C’est un raccourci, c’est un cliché qui réduit la vérité jusqu’ à en faire un mensonge, qui par déduction fait dire au peuple grec à peu près le contraire de ce qu’il a véritablement dit. Certes il est vrai : « pour ou contre la zone euro, pour ou contre l’Europe », ce n’était pas la question posée. Dès lors les grecs ne pouvaient pas exprimer une pareille chose. Mais réduire l’interprétation du référendum a « les grecs ont voté contre plus d’austérité » est un pur mensonge. Les grecs ont voté contre l’austérité imposée par l’Europe au nom de l’Euro et au prétexte de « la dette ». C’est dire qu’ils n’entendent pas se laisser imposer plus longtemps une politique d’austérité socialement destructrice. Leur vote n’était pas en soi contre l’Europe et l’Euro, mais si l’Europe s’obstine à rester sur ses positions qui consistent à intimer à la Grèce l’ordre de capituler, alors les grecs l’ont dit, ils ne capituleront pas. Une pétition pour garder dans ce contexte la Grèce dans l’Euro, c’est une pétition pour nier la volonté du peuple grec ? Anastasios Giovas écrit sans honte « Toute rupture avec l’Europe va avoir des conséquences tragiques. Cela entraînera une pauvreté indicible et une forte baisse du niveau de vie et touchera principalement les segments les plus faibles de la population, à savoir les enfants, les personnes âgées, les chômeurs, les familles monoparentales et les malades chroniques. La récession deviendra plus profonde et réduira les recettes fiscales, ce qui aura un impact direct sur les services de santé, l’éducation, la protection sociale et la Défense nationale. Cela entraînera une augmentation spectaculaire de la criminalité et de l’insécurité. La nouvelle monnaie sera faible, beaucoup d’entreprises devront fermer, provoquant une augmentation du chômage, les cadres compétents et les jeunes vont migrer à l’étranger et cela affaiblira encore plus les capacités de reprise de notre économie. Enfin, les riches deviendront plus riches et les pauvres plus pauvres. » Or le tableau qu’il dresse pour faire peur, n’est-ce pas en vérité celui déjà existant qui résulte non pas de la sortie de la Grèce de l’UE ou de la zone euro, mais au contraire de sa présence dans celle-ci, des diktats que l’UE et la zone euro ont imposés à la Grèce depuis cinq ans. Il photographie la situation catastrophique de la politique « austoritaire » de l’UE depuis cinq ans, et prétend qu’elle est le résultat annoncé de celle d’Alexis Tsipras. Cette pétition est donc plus qu’une négation de la volonté démocratique du peuple grec, c’est une injure faite à celui-ci. S’il vous plait, s’exprime l’ostrogoth qui a rédigé et promeut « ce torchon », signez ma pétition et demandez aux dirigeants de l’Union européenne de garder la Grèce dans l’UE et dans la Zone Euro. » S’il vous plait répondons nous, ne signez pas la honteuse pétition d’Anastasios Giovas. Ne vous faites pas complices d’une entreprise qui est une négation de la volonté démocratique du peuple grec et un acte d’humiliation à son endroit. Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr. Vendredi 10 juillet 2015.(Ci dessous le texte de la pétition d’Anastasios Giovas). Gardez la Grèce dans l’Union européenne et dans la zone euro #GreeceIN Le dimanche 5 juillet, le peuple grec a voté contre encore plus d’austérité, mais pas contre l’euro ou l’Union européenne. Les seules options disponibles pour la Grèce ne peuvent être la simple austérité, qui pénalise ceux qui ont le plus besoin de soutien, ou qu’elle soit contrainte de quitter la zone euro. J’ai lancé cette pétition pour appeler les dirigeants européens à trouver une autre solution, par des réformes et des mesures pour la croissance, et à prendre toutes les mesures nécessaires pour assurer que la Grèce reste dans la famille européenne et conserve l’euro comme monnaie. Toute rupture avec l’Europe va avoir des conséquences tragiques. Cela entraînera une pauvreté indicible et une forte baisse du niveau de vie et touchera principalement les segments les plus faibles de la population, à savoir les enfants, les personnes âgées, les chômeurs, les familles monoparentales et les malades chroniques. La récession deviendra plus profonde et réduira les recettes fiscales, ce qui aura un impact direct sur les services de santé, l’éducation, la protection sociale et la Défense nationale. Cela entraînera une augmentation spectaculaire de la criminalité et de l’insécurité. La nouvelle monnaie sera faible, beaucoup d’entreprises devront fermer, provoquant une augmentation du chômage, les cadres compétents et les jeunes vont migrer à l’étranger et cela affaiblira encore plus les capacités de reprise de notre économie. Enfin, les riches deviendront plus riches et les pauvres plus pauvres. S’il vous plaît, signez ma pétition et demandez aux dirigeants de l’Union européenne de maintenir la Grèce dans l’UE et la zone euro. L’Europe devra également faire face à des conséquences importantes: l’impact financier ne sera peut être pas important, mais on prouvera que le projet de l’unification de l’Europe est réversible. Les marchés vont essayer de prédire qui sera le prochain pays « faible » de la zone euro. L’austérité prévaudra dans d’autres pays européens, en particulier en Europe du sud, en faisant de la Grèce un exemple négatif. La Grèce est l’un des pays aux frontières de l’Union, qui protège l’Europe de l’immigration illégale excessive, et si elle est dans un état de chaos, elle ne pourra pas plus jouer ce rôle. Il y a aussi des symboles importants: l’Europe doit son nom à la langue grecque et la Grèce est le berceau de la démocratie. Comment peut-elle être laissée en dehors de l’UE? Signez et partagez ma pétition maintenant. Disons aux dirigeants de l’Union européenne que la Grèce doit rester dans l’Union et dans la zone euro. Nous ne demandons pas de ne pas payer nos dettes. Mais afin d’être en mesure de le faire, nous devons nous concentrer sur les réformes et les mesures qui vont entraîner la croissance et pas la récession. En Grèce, nous demandons à notre gouvernement de faire pression pour un meilleur système dans notre pays en ce qui concerne la fiscalité, la justice, la méritocratie, la transparence et l’égalité de tous les citoyens. Il est temps de travailler ensemble. Si chaque nation de l’Union européenne fait pression sur ses dirigeants pour trouver une nouvelle solution, nous pourrions faire quelque chose d’incroyable, plein de compassion et historique. Nous pouvons aider à faire de l’Europe une terre de paix, de démocratie, d’humanité, de justice et de protection sociale. A quoi sert notre Union, si ce n’est pas à se soutenir pendant les périodes difficiles, autant que célébrer les bonnes ? S’il vous plaît, joignez-vous à nous pour aider à créer une Union européenne qui écoute vraiment son peuple. S’il vous plaît, aidez à garder mon pays dans la famille européenne. Signez et partagez cette pétition.
