« LIBERTÉS LIBERTÉS CHÉRIES »

« LIBERTÉS LIBERTÉS CHÉRIES » « Les libertés » pour « les autoproclamés démocrates modernes » ne seraient-elles que des effets d’annonces sans suites et sans conséquences, ne serait-ce que de la « Com » rien que de la « Com ». Au plus dispensent-ils de libertés vrais ou fausses au plus en vérité il les restreigne. Au plus la chape de plomb du dirigisme s’abat sur les citoyens qui suffoquent. Ainsi nous a-t-on distraits plusieurs mois avec la prétendue liberté nouvelle « du mariage pour tous ». Mais pourquoi donc, parce qu’il devient « accessible à tous », le mariage qui est une aliénation sociale se métamorphoserait-il en ‘liberté ». Or voilà que pendant trente ou quarante ans, à l’instar de l’abolition de la peine de mort pour François Mitterrand, cette fable sera la preuve unique et tellement désuète, que la présidence ultra-libérale de François Hollande fut tout de même « bien de gauche ». Pourtant, même dans le domaine des libertés publiques et individuelles, le quinquennat en cours est une véritable calamité. Les dernières heures viennent de nous en administrer deux preuves supplémentaires. 1) Ainsi a-t-on entendu édicter l’interdiction de fumer dans SA voiture en présence d’un enfant de moins de dix ans. Oh, certes, des médecins, des responsables de la santé publique vous diront tout le bien qu’ils pensent de cette mesure. Sauf ! Sauf que « la voiture » pour autant que nous sachions est un espace privée. L’application d’une telle mesure suppose donc l’immixtion de l’autorité publique dans notre espace privé. Pourquoi pas dans votre appartement ? L’autorité publique est à la porte de votre domicile elle ne tardera plus de s’y introduire, et pourquoi pas dans votre chambre à coucher ? 2). Les « créateurs de libertés nouvelles » et de « progrès social en trompe l’œil » nous avaient allumés avec « l’égalité homme femmes » et « la parité ». Il n’y avait pas de raison que les papas ne puissent pas eux aussi prétendre lors d’une naissance à un congé de « maternité ». Que les pères bénéficient d’un congé qui ne remettait pas en cause les droits de la mère, cela pouvait sans nul doute être apprécié, bien que ce soit une arnaque, comme « une avancée sociale » S’était une arnaque en effet. De la même nature que le mariage pour tous, car fondé sur des « attendus » biaisés. I Il n’y a pas quoique en disent certains illuminés, d’égalité entre hommes et femmes en la matière mais des différences incontournables et salutaires, car elles fondent « l’amativité » sexuelle et la reproduction. De même que la « théorie du genre » si elle explique certains tabous et aprioris sociaux n’annule en aucun cas les différences comportementales irréductibles entre les sexes. Le congé maternité se fondait, non sur la naissance mais sur la grossesse l’allaitement et les premiers soins du nourrisson. S’il arrive que le père fasse « un baby-blues » à l’annonce d’une naissance, ni il ne porte ni il n’allaite, et quoique sa sollicitude et sa disponibilité à l’égard de la mère et de l’enfant soit souhaitable, il est préférable que les premiers soins aux nourrissons soient dispensés par la mère. Dès lors donc que l’on attribuait aux pères des droits sociaux non vraiment fondés sur des réalités physiques et physiologiques, il fallait s’attendre, à plus ou moins long terme à ce que cela tourne à la farce Le temps moral écoulé entre la création du « congé paternité » sous le gouvernement Jospin en 2002, à l’initiative de Ségolène Royal, et la réduction de moitié du congés parental pères/mères en 2014, est de nature à le faire oublier, mais si l’on regarde l’opération avec le recul nécessaire et dans sa globalité, cela revient en vérité à faire subir et payer le congé parental des pères par les mères. Ces explications données, est-ce que la qualification d’arnaque vous parait trop forte pour fustiger cette manipulation honteuse ? Or, l’équipe actuelle qui exerce le pouvoir ne s’est pas limitée à cela. Elle a cru bon en outre d’agrémenter la mesure de dispositions liberticides. Il lui fallait brouiller les cartes pour égarer la critique de cette mesure terriblement rétrograde. La réduction de moitié du congé parental ne pouvait apparaitre de facto que comme la reprise des droits qui avaient été accordés aux pères. Et les premiers commentaires l’interprétaient ainsi : Les pères allaient renoncer à exiger leurs droits. N’était-ce pas remettre en cause « l’égalité homme femme » qu’ils avaient invoquée précédemment, et auquel ils tiennent tant. Alors, afin de rétablir l’équilibre ils ont assortie la mesure d’une obligation « de partage » du congé réduit, sans se rendre compte que cela revenait en vérité à faire payer, comme nous l’avons dit, le congé parental des pères par les mères. Obligation de partage du congé parental. Une autre immixtion intolérable dans la vie des couples qui ne sont même plus libres de disposer de ce congé au mieux de leurs besoins et de leurs intérêts. Mardi 30 septembre 2014.

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