EXHORTATION A L’ADRESSE DES PEUPLES DE LA FÉDÉRATION DE RUSSIE

EXHORTATION A L’ADRESSE DES PEUPLES DE LA FÉDÉRATION DE RUSSIE Nous avons écrit, le 4 décembre. que « les sanctions occidentales avaient pour effet véritable de propulser la Russie comme « chef de file de la contestation du leadership américain, et d’agréger autour d’elle tous ceux qui ne veulent pas d’un monde unipolaire. ». Et nous le maintenons. Contrairement à ce que disent les dirigeants et les médias occidentaux, la crise financière en Russie n’est en rien la conséquence des sanctions. C’est celle d’une autre guerre économique, non déclarée celle-là, celle du dumping pétrolier. Nous n’étions pas dupes, et avions anticipé l’évènement puisque dans le même article, déjà cité plus haut, nous écrivions également : « Mais le nœud coulant par lequel les impérialistes occidentaux entendent venir à bout des prétentions de la Russie à la restauration de sa puissance, est celui des revenus du pétrole et du Gaz. Alors que depuis une décennie on nous assommait de commentaires et d’études savantes sur la raréfaction des ressources pétrolières et l’inévitable renchérissement du prix de l’énergie qui devait s’en suivre, voilà-t-il pas que les prix du gaz et des produits pétroliers se sont mis à chuter ces dernières semaines, et cela alors même que la dégradation de la situation au Moyen-Orient, fait peser une lourde hypothèque sur la sécurité des approvisionnements. C’est qu’en vérité le club des pays impérialistes Occidentaux et leurs alliés, les monarchies arabes, se livrent à une politique de dumping pétrolier, afin de mettre, pensent-ils, la Russie à genoux, comme ils le firent jadis avec l’Irak.» (A propos de l’isolement prétendu de la Russie ») Ah ! Qu’ils sont fiers dans l’instant de leur pouvoir de nuisance, qu’ils sont contents, nos satrapes occidentaux des maux qu’ils répandent sur la terre, et de ceux particulièrement qu’ils infligent à la Russie. Ah ! Mes amis citoyens de la Fédération de Russie, si vous les entendiez roucouler de plaisir et se rengorger. A défaut de venir à bout de « la crise » qui les frappes, du chômage massif et de la misère qui frappent leurs peuples, ils ont réussi à « foutre la zizanie en Russie », à provoquer la crise financière, laquelle, ils l’espèrent, dès lors à haute voix, engendrera des troubles sociaux et fera tomber Poutine. Poutine, leur bête noire, parce qu’il refuse de transformer la « Russie éternelle » en simple féal de l’impérialisme occidental, a dit hier démontrant la grande clarté de ses vues et sa parfaite maitrise des choses : « nos partenaires ont décidé qu’ils étaient un empire et les autres, leur s féaux » Ils rêvent en effet à haute voix messieurs les impérialistes. Ils rêvent d’une Russie éclatée et servile. Mais ne seraient-ils pas avisés de méditer la suggestion historique que nous leur soumettons : Qui d’autre que la Russie vint à bout des rêves impériaux de Napoléon Bonaparte ? Qui d’autre que la Russie brisa les rêves impériaux de l’Allemagne Hitlérienne ? Qui d’autre que la Russie est en mesure de mettre en échec la prétention des USA à l’hégémonie planétaire? Vous avez lieu, amis de « toutes les Russies » d’être fiers de votre Histoire. N’est-ce pas vous qui avez brisé les rêves du tyran venu de France et plus tard ceux du tyran venu de Germanie ? N’est-ce pas vous qui avez, au sortir de la première guerre mondiale, à l’heure où le destin naturel de la Russie semblait écrit dans les tablettes de l’Histoire, de devenir une colonie Occidentale, su renverser l’ordre des choses, et par la vertu de la révolution bolchévique faire de l’ancien empire des tsars une puissance mondiale respectée. Vos peuples ont eu l’insigne honneur de faire au début du 20ème siècle, la plus grande des révolutions de l’histoire de l’humanité. La plus grande car elle ne limita pas son action aux sphères politiques et juridiques de l’organisation sociale, mais bouleversa le statut de la propriété c’est à dire l’organisation sociale elle-même. La plus grande car elle bouta la valeur argent de son piédestal pour y ériger la « valeur travail ». Certes celles-ci n’a pas tenue toutes ses promesses. Mais, amis Russes, la révolution Française, dévoyée dans l’Empire et la restauration les avaient-elle tenues ses promesses ? Qu’était-ce donc « l’égalité » entre les maitres de mines et les mineurs qui descendaient au fond, 12 heures par jour, femmes et enfants compris, pour des salaires misérables ? Qu’était-ce « La liberté » pour des hommes et des femmes que la troupe massacrait sitôt qu’ils s’avisaient de s’organiser en syndicats ou de faire grève pour faire valoir leurs droits humains ? Qu’était-ce la « liberté » des esclaves de Saint-Domingue et d’ailleurs, des peuples coloniaux tenus en servitude ? Qu’était-ce la « fraternité » entre les bourgeois et celles qu’ils nommaient « les classes dangereuses » entre les communards et les versaillais, entre les poilus de 14 et les officiers qui les exécutaient quand ils refusaient d’aller au combat ? Pourtant, voyez un peu combien, deux siècles après, nous autres Français sommes fiers encore et attachés à l’héritage de celle que nous avons appelée « notre grande révolution », laquelle, malgré les restaurations, déboires, humiliations insultes et reniements a délivré un message planétaire, de liberté, d’égalité juridique, de droits fondamentaux des hommes et des nations, dont l’actualité ne s’est jamais démentie. Peuples de Russie, votre révolution, isolée, insultée, attaquée de toute part, ostracisée, n’a pas tenu toutes ses promesses, n’en devez-vous pas moins vous réapproprier votre histoire et la revendiquer, être fiers de celle-ci ? Napoléon, les puissances de l’entente, Hitler, « la guerre froide », à présent l’impérialisme anglo-américains et ses supplétifs Français, ont voulu hier et veulent à présent vassaliser la Russie. Voilà, depuis avant la lettre même, un vieux rêve récurrent de l’impérialisme occidental Alors, quand tomba le mur de Berlin, quand s’effondra « le pacte de Varsovie », et quand éclata l’URSS, aux temps où Michaël Gorbatchev et Boris Eltsine liquidaient l’Empire des Tsars, vendaient à l’encan l’héritage de la révolution et de l’Union Soviétique, les affidés de l’impérialisme riaient sous cape. Ils avaient disaient-ils gagné « la guerre froide ». Les USA étaient le grand vainqueur et restait la seule puissance d’ordre planétaire. Sous son égide ils allaient réorganiser « un nouvel ordre mondial ». Ils étaient victorieux, mais non pas du seul communisme, celui-ci avait été surtout vaincu, mis aux fers et humilié, il y a belle lurette, par la réaction stalinienne, mais victorieux de « la Russie éternelle » cet « Empire du froid » qui était un obstacle majeur à la réalisation des rêves hégémoniques de « l’Empire d’Occident ». « L’Empire Russe », ils s’y voyaient déjà, ils allaient le dissoudre, le disséquer, le tailler en pièces, comme ils en disposaient en ce temps avec la Tchécoslovaquie ou de la Yougoslavie. Ils possédaient la proie, ils saisissaient leur rêve historique. Avaient-ils, chasseurs impudents, trop tôt vendue la peau de l’ours ? Vous imaginez à cet éclairage, ce que fut leur désappointement et comment celui-ci a nourrit leur colère et leur hargne, quand sous la direction de Vladimir Poutine, la Russie se ressaisit et voulu renouer fièrement avec son glorieux passé et sa puissance regrettée. Les impérialistes occidentaux se sentirent lésés, dépossédés de la grande et totale victoire qu’ils croyaient déjà tenir. Vos peuples, votre nation, la grande Russie qui fut quelque fois appelée « la Russie éternelle », a connu dans sa riche histoire bien des épreuves, des drames et des humiliations, dont elle s’est toujours fièrement relevée, bien souvent avec de terribles sacrifices. Nous ne doutons pas qu’elle saura faire face avec succès à la nouvelle volonté de l’impérialisme occidental de lui faire plier genoux jusqu’à terre. Vous en viendrez à bout « amis de toutes les Russies » et nous serons fiers de vous une nouvelle fois, et les peuples de la terre vous saurons gré de les avoir soustrait à la mainmise totalitaire de l’impérialisme US, de leur avoir épargné la domination de cette civilisation dégénérée, où le fric règne en maitre, où tout est « marchandisé », l’amour, l’amitié, l’information, l’art, et à présent la gestation, l’enfantement et les enfants eux-mêmes. Vendredi 19 décembre 2014.

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