USA, UNE DÉMOCRATIE DE BLONDE Que toutes les femmes blondes de la planète veuillent bien m’excuser si je sacrifie ici à cette tradition humoristique à laquelle je ne donne par ailleurs aucun crédit, qui prétend que « la blonde » est l’archétype de l’idiote. Il faut bien rire un peu non ? Bon, en France, pays de la liberté, de la libre pensée et de « la gouaille » on nous a déjà récemment interdit de rire des juifs des homos, des quenelles et des handicapés. Les Belges, et les arabes ça va, on peut, mais combien de temps encore cet humour « discriminogène » sera-t-il toléré ? Alors il nous reste les blondes pour détendre nos zygomatiques crispés par la contrariété et la colère. Les blondes et leur sœur ainée : la « démocratie américaine » Ca y est, la magie Obama a fini d’opérer. Fini la résurgence du rêve américain, le premier Président noir des États-Unis s’est révélé n’être qu’un président des États-Unis dans la longue lignée des présidents des États-Unis. Les élections de mi-mandat qui viennent d’avoir lieu en ont scellé le sort. 1953 : las de la prestation au pouvoir du démocrate Harry S Truman les Américains élisent le Républicain Dwight D Eisenhower. 1961 : Fatigué du républicain ils élisent le démocrate John F Kennedy. Assassiné en 1963 celui-ci est remplacé par son vice-président, Lyndon B Johnson qui finira son mandat et aura l’insigne honneur d’en faire un à son nom propre. Soit deux mandats démocrates. 1969 : excédés par la politique anti-raciale de celui-ci et surtout par l’escalade militaire au Viet Nam, les électeurs américains désignent le républicain Richard B Nixon. Watergate, Nixon doit démissionner. 1974 : Gérald Ford son Vice-président, républicain, fera à la place de celui-ci, le second mandat que Nixon est dès-lors dans l’impossibilité de faire. 1977 : c’est le démocrate Jimmy Carter qui relève le républicain. Exception à la règle, celui-là ne fera qu’un mandat.1981 il est remplacé par le républicain Donald Reagan. Qui fera ses deux mandats traditionnels. 1989 nouvelle exception. Après deux mandats républicains c’est Georges H Bush qui succède à D Reagan. Mais il ne fera qu’un mandat. 1993, après donc 12 années, soit trois mandat républicains, c’est le démocrate Bill Clinton qui est élu. Deux mandats, et il est remplacé sans surprise 2001, par le républicain, il va de soi, Georges W Bush qui fera lui aussi, malgré sa terrible inaptitude, ses deux mandats traditionnels. 2009, bien sûr, c’est un démocrate qui doit lui succéder : Barak Obama. Ah, une surprise tout de même, celui-ci est « noir » c’est le premier. Je crois que c’est Jacques Duclos qui parlant des « gauchistes » en France avait dit qu’ils étaient « comme les radis, rouges en dehors et blanc en dedans ». Barak lui, sa politique impérialiste le prouvera, était comme les radis d’hiver, noir en dehors, blanc en dedans. L’alternance fonctionne bien aux États-Unis, avec la sidérante régularité de coucou. Le mandat officiel du Président est de quatre ans, mais la durée traditionnelle de son exercice est de huit, deux mandats. Et au terme de cette durée il est obligatoirement remplacé par un républicain s’il était démocrate, par un démocrate s’il était républicain. Les seules exceptions sur la durée sont induites par des circonstances for exceptionnelles : guerre mondiale, assassinat, démission forcée. Les seules exceptions sur l’ordre de succession – démocrate républicain et inversement – se produisent lorsque le sortant, assassiné ou démissionnaire, n’a pas fini son propre doublet de mandats. Dans ces conditions pas besoin d’être la Pythie, pas besoin de jeu de tarot ni de marc de café, pas même besoin d’être prophète ou grand-clerc, ni « expert politologue » pour savoir ce qui adviendra en 2017 : Un républicain sera élu à la présidence des USA. Pouvez-t-on imaginer une « démocratie plus idiote ? Élire tous les 8 ans le représentant du parti que l’on a viré 8 ans plus tôt ? Bon, ne soyez pas vexés amis américains, au bout du compte, je vais vous dire, vous n’avez vraiment pas lieu d’être offensés par ma gouaille. Nous autres français sommes logés à la même enseigne depuis que le Général De Gaulle en 1963 a fait adopter par référendum le principe de l’élection du Président de la république au suffrage universel, et surtout depuis ce temps où, en 1981, « l’alternance politique est devenue la règle de fonctionnement de notre propre « démocratie de blonde ». Nos nations sont comparables à des bateaux qui naviguent droit dans le vent. Il faut virer de bord régulièrement pour maintenir le cap, toujours le même en vérité. La voilure un coup à bâbord, un coup à tribord et ainsi de suite. La constitution américaine a instauré ce système dès les origines de votre république, aussi pratiquez-vous avec maestria cet art de la navigation. N’êtes-vous pas les champions de la régate ? Nous sommes moins habiles, il nous arrive encore de prendre le baume dans la tête. Mais nous avons fait bien du chemin dans « la régression politique » Notre démocratie dite moderne est à peu près aussi idiote que la vôtre, et c’est promis, nous allons vous battre bientôt. Vendredi 7 octobre 2014.
