APRÈS L’ÉMOTION, LÈVES TOI, FRANCE DE LA RAISON. Le 7 janvier, jour même de l’attaque contre « Charlie Hebdo », aux appels lancés par la « classe politique », nous avons immédiatement répondu « Union Nationale, Non ! ».Constatant que les conséquences redoutées par nous, de ce resserrement de l’opinion derrière le pouvoir politique, ne s’étaient pas fait attendre, nous notions le 15 Janvier (La France bafouée ) combien nous « étions fiers d’en avoir usé ainsi. Depuis les évènements ce sont multipliés qui justifient notre conduite. Nous les avons traités sur le ton du « pathos » « liberté pardonne leur, ils ne savent plus ce qu’ils font », de la gouaille « Humour et grincements de dents » sur celui du sarcasme « Un peu d’eau bénite dans le vin de la saoulerie officielle », ou dernièrement « Et si l’on faisait des camps de rééducation d’enfants ». Nous voilà contraints d’adopter maintenant le ton déclamatoire de l’exhortation. Nous avons appris hier les déboires dont est victime Jean-François Chazerans, professeur de philosophie au lycée Victor Hugo de Poitiers, suspendu 4 mois de l’éducation Nationale sous l’accusation « d’apologie du terrorisme ». Bien que nous ne soyons pas très édifiés sur les motivations invoquées par le rectorat, il semblerait que le reproche essentiel et véritable qui lui est fait est de ne pas avoir assisté à « la minute de silence » « obligatoire » au nom des « libertés » de conscience et d’expression. Procès multiples en comparution immédiates, qualification de la locution « Dieu est grand » (Allah Akbar » en arabe), « d’apologie du terrorisme », Interprétation des silences eux-mêmes ou de « l’abstention » comme des discours apologétiques, Enfant de huit ans convoqué au commissariat pour insoumission. Oh combien nos craintes été fondées en effet. Le temps est donc venu pour « l’autre France », fraternelle et pacifique, de se reprendre et de se manifester. C’est cette France-là, portée par la raison et non la précédente enflée par l’émotion, qui est porteuse des véritables valeurs de liberté et de tolérances. Elle doit se lever à son tour et exiger L’arrêt de toutes les poursuites injustifiées pour « apologie du terrorisme », l’arrêt des poursuites contre le père de l’enfant de 8 ans incriminé, la réintégration immédiate de Jean François Chazerans à son poste d’enseignant Patrick Seignon. « lavoiedessansvoix.fr » Dimanche 1er février 2015.
