OBAMA : LE GRAND FIASCO Sepp » Blatter, bousculé par la cabale montée par l’administration américaine, a été réélu, malgré tout, pour un cinquième mandat à la présidence de la Fifa. Le jordanien, Ali ben al Hussein, auquel les américains avait promis la Fifa en cadeau princier, réalisant que le coup avait raté, a jeté l’éponge avant la fin. C’est le plus lamentable des fiascos diplomatiques que vient de subir Obama, dont chacun s’accorde à dire qu’il est l’inspirateur de cette manigance lamentable. Le sport professionnel en général, probablement le football plus que tout autre, mais tous les autres aussi en commençant par l’olympisme et le CIO, sont gangréné par l’argent. Ce n’est pas la moindre des conséquences néfastes du système capitaliste triomphant que de tout « marchandiser », les valeurs du sport comme celles des arts, de l’amour, de la génération et de la famille. L’argent dit-on n’a pas d’odeur, mais la puanteur du fric et de la corruption ont envahie toutes les sphères de l’activité humaine. Quand on brasse et manipule des dizaines de milliards d’euros ou de dollars d’argent facile, faut-il bien s’étonner des ravages de la corruption ? Quand on rétribue un homme, 1 million d’euros mensuel pour taper dans un ballon la corruption est déjà là, constitutive de l’esprit du football professionnel. On nous dit à présent que l’attribution des coupes du monde de 2018 à la Russie et de 2022 au Qatar ont fait l’objet de transactions douteuses. On ajoute même que l’attribution du la coupe du monde à l’Afrique du sud en 2010 fut elle-même l’objet de vastes corruption. La corruption ne date donc pas d’aujourd’hui. Pourquoi donc est-ce trois jours avant la tenue du congrès de la Fifa qui doit réélire le président de celle-ci, que l’on déclenche un branle-bas judiciaire et médiatique planétaire ? Il fallait que le congrès se déroule et décide sous l’effet de l’émotion suscité par l’affaire, sans avoir pris le temps réel de la réflexion. L’irrationalité de l’émotion, c’est le piège dans lequel est tombé Michel Platini, qui n’a pas vu qu’il était manipulé à des fins politiques qui dépassent sa sphère d’activité et d’excellence. Le procédé, relevant des techniques de la manipulation et « du coup d’État », est mal vu par l’opinion, or cela n’a pu échapper à personne, et c’est pourquoi cela se retournera contre Barak Obama, l’instigateur. La manœuvre était déjà choquante dans sa mise en œuvre et ses méthodes par l’arrogance dont cela témoigne de la part des USA qui s’arrogent le droit d’appréhender, n’importe où dans le monde, des citoyens d’autres États et de les soumettre à leur propre juridiction, comme si le droit américain avait valeur de « droit planétaire ». Et en cela déjà l’opération était choquante et était une faute politique. Cela n’a échappé à personne, le but de la manœuvre était de faire barrage à la réélection de Joseph Blattrer et de lui substituer le Prince Ali ben al Hussein, un président fantoche à la botte de l’oncle Barak. Ce changement de présidence n’était bien sûr pas une fin en soi. Ce n’était que le moyen de faire revoter, ce que la nouvelle présidence ce serait empressé de faire, l’attribution des coupes du monde de 2018 et 2022. En vérité, mieux qu’un simple « boycott » toujours mal vécu par les clubs et les supporters, il s’agissait de priver la Russie de coupe du monde. Or, et c’est une deuxième faute politique, l’acharnement de l’administration américaine à nuire à la Russie et à Vladimir Poutine, l’aveugle et l’abêtis, semble-t-il complétement. L’opération « Fifa » de Barak Obama a tourné au fiasco. Le pire que les USA aient connu depuis l’opération commando de l’ambassade américaine de Téhéran. Il y a dans ce genre d’affaire « une obligation de réussite ». Bien sûr, si ils étaient parvenu à leurs fins, si « Blatter » avait dégagé, leur grande duplicité et leur mauvaise foi seraient presque passé inaperçu, car la raison appartient toujours au vainqueur. Mais comme ils se sont « plantés » cela apparait gros comme une verrue sur leurs gros nez de menteurs. Insultant sans ménagement les « valeurs du sport » Barak Obama a voulu instrumentaliser le Football à des fins politiques directes. Cela gageons-le la « planète foot » ne le lui pardonnera pas Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr » Samedi 31 mai 2015.
