PAS DE SESSION DE RATTRAPAGE POUR LE GOUVERNEMENT ET LE PS

PAS DE SESSION DE RATTRAPAGE POUR LE GOUVERNEMENT ET LE PS La sanction que les électeurs ont déjà infligée au premier tour des élections départementales, au parti socialiste, n’est en vérité qu’une confirmation encore aggravée de celle qu’ils lui avaient assenée lors des élections municipales, il y a un an.Dans l’intervalle s’était produit pourtant un de ces moments fort de la vie d’une nation dont chacun s’accorde à dire qu’après ne sera plus jamais comme avant. Or, L’échec électoral du PS, qui est en l’occurrence l’échec du Président de la République, montre que la recette de « l’union nationale » a fait long feu. « L’esprit du 11 janvier » – Cette exploitation politicienne indécente de l’émotion du deuil et des larmes – tant invoqué par François Hollande et Manuel Valls, n’aura duré que le temps d’un feu de paille. A ce titre on peut affirmer que la sanction du 22 mars est doubleOr, d’une élection à l’autre, des municipales aux « départementales » , il n’y a rien de nouveau. « Bis repetita ». Le scénario est le même, les arguments sont du « copié collé ». A tel point que tout ce que nous avions écrit concernant les municipales s’applique parfaitement, quasiment sans en rien changer, aux élections départementales.C’est pourquoi nous nous sommes épargné la peine de réécrire ce qui a déjà été dit. Nous nous sommes amusés à reproduire, ci-dessous, de longs extraits de nos articles précédents, auxquels vous le constaterez, il suffit de remplacer « élections municipales » par « élections départementales » pour qu’ils collent parfaitement à la réalité du moment. Nous avons toutefois ajoutés, quelques commentaires d’actualisation spécifiques, peu nombreux, dans une police et une taille de caractères très différants du corps du texte, afin de bien les distinguer.Ainsi écrivions-nous :« Dans 3 jours, le premier tour des élections (municipales) départementales. Les français travailleurs : ouvriers, salariés, paysans, chômeurs, auxquels le pouvoir politique porte chaque jour de nouveaux mauvais coups, doivent sanctionner, clairement et sans appel celui-ciÉLECTION (MUNICIPALES) DÉPARTEMENTALES, SANCTION ! IL FAUT RENVERSER LA TABLEAlors, je sais bien, on va nous rétorquer qu’il s’agit là d’élections (municipales) départementales, d’élire les gestionnaires des collectivités locales. Que ces élections ne sont pas et ne doivent pas être politiques. Mais les électeurs français le savent bien, au soir du premier tour, c’est bien l’interprétation que feront tous les commentateurs. Les uns diront que l’électorat a sanctionné et d’autres essaieront de défendre que la sanction n’a pas eu lieu, qu’elle est minime ou relative. Alors oui, il faut sanctionner clairement, c’est-à-dire massivement, afin que tous ces hâbleurs s’emmêlent les crayons dans leurs sophismesLes collectivités locales et territoriales sont les fondements de leur assise par lesquels ils tiennent leur véritable légitimité populaire et leur capacité d’entrainement de la nation. C’est en quoi, et quoiqu’ils en puissent dire, ces élections bien que locales, sont infiniment politiques et justifient qu’on les utilise pour sanctionner le pouvoir central. » (Jeudi 20 mars 2014.)A PROPOS DE TERRE BRÛLÉELettre à mon ami Jean-Pierre et à tous les autres.« Qu’elle est la « denrée » dont se sustente le monde politique et qui le justifie et le conforte dans son agression permanente contre les populations laborieuses ? C’est la « légitimité » dont les pare le suffrage universel populaire. Ils ont piégé celui-ci dans les tenailles mortifères de l’alternance politique, Droite et Gauche, Gauche ou Droite, en vérité deux équipes de courtiers au service des mêmes patrons : le grand capital et la finance internationale, qui servent les mêmes intérêts en parfaite complémentarité et font donc la même politique à quelques fioritures prêt.La politique de la terre brûlée, mais n’est-ce pas celle précisément qu’ils pratiquent sans états d’âme, depuis plus de vingt ans, à l’encontre des classes ouvrières et des couches laborieuses de leurs pays respectifs ? Nous avions en Europe occidentale et aux États-Unis, des classes ouvrières fortes, fières et structurées, qui a forces de luttes et de sacrifices avaient atteint un certain niveau de revenus et de vie, avaient accumulé des droits et acquis sociaux, et des certitudes quant à leur force sociale. Alors, avec « la mondialisation économique » et des délocalisations industrielles, les « grands décideurs ont dit : « Pschitt!.. plus d’industrie, plus d’emplois, vous n’êtes rien, à genoux, suppliez que l’on veuille bien vous octroyer des petits boulots de subsistance, plus de semaines de 35 heures, plus de couverture sociale, plus de droit du travail, acceptez la réduction de vos salaires, le recul de l’âge de la retraite jusqu’au seuil de la mort, rampez, demandez pardon, et si vous acceptez enfin de travailler sur un pied d’égalité avec vos camarades Pakistanais, peut-être un jour « relocaliseront-nous » Nos usines dans vos contrées »Alors, de quel droit, par la vertu de quelle outrecuidance démesurée, ceux qui pratiquent ainsi sans vergogne la politique de « la terre brûlée » pour venir à bout des résistances des peuples laborieux voudraient-ils interdire à ceux-ci d’avoir recours à une tactique semblable pour les priver de la légitimité républicaine dont ils se parent pour mener leurs attaques maléfiques ? Je le répète, l’alternance est un piège politique. Il n’y a d’autre moyen d’en sortir que de le casserLa politique de la terre brûlée qui est la plupart du temps une tactique de repli défensif, est toujours préparatoire à une contre-offensive. La sanction populaire cinglante et sans appel, contre les partis de gouvernement, aux élections (municipales) départementales et européennes bien sûr aussi, rebattra fondamentalement les cartes du jeu politique Français et offrira une chance pour une prochaine contre-offensive sociale. (Samedi 22 mars 2014)LA SANCTION DU PREMIER « ROUND » DES ÉLECTIONS MUNICIPALELa sanction a eu lieu. Elle s’est manifestée par un taux d’abstention record, plus 5 % relativement à 2008, – Cette assertion qui pourrait paraitre discutable au regard de la participation aux départementales, ne l’est pas en vérité. Les commentateurs ont certes essayé de nous enfumer en profitant du fait qu’il n’y avait pas en vérité de références comparables dans le passé vu tous les changements survenus entre les dernières « cantonales » et les actuelles « départementales ». par le recul quasi général des listes et (maires) conseillers sortants PS, ….Certes, et ce n’est pas ce qui nous réjouit, La sanction, c’est aussi les bons résultats du FN, lequel remporte l’élection dès le premier tour à Hénin-Beaumont et fait des scores de 40 % et plus dans plusieurs villes d’importances, telle que Béziers, Forbach ou Fréjus.On a ouïe les uns et les autres s’alarmer de ces résultats du Front National. Pour les représentants de la majorité gouvernementale PS ce serait à les entendre, plus que leur propre recul électoral, leur véritable grande cause d’inquiétude. Ils entendent faire face de deux façons : 1) en appelant au rassemblement de toute la gauche 2) en appelant au « front républicain » pour faire barrage au FN, là où celui-ci est en mesure de l’emporter. Ce qui en raccourcit revient à appeler au rassemblement de toute la gauche pour voter à droite. Même les imbéciles ne disent pas que des bêtises, et c’est le privilège des gens éclairés de savoir reconnaitre la vérité qui sort de la bouche de l’ignare. Une telle vérité a été le fait hier soir d’Henri Guaino. « Le Front républicain, a-t-il rétorqué à Najat Vallaud-Belkacem, c’est une manière d’afficher son mépris et une fin de non-recevoir aux préoccupations qu’expriment les électeurs plus nombreux du Front National. C’est dire, votre vote ne sert à rien. » En effet, la réponse PS à la sanction électorale, c’est « le Front Républicain ». Ces gens-là ont-ils perdu la raison ? Qu’on en juge. Les électeurs ont émis un vote sanction. Que ? Quoi les électeurs ont-ils voulu sanctionner sinon la politique de la droite faite par ceux qui se disent « la gauche »? Et qu’elle réponse leur fait la prétendue Gauche, quel remède propose-t-elle ? Voter pour la droite. Ils tentent de se rassurer en évoquant le sursaut « traditionnel » du 2ème tour. Cela relève de la méthode Coué. C’est le premier scrutin intermédiaire depuis les « présidentielles-législatives » de 2012, c’est une tradition aux scrutins locaux à mi-mandat de sanctionner le parti au pouvoir ». Mais il y a toujours un sursaut tout aussi « traditionnel » au deuxième tour.Une tradition ? Mais pourquoi donc ? Pourquoi voudriez-vous que par « tradition », par « mode » les français sanctionnent une équipe dirigeante dont ils seraient satisfaits. Non ! S’ils sanctionnent ce n’est pas par tradition mais parce qu’ils sont mécontents. Et si cet état de fait se reproduit régulièrement à chaque demi mandat, c’est parce que à chaque fois, qu’elle que soit l’équipe au pouvoir, de droite ou de gauche, ils ont de nouvelles raisons d’être insatisfaits. Si les français sanctionnent ainsi c’est parce qu’ils élisent des gens qui les flouent et les trahissent systématiquement. L’on pourrait en déduire que ce n’est pas dans la sanction aux scrutins intermédiaires que réside la « tradition » mais dans la trahison systématique des électeurs par ceux qu’ils ont élus.« Je dis aux électeurs, vous vouliez nous sanctionner, c’est fait, nous avons entendu, maintenant mobilisons-nous pour le second tour » propose Benoitement le ministre délégué à l’économie sociale. Comme il y va le bougre ! Mais ce n’est pas comme ça que ça marche. On a qualifié ce scrutin de vote sanction, mais les électeurs qui vous ont sanctionné, ne l’ont pas fait au sens ou le maitre sanctionne le mauvais élève pour qu’il s’amende. Les électeurs qui ont choisi de vous sanctionner n’attendent plus rien de vous. Il ne vous demande pas de vous amender. Ils savent que cela est impossible, que vous êtes les chargés d’affaires des grands patrons et de la haute finance et que c’est aux injonctions de ceux-là que vous obtempérez. Les électeurs ne vous ont pas sanctionné pour que vous appreniez à être meilleurs, mais parce qu’ils sont à la recherche de solutions nouvelles et désirent vous chasser.Vous Chasser ? Vous et vos « alter ego » de l’UMPCeux-là tentent de noyer le poisson il est vrai. Ils arrivent en tête, il progressent, j’ai même entendu prononcer sur la « 3 » le terme de « vague bleue ». Bon, c’est le PS, le parti au pouvoir qui est en la circonstance sanctionné en tout premier. Les autres voudraient en profiter pour nous faire accroire que la sanction de les concerne pas. Mais la sanction des électeurs ne se réduit pas à une sanction contre François Hollande et le PS, c’est une sanction contre le « système », contre le bipartisme et l’alternance, et donc contre l’UMP tout autant que le PS. C’est avec ce système qu’ils veulent en finir.Et c’est pourquoi, cette fois, il ne doit pas y avoir de « sursaut du deuxième tour ». La sanction cinglante du premier tour de ces (municipales 2014) départementales 2015, doit trouver son prolongement au deuxième tour, dans le taux d’abstention et par la mise en échec du plus grand nombre possible de listes PS tout d’abord, mais aussi UMP. Le Front National gagne des élus, des mairies, en implantation locales, en audience et en crédibilité. C’est un problème, bien sûr c’est un problème pour le militant ouvrier que je suis C’est un problème, ce n’est pas le problème.Le problème, c’est la trahison depuis 30 ans des intérêts ouvriers et populaires et des idéaux socialistes. Le problème c’est l’enfermement, consenti par certain, dans le piège du bipartisme et de l’alternance. Le « Front de Gauche » pourrait être une alternative crédible qui chez les électeurs salariés et ouvriers, ferait pièce à la progression du FN. Mais le « Front de Gauche » ne veut pas se positionner clairement comme une opposition irréductible au PS, il reste relié à celui-ci par je ne sais quel lien indissoluble. Alors l’électeur las d’être pris pour une poire par l’UMP et le PS tour à tour, et qui souhaite en finir avec ce jeu pervers, s’interroge, je voterai bien pour Jean-Luc Mélenchon ou Pierre Laurent, mais la voix que je leur donnerai, ceux-ci s’empresseront de la verser, sous couvert « d’Union de la gauche », dans l’escarcelle du PS. Alors que me reste-t-il vraiment sinon l’abstention ou le vote Le Pen ? (Lundi 24 mars 2014.)PETIT JOURNAL DE CAMPAGNE, ÉLECTORALE1) SYSTÈME : UN MENSONGE DE COMMANDELes trois faits marquants et majeurs de ce premier tour des (municipales) départementales sont l’abstention, le recul des candidats du parti au pouvoir, et la progression du front national. Or, Elise Luçet, lundi, au journal de la mi-journée et David Pujadas au 20 heures, s’ingénièrent à nous expliquer que la progression du FN masquait en vérité le vrai fond des choses qui serait la victoire de l’UMP.L’immixtion du front national dans le jeu réglé du bipartisme, menace de gripper la mécanique, pire, de la rendre totalement inopérante. C’est pourquoi il convient aux apologistes et serviteurs du « système » de rétablir à toute force le droit de l’alternance, sa légitimité, selon laquelle le recul de l’un des membres doit nécessairement se traduire par le progrès de l’autre ou inversement. Quand la gauche s’effondre c’est la droite qui doit en tirer bénéfice. Telle est la vérité nécessaire et intangible de l’alternance, et il appartient aux « journalistes patentés » de la faire respecter, fusse en bousculant ou contredisant les constats fondamentaux et le simple bon sens.Je ne l’ai pas entendu, mais on me l’a rapporté, il parait que Jean-Pierre Rafarin a refusé d’abonder dans ce sens. Il aurait dit lui que la sanction électorale visait « le système » et donc aussi l’UMP. 2) CE QU’IL NE FALLAIT PRÉCISÉMENT PAS FAIRELe « Front de Gauche » s’allie à la liste PS à Avignon, pour faire barrage au « Front National. Les électeurs sanctionnent le PS, et le « Front de Gauche » lui se solidarise avec le PS. Voilà pourquoi précisément le FN progresse. Ceux qui voudraient protester par un vote de gauche ne le peuvent pas, l’opportunité ne leur en est pas offerte.C’est le pire piège dans lequel il ne faudrait pas tomber. Mais comme au municipales, les mêmes erreurs sont répétées pour les départementales. Valls « cocoricote » « Cette fois la gauche est réunie ». Oui, précisément et les électeurs français se sentent toujours plus floués. J’espère, comme au municipales que celà ne changera rien et que la sanction du deuxième tour confirmera et amplifiera celle du premier. Mais si ce n’étais pas le cas, je l’affirme, ils auraient grand tort de s’en réjouir quand même. Ce ne serait en effet que partie remise. Cette tactique de gens qui prétendent avoir ou vouloir des politiques si divergentes, et s’allient pour la sauvegarde de prétendus liens de famille, s’avérera fatale, après demain si ce n’est demain.3) TRAITRE, MENTEUR, SERVILE Et BELLIQUEUX, FRANCHIS HOLLANDE SERAIT-IL EN OUTRE IDIOT ?Ce n’est pas nous, nous ne nous permettrions pas pareille impertinence, ce sont les analystes politiques les plus « sérieux » qui soulèvent cette questionFrançois Hollande nous disent-ils était préparé à un revers électoral aux élections (municipales) départementales. Oui, bien sûr, vous savez, il connaît la règle, la tradition qui veut qu’à mi-mandat, etc. nous avons traité ce sujet avant-hier. Mais il a été surpris, ajoutent-ils, par le score du « Front National ». Le président de la République, un énarque, ne pouvait donc pas faire cette analyse simple que « la voix des sans voix » elle a faite dès avant son investiture « De nouveaux griefs cumulés, de nouvelles déceptions à l’endroit « de la Gauche » précipiteraient cette fois le FN au centre du jeu politique. »* et réitérée maintes fois depuis dans ces pages ? N’est-ce pas véritablement suggérer qu’il est idiot ?4) JE VOUS AI COMPRIS ! JE N’EN AI RIEN A « BATTRE ».Les équipes dirigeantes ne sont pas sourdes, elles entendent les messages des électeurs. Mais la réponse qu’elles leur font, sont rarement conformes à ce que ceux-ci seraient en droit d’attendre. Les élections municipales de mars 1983 « marquèrent l’inversion générale du rapport de force électoral. La droite reprit alors à la gauche toutes ses conquêtes des municipales de 1977. »*. Il y a donc trente ans exactement, François Mitterrand tirant à sa manière « les leçons » du premier tour de ce scrutin, disaient ceci ; « la politique engagée depuis le mois de mai1981 est-elle bonne pour la France ? Puisque j’en ai pris la responsabilité il m’appartient de vous répondre et je le ferai sans détour. Oui, cette politique est bonne… » Et, il ajoutait qu’elle serait maintenue. » * En peu de mots, je vous ai compris, je n’en ai rien « à battre », je continuerai sur ma lancée.Mais n’est-ce pas 30 ans plus tard, exactement ce que François Hollande vient de dire aux Français : « Le gouvernement doit tirer une leçon de ce scrutin municipal, celle de travailler au redressement du pays avec plus de rapidité, plus de force, plus de cohérence et de justice sociale », (Les Échos. 26 mars 2014)François Hollande a franchi cette fois un degré supplémentaire dans l’ignominie. Dès avant le début du scrutin il a affirmé qu’il n’en tiendrait aucun compte* Patrick Seignon, « Social-bonapartisme et classe ouvrière » pages 103 et 104.5) REMANIEMENT = RE… MANIEMENT. MANIEMENT = MANIPULATION = TRIPATOUILLAGE POLITICIENFrançois Hollande, nous dit-on, réfléchit à la réponse qu’il doit faire à la sanction électoraleOn entend des rumeurs de remaniement. Cette fois, pour sûr, ce ne seront pas que des rumeurs. Il y aura « un profond » remaniement ministériel, pour poursuivre le même cap, la même politique, comme nous venons de voir. Sous la Vème République, c’est ce à quoi ça sert un remaniement, à éluder le sujet, à faire diversion C’est donc avec un « tripatouillage politicien » que François Hollande entend répondre aux sidérales préoccupations et angoisses des français.6) LES DÉCALÉSLe parti Socialiste appelle à « la mobilisation nationale pour faire barrage au Front National ». Ne serait-il pas mieux avisé, s’il veut vraiment endiguer la progression du FN, d’ appeler le président de la république issu de ses rangs, et le gouvernement dit de « gauche », à changer leur politique de service des intérêts du capital et de la haute finance, pour une politique entièrement tournée vers la satisfaction des besoins populaires.Bon, à la Voie des sans Voix, bien sûr nous ne nous aviserions pas à en faire-de semblables par crainte de passer pour des benêts. Nous ne proposerions pas d’avantage aux électeurs censés de croire en de telles balivernes. La proposition que nous faisons s’adresse, démarche pédagogique, aux militants de la seule base du PS dont la conscience est en décalage total avec le ressenti populaire.7) « AUX URNES CITOYENS DE GAUCHE ! » »Pour faire barrage au FN. » Tel serait « l’appel » de David Assouline. Le mépris des électeurs et l’aveuglement politicien transpirent dans cette formule. Les électeurs de gauche vous ont sanctionné, parce que vous faites la même politique que la droite, vous êtes de ce fait bien mal qualifié pour en appeler à leur fibre identitaire. Agitant le chiffon rouge du « Front National » vous voudriez échapper au verdict. Gageons qu’ils vous feront payer cette impertinence, et que, si les électeurs que vous hélez ainsi, se rendent aux urnes ce sera pour faire battre au deuxième tour de ces (municipales) départementales, le plus grands nombre possible de listes du PS. (Mercredi 26 mars 2014.)LE CHANGEMENT ? C’EST POUR BIENTÔT !Le changement, un mot galvaudé ? Bien sûr. La politique, que l’on dit politicienne, galvaude et corrompt tout ce à quoi elle toucheDonc, disions-nous, le changement c’est pour bientôt. Mais tout d’abord, de quel changement voulons nous parler ? Pas bien entendu de celui qu’ont promis tour à tour François Mitterrand, Édouard Balladur, Jacques Chirac, Lionel Jospin, Sarkozy et Hollande. Pour ceux-là, le « changement’ c’est eux.« Changer Sarkozy pour Hollande c’est bien un changement, ce n’est pas trahir la langue Française que de le dire, mais c’est trahir les français que de donner à croire qu’il puisse s’agir du « changement » auquel ils aspirent, qui n’est d’ailleurs pas de la même nature pour tous, selon la classe sociale à laquelle ils appartiennent. Non le changement dont nous parlons nous, dont nous voulons vous entretenir aujourd’hui, est d’une toute autre nature. Non pas celui que décrète par le haut, comme un slogan de campagne électorale, un homme providentiel modelé dans l’argile « du système », mais celui que les Français – et tous les autres peuples d’ailleurs – doivent faire eux même en prenant collectivement leur destin en main.Le changement, avons-nous claironné en titre, est pour bientôt. N’est-ce pas faire preuve de trop d’optimisme, de trop de confiance en l’avenir ? Un tel changement aussi profond, alors même que nous sommes dans un marasme de plus en plus grand, alors que les Français sont dépités, démoralisés, est-il seulement envisageable ?J’entends déjà nos « polypoliticiens »* s’esclaffer, rouler dans leur bouche la phrase toute faite de leur langue de bois : « comment diantre, diront-ils, voulez-vous que les Français se prennent en charge eux-mêmes, alors que croît leur désintérêt pour la chose publique comme le démontre le taux d’abstention du premier tour des élections (municipales) départementales.L’argument parait imparable ! Il est faux, il relève de la sophistique.Certes parmi les Français qui se sont abstenus lors du premier tour des élections (municipales) départementales, il n’y a pas que ceux qui voulaient sanctionner le gouvernement et le président de la république, il y a ceux aussi qui se désintéressent de la chose publique. La sanction n’en est pas moins évidente. On ne peut la gommer en l’assimilant au désintérêt. D’autant qu’elle a pris plusieurs voies d’expressions, le vote blanc ou nul, le vote exprès pour l’adversaire capable de battre les listes que l’on veut sanctionner, le vote Front National, etc.Par ce vote sanction, les Français n’ont pas dit leur désintérêt pour les affaires publiques, au contraire. Ce qu’ils ont dit c’est leur colère contre le parti au pouvoir et plus généralement contre les partis politiques de gouvernement, et leur dépit à l’endroit du système de l’alternance et du bipartisme qui piège l’expression politique. Les Français n’ont pas supplié les dirigeants en place de « changer de politique », ils se sont mis en quête des moyens de sortir du piège. Et c’est ce qui présage d’une intrusion populaire imminente sur le terrain de la lutte politique directe.C’est pourquoi nous voulons croire que les Français auront à cœur de confirmer, voire d’amplifier, demain, lors du deuxième tour des élections (municipales) départementales, la sanction du premier tour. Nous ne pouvons que les y inviter. Il faut en effet gripper la machine institutionnelle pour la faire exploser et ainsi ouvrir la voie à de « nouveaux possibles ». Nous réitérons bien sûr ce même souhait pour le deuxième tour des départementales demain. (Samedi 29 mars 2014).20 HEURES, LE CRACHAT La plupart des commentateurs censés avait exprimé le vœu que François Hollande ne s’en tiendrait pas à un changement d’équipe, qu’il y aurait aussi un changement de cap.Or, le Président de la République change d’équipe et confirme le cap. Le pacte de responsabilité sera maintenu et même accéléré. « Il faut aider les entreprises car se sont-elles qui créent les emplois ». Ce seul positionnement constitue en soi une injure au bon sens et à la colère des Français, à l’heure où les entreprises déciment les emplois par milliers. Mais lorsqu’il nomme Manuel Valls à Matignon, ce n’est plus de simple insulte qu’il s’agit, mais de « glaviot ».L’intervention télévisée de François Hollande, à 20 heures ce soir est un véritable crachat à la face des électeurs mécontents. (Lundi 31 mars 2014).ARRÊTE TON CHAR BEN-HUR !Les électeurs du deuxième tour du scrutin municipal, n’ont pas voulu brouiller le message limpide du premier par « un sursaut électoral, comme disent « les spécialistes », qui eut permis aux responsables politique visés de « botter en touche ». Nous espérons très fort que les électeurs du deuxième tour des départementales adopteront la même conduite.Le message est donc cinglant : les électeurs sont fort mécontents, en colère, pourrait-on aviser même, contre le président de la République et le « parti au pouvoir » et de façon plus générale, contre le « système », c’est-à-dire le bipartisme l’alternance et tous les partis de gouvernement qui entrent dans ce moule.Le message est cinglant, est-il clair pour autant ? Bien sûr qu’il est, pour le commun des mortels. Mais pas tant que ça pour les politiciens véreux et félons dont l’art et la manière est de tout embrouiller, souiller, pervertir. Polluer l’eau limpide de l’expression populaire , c’est même à leur sens la première des exigences, afin de pouvoir, prétextant qu’ils ont compris et jurant leurs grands Dieux » qu’ils vont donner la réponse adéquate, aller exactement où ils veulent en se fichant des électeurs.L’opération d’embrouillaminis en ce cas, débute le jour même du scrutin, lors de la traditionnelle soirée électorale télévisée….. » (2 Avril 2014.)Nous pouvons dire par avance ce qu’elle sera, ce qu’en sera le tempo, au soir du deuxième tour des départementales. Elle consistera à interpréter le scrutin, non comme la sanction qu’il sera, quoiqu’il en soit, contre le système, mais comme « la grande victoire » « LA VAGUE BLEUE » de la droite républicaine Grand bien leur fasse ! Ils pervertissent et s’efforcent de masquer la réalité. Mais la réalité aura raison au bout du compte, car la réalité est la plus forte précisément parce que c’est la réalité. Samedi 28 mars 2015.

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