LA DICTATURE DES FOURBES Alerte dictature, avons-nous écrit avant-hier. Nous pensions alors surtout au diktat politique et moral que les lobbyistes Israéliens entendent imposer à l’opinion publique française (et au-delà). Mais voilà que l’actualité nous bouscule. La dictature fait également une intrusion remarquée « sous les ors de la République », dans le fonctionnement même des institutions et l’exercice du pouvoir. Hier après-midi, Manuel Valls, « grand démocrate vociférant »par devers soi a dégainé le « 49-3 ». Cet article de la constitution gaulliste, qui justifia pour une large part, en un temps bien ancien déjà, que François Mitterrand, alors dans l’opposition, la qualifia de « Coup d’État permanent ».Le gouvernement pose la question de confiance à l’Assemblée Nationale. Si elle veut faire barrage à l’action du gouvernement l’Assemblée n’a d’autre recours que de la lui refuser. Or la majorité au pouvoir rechigne à aller jusque-là, elle vote « la confiance » et du même coup la loi est réputée adoptée, sans vote.Et ce sont ces hommes-là qui pavoisaient il y a quelques jours à peine en tête d’une manifestation gigantesque, vantant les vertus de notre République, la liberté d’expression, la liberté de conscience, la démocratie. Se présentant eux-mêmes comme les champions et les gardiens de ces valeurs. Ces flagorneurs, plein la bouche des vertus de Marianne la traite en vérité comme « une trainée », ces fallacieux sont les violeurs qui abusent d’elle et insulte l’opinion publique. Il y a ceux-là, les Caligula modernes. Mais il y a les autres aussi, leurs faire valoir, leurs complices de facto, car ils n’ont pas assez de conviction ni de courage ni de détermination pour s’opposer à eux jusqu’au bout.Nous nous désolions déjà il y a quelques semaines (« Différence ou collusion ? La preuve et son contraire » – 17 9 2015) à propos de l’incohérence de ceux que l’on appelle « les frondeurs du PS » Le gouvernement Valls avait « posée là aussi la question de confiance » lors de la discussion sur « le pacte de responsabilité » auquel ils s’opposaient et qu’ils sauvèrent en définitive du naufrage parlementaire en « s’abstenant » plutôt que voter « non ». Or, nous y revoilà « bis repetita non placent ». Ils ne voteront pas, ont-ils déjà dit, la motion de censure qui pourrait renverser le gouvernement et stopper net sa politique néfaste aux couches populaires et laborieuses de notre pays. « Nous voulons que le gouvernement change de politique, mais nous le soutenons dans l’ensemble, nous ne voulons pas le renverser » se sont-ils justifiés. Or, Manuel Macron, invité du 20 heures de France 2 hier 17 février, l’a affirmé « le gouvernement continuera à réformer plus vite et plus fort », nulle intention de changer de cours. En toute logique les députés frondeurs en ce cas devraient dire stop, ça suffit ! Vous ne voulez rien entendre, vous ne voulez pas changer ? Alors on vous arrête ! Mais ils se « déballonnent » et préfère se coucher comme des lâches. Ces députés agissent et se comportent comme des « pleutres » Ils prétendent être opposés à la loi Macron, et se disposent véritablement à voter contre. Or le gouvernement les prive de vote et dégaine le « 49-3 ». Eux se ravisent et se couchent, laissant passer la loi néfaste dont ils ne voulaient pas et qu’il était en leur pouvoir de précipiter aux oubliettes avec le gouvernement Valls. Les français victimes des dispositions de la loi Macron apprécieront.Afin de prévenir le naufrage électoral prochain de la Gauche officielle, qu’ils subodorent sans peine, ces gens veulent démontrer « qu’il existe encore une vrais Gauche », c’est-à-dire eux, en qui l’électorat de gauche pourrait se retrouver ». Mais la conviction messieurs appelle la clarté. Vous ne pouvez construire une relève « à la gauche social-libérale décomplexée » avec des demi-mesures et la valse-hésitation qui vous caractérise. De la sorte, au-delà de votre périmètre traditionnel, vous ne pourrez gagner jamais que la défiance de l’électorat.Un point de satisfaction tout de même, « le Front de Gauche » lui a décidé d’en finir avec sa propre valse-hésitation, il a dit pour sa part qu’il voterait la motion de censure, faisant ainsi un pas supplémentaire dans le positionnement d’une véritable alternative de gauche à la gauche « social-libérale ». Bravo camarades, c’est ce qu’il faut faire.Mercredi 18 février 2915.
