LES DIVINITÉS DE LA DÉCADENCE

LES DIVINITÉS DE LA DÉCADENCE Des « femen » seins nus ont accueilli Dominique Strauss Kahn qui comparaissait aujourd’hui au Palais de justice de Lille dans le cadre de l’affaire dite « du Carlton ». Que venaient faire là ces furies ? Défendre la dignité des femmes ? Allons donc, elles les insultes en se livrant à des ballets obscènes, et des manifestations dégradantes. L’usage de la femme « objet » dans la publicité mercantile, qui a toujours suscité l’indignation et justifié maints combats a de tous temps été pourfendu par les mouvements féministes, Par quel non-sens deviendrait-il un instrument d’expression et de combat féministe ? Les femen ? Une tribu d’Érinyes qui a fait de la provocation et des attitudes insultantes et blasphématoires son moyen d’expression et d’action favori. Certes comme l’on dit à présent pour justifier son manque de courtoisie et son mépris des autres, c’est « la liberté d’expression » et « le blasphème » n’est pas judiciarisé en France. » C’est vrai, j’en conviens, et je m’en réjoui d’autant plus volontiers que je suis moi-même un grand blasphémateur par devers « Dieux ». Cela autorise-t-il pourtant quiconque à en abuser ? Pour ma part je blasphème en privé, sous la douche, en famille ou avec des amis sûrs. J’évite de le faire en présence de ceux qui pourraient se sentir offenser. Blasphémer exprès avec l’intention d’atteindre ceux que cela blesse, ce n’est plus seulement du blasphème, cela relève du domaine de l’agression, c’est de l’injure et de l’insulte. Nulle intention pour nous d’épargner DSK que nous avons abondamment assaisonné de notre verve dévastatrice depuis les débuts de l’affaire du « Sofitel de New-York ». Mais nous nous en sommes toujours tenus à des arguments fondés et dignes. L’injure et l’insulte sont réprimées par la loi. Je m’en fiche comme de ma première culotte. Ce n’est pas la rigueur de la loi qui m’interdira d’injurier quelqu’un qui se rendrait coupable à mon endroit d’un fait de nature à provoquer mon ire. Ce qui m’invite à la réserve, et je pense que c’est le cas pour la plupart des êtres humains, éduqués et policés, c’est le souci de ne pas blesser autrui, c’est le mal que ça fait à soi-même d’avoir humilié son prochain. Selon la jolie formule de Jacques Brel, je me préférerais lâche et plutôt qu’odieux ». Ce commandement de la raison me parait-être « un gendarme » suffisant pour contenir les excès de la majorité d’entre nous. C’est cet autocontrôle civilisationnel qu’ont perdu « les femen » et qui les met en marge de l’humanité. Et pour conclure, une question : De quel chaudron de sorcière sortent ces divinités de la décadence ? Mardi 10 février 2015.

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