PROFESSIONS RÉGLEMENTÉES : LE SUBTERFUGE Salariés mal payés et de plus en plus réduits aux petits boulots, aux CDD,, agriculteurs aux abois, familles inquiètes, chômage endémique, croissance zéro, record de la dette publique, pression fiscale intolérable, poursuite de la désindustrialisation, politique extérieure agressive qui accroit le danger de la France. Les sujets d’angoisses et de mécontentements sont multiples et nombreuses les professions et couches de la population touchées. Cela ne suffisait-il pas, fallait-il vraiment que L’exécutif français s’attire maintenant les foudres des professions libérales « dites réglementées » ? La compétitivité des entreprises qui est la priorité du gouvernement, ce n’est rien autre que la baisses de tous les éléments qui constituent le revenus salarial : salaires, prestations sociales et familiales, etc. Or, il y a deux types d’instruments pour faire baisser les salaires. 1) La réduction directe des salaires et des charges (par la pression du chômage, les délocalisations, le chantage patronal à la cessation d’activité, la réglementation coercitive du chômage, les lois et décrets, anti sociaux etc… 2) La baisse de la « valeur » du salaire. C’est-à-dire celle de la valeur des marchandises et services qui constituent l’essentiel de la « consommation des ménages » comme ils disent. L’attaque contre les revenus des professions libérales est de cet ordre. Ne l’ont-ils pas d’ailleurs clairement exprimé : « rendre du pouvoir d’achat aux français ». Non, bien sûr, en faisant croitre le pouvoir d’achat des salaires, incompatible avec les objectifs de compétitivité, mais en faisant baisser les prix de certains services et prestations De plus ce stratagème a un autre avantage, en matière de « Communication ». Les gens modestes se disent que se sont toujours eux « les payeurs », que les riches sont épargnés. Or, les notaires les avocats, les dentistes les pharmaciens et les Taxis, aux yeux des gens modestes, ne sont-ce pas déjà des riches ? Les autres, les vrais riches, ceux qui ne tirent leurs revenus d’aucun travail, mais seulement de leurs capitaux, titres et actions, le sont tellement et sont si inaccessibles qu’ils échappent à l’entendement et à la vigilance des « pauvres ». François Hollande, c’était un lendemain de fête, avait dit que la finance était son adversaire. Qui lui reprochera de s’être dédit ? Voyez, il s’attaque « aux riches ». Cette « bourrade » du pouvoir politique contre les professions réglementées a des allures de subterfuge. L’objectif c’est de réduire la part des revenus salariaux dans le partage de la richesse produite afin de faire croitre le revenu du capital. C’est ce que l’on appelle « amélioration de la compétitivité, alors tout est bon, pour éluder le seul vrai problème qui vaille, celui du partage de la richesse entre travail et capital. eudi 2 octobre 2014
