ET SI L’ON FAISAIT « DES CAMPS DE REEDUCATION D’ENFANTS » ?

ET SI L’ON FAISAIT « DES CAMPS DE REEDUCATION D’ENFANTS » ? Certes, ça se passe à Nice, ville gouvernée par Christian Estrosi, des caméras partout, la paranoïa sécuritaire, un petit coin de république autoritaire. Je sais il ne faut pas généraliser, tous les Niçois ne sont pas à mettre à la même enseigne « Dieu merci ». Ceux qui ont du « bien » ils sont nombreux tout de même en ce lieu, veillent jalousement dessus et regardent avec suspicion toute la misère du monde qui les agresse. Un terreau favorable pour ce genre de fait. Mais le terreau régional n’explique pas tout. Il a été arrosé et nourrit par l’Hystérie Nationale Quand la célébration de la liberté d’expression commence par une minute de silence « obligatoire » à laquelle il est interdit de déroger au risque de s’attirer les foudres de la République, n’y-a-t-il pas là un malentendu ? Quel crédit peut avoir l’enseignant qui plaide la liberté de conscience dans l’instant où il interdit à un enfant de manifester la sienne ? Et la question n’est pas de savoir où l’enfant a péché cette disposition d’esprit, dans le cercle familial ou sur la toile, ou peut-être, pourquoi pas, dans sa prédisposition précoce à la contestation des manifestations d’absolutisme. La question est que l’on ne vient pas à bout des consciences par des attitudes autoritaires et des mesures coercitives. L’enfant ne voulait pas respecter la minute de silence ? Le maitre devait lui demander de s’écarter afin de laisser les autres se recueillir sereinement. Puis la minute de silence terminée et l’élève récalcitrant revenu, il lui était gré de rebondir là-dessus afin de susciter une réflexion collective, sur l’évènement, l’émotion qu’il suscite, l’hommage aux victimes, la liberté de conscience, la liberté d’expression, la liberté de la presse, ou que sais-je encore. Le père qui était venu une première fois à l’école s’excuser pour son enfant, est revenu ultérieurement, en colère ? C’est à cette raison que madame la Ministre de l’Éducation Nationale entend justifier le positionnement du directeur de l’école qui a la suite de cela a porté plainte « contre le père », précise-t-elle. Mais que s’est-il passé dans l’intervalle ? Le directeur ne s’est pas contenté des excuses du père, il a trainé l’enfant de classe en classe en l’obligeant à s’excuser. Eh bien je comprends et je justifie l’ire du père. Et l’enseignant avant de porter plainte eut été bien avisé de se livrer à l’examen critique de sa propre conduite. Je fus témoin tout jeune d’un fait révoltant qui se produisit dans une colonie de vacances. Un enfant de six ans s’était lâché dans sa culotte. Les « cheftaines » étaient excédées, et on incline à les comprendre. Mais leur gestion du problème n’en fut pas moins condamnable. Elles mirent une grande bassine d’eau au milieu de la cours que délimitaient les bâtiments, dévêtirent le gosse, le plantèrent là, tout nu dans la bassine avec un savon et l’injonction de se laver sous les risées et les sarcasmes d’une cinquantaine de petites filles et garçons de son âge ou un peu plus. Rien à voir me direz-vous ? Ce sont des faits de nature totalement différente ? Les faits peut-être, la réaction des adultes pas tellement. On n’humilie pas un enfant monsieur le directeur ! Et je vous le dit tout net, si vous n’étiez protégé par l’Hystérie collective entretenue par nos pouvoirs publics eux-mêmes, c’est une « mise à pied » immédiate qui eut-été le juste salaire de votre comportement. Vous vous êtes signalé non comme un éducateur mais comme un « capo ». Si le climat délétère qui s’est emparé de nos pouvoirs publics se prolonge, peut-être en viendra-t-on, dans les prochains mois, à ouvrir des camps de rééducation infantile, vous pourriez alors vous recycler comme « commandant » de l’un de ceux-ci. L’enseignant nous dit Madame Najat Vallaud-Belkacem, avait porté plainte contre le père, pas contre l’enfant. Les policiers ont convoqué au commissariat, le père avec l’enfant. Voilà ce qui suscite une vive émotion « dans le Landerneau ». Et là, les policiers s’excusent à leur tour : « s’était une erreur ». Pensent-ils s’en sortir à si bon compte ? L’interpellation de la petite Léonarda dans un bus lors d’une sortie scolaire était aussi une « maladresse » nous avait-on dit. Mais y avez-vous songé messieurs dames les maitres policiers et Ministre : « Il y a des erreurs qui n’en sont pas moins criminelles. » Vendredi 30 janvier 2015.

Please follow and like us:
0
Tweet 20
Pin Share20

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

YouTube
LinkedIn
Share
Instagram
Retour en haut