AFFAIRE JOUYET FILLON, D’OÙ VIENT LE COUP ?

AFFAIRE JOUYET/FILLON, D’OÙ VIENT LE COUP ? Il est possible que François Fillon est tenu les propos dont fait état Jean-Pierre Jouyet. Il est tout aussi possible qu’il ne les ait pas tenus. « L’affaire », dans le cas présent, ne commence pas tant avec les intentions malveillantes supposées et tout à fait possibles de François Fillon à l’endroit de Nicolas Sarkozy, elle commence avec les confidences de Jean-Pierre Jouyet aux deux journalistes du Monde. A supposer que François Fillon est véritablement émises les doléances que lui prête son ancien collaborateur, il va de soi que celles-ci n’avaient pas vocation à être divulguées. Les divulguer, s’était en parfaite conscience vouloir porter un coup fatal à l’entreprise présidentielle de l’ancien premier ministre. En s’épanchant, tel qu’il l’a apparemment fait, dans les oreilles des journalistes Jean-Pierre Jouyet endossait, sauf à souffrir d’un handicap mental, en parfaite conscience, le costume du « tueur ». A-t-il lui-même des raisons qui lui sont propres de vouloir perde François Fillon, gardait-il des rancœurs enfouies, a-t-il une revanche à prendre ? Tueur oui, mais tueur à gages en ce cas. Car il est fort douteux que ce « Ravaillac de salon » est porté le coup de poignard de son propre fait et pour ses propres intérêts. Il est bien plus probable qu’il ait agi pour le service d’un tiers, qu’il est été animé par d’autres qui ont des raisons sérieuses, que l’on devine, de vouloir neutraliser « le Sartois ». Mais dès lors admet-on que « Jouyet/Ravaillac » a voulu « tué » Fillon, l’authenticité des propos et la réalité des doléances qu’il prête à celui-ci, n’ont plus la moindre importance. Instrumentalisant une rencontre certes « surprenante » dans le contexte, il peut, s’être limité à dévoiler le contenu d’une conversation qui ne devait pas l’être, ou, tout aussi bien, si cela lui paraissait nécessaire, avoir échafaudée lui-même « la cabale ». Un « contrat » a été mis sur la tête de François Fillon dont Jean-Pierre Jouyet est l’exécuteur. Mais qui en est le commanditaire ? Dans la guerre ouverte à l’UMP pour l’investiture aux élections présidentielles de 2017, deux prétendants déclarés peuvent vouloir éliminer cet adversaire : Sarkozy ou Juppé. Alors, qui des deux ? Bien sûr nous ne le savons guère. Mais quelques similitudes que nous relevons avec l’affaire Clearstream » nous inclinerait à tourner nos regards vers qui vous imaginez. Cet embrouillamini lui ressemble. Dans l’affaire « Clearstream » des acteurs de l’ombre mettaient en cause l’intégrité de plusieurs personnalités dont Nicolas Sarkozy en révélant la présence de leurs noms dans une liste de « tripatouilleurs » financiers. Il va de soi, s’agissant de personnalités politiques en vue, dont un membre imminent du gouvernement, que les plus hautes instances politiques du pays se devaient d’enquêter, de tirer l’affaire au clair. Or, ce que l’on croyait « l’affaire », la mise en cause de Nicolas Sarkozy, et quelques autres, n’était pas « l’affaire’ véritable. Il s’agissait d’une cabale pour piéger Dominique de Villepin. L’affaire véritable devint vite l’enquête diligentée par celui-ci. Sarkozy s’appliqua alors à mettre en scène sa propre « victimisation ». La liste se révélait fausse, dès lors De Villepin fut soupçonné d’avoir lui-même monté toute l’opération pour faire tomber Sarkozy. Un coup à trois bandes. « Victime » Sarkozy s’attirait les sympathies alors que l’opprobre retombait droit sur la personne de Dominique de Villepin mettant fin à ses ambitions présidentielles. L’actuelle affaire Jouyet/Fillon, présente des similitudes troublantes avec la précédente. Il s’agit là aussi d’un coup à trois bandes. L’homme de l’ombre c’est «Jean-Pierre Jouyet, la révélation ne tient pas dans une liste trafiquée mais dans un entretien bidouillé. La cible officiellement visée est encore une fois, pauvre et sempiternelle victime, Nicolas Sarkozy, mais c’est François Fillon qui se retrouve en position d’accusé. Oui je sais, des proches de Sarko sont intervenus pour « défendre Fillon » et accabler Jouyet. Cela ne leur coûte guère, le mal est fait et leurs manières de « défense » n’y peuvent rien changer. Ce n’est que tactique, comme pour dire très fort : « ce n’est pas nous », tant ils pressentent qu’ils ne pourront éviter que l’opinion publique pense le contraire. Jeudi 13 novembre 2014

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