LE COUP TORDU L’OPÉRATION MILITAIRE AMÉRICAINE CONTRE LA SYRIE A COMMENCÉE

LE COUP TORDU*L’OPÉRATION MILITAIRE AMÉRICAINE CONTRE LA SYRIE A COMMENCÉ Prétextant la nécessité de détruire le monstre qu’ils ont eux-mêmes engendré, les USA se sont cette fois totalement affranchis de toutes considération de légalité internationale et des » tracasseries administratives de l’ONU ».L’État Islamiste au Levant, est une créature diabolique de l’Occident (USA, France, Royaume-Uni, Israël, et des monarchies arabes réactionnaires : Qatar, Arabie Saoudite, Jordanie) tout exprès conçu pour conduire la guerre des alliés occidentaux et arabes contre le régime Baasiste syrien. C’est pourquoi il a d’abord pris naissance et racines en Syrie où il contrôle des portions de territoire qui échappent conséquemment à l’autorité légale de l’Etat syrien. De là il s’est étendu récemment à des portions du territoire Irakien. Il ne fait guère de doute qu’il aurait pu exister, avec l’assentiment de l’Occident et de ses alliés arabes, et se maintenir dans un Irak partitionné en trois Etats confessionnels : Chiite, Kurde et Sunnite, s’ils ne s’étaient avisés de se livrer aux exactions que l’on sait contre les catholiques et les Yazidis. Épisode d’un éclairage violent qui dévoilait la réalité de ce qu’étaient vraiment les alliés militaires de terrain de l’Occident en Syrie, et de ce qui serait advenue de la Syrie multiconfessionnelle et Laïque, si ces chiens de guerre étaient parvenus à leurs fins. Trois choses ont déterminé les USA à décider d’exécuter leur progéniture monstrueuse. 1) D’abord des questions d’Images et de « Com ». Il devenait impossible de ménager cet allié encombrant, impossible de justifier la poursuite de la lutte contre Bachar Al Assad en alliance avec de telles légions. 2) Ensuite la pression de l’Église qui a sommé les chefs d’Etats du trio impérialiste occidental de voler au secours des chrétiens. 3) Enfin des considérations tactiques de terrain. En prenant le contrôle des portions des territoires Syriens et Irakiens, où l’on sait, appuyé au demeurant à la frontière turque et contrôlant de plus une bonne partie de la production pétrolière de ces pays, l’EI, a constitué cette fameuse zone tampon dont rêvaient les stratèges occidentaux, privant de plus le régime Syrien d’une partie de son poumon économique, ‘le nerf de la guerre ». Quand, dédaignant l’ONU, Barak Obama en a appelé à la constitution d’une coalition internationale pour lutter contre l’EI, il a tout de suite précisé qu’il poursuivrait « cette organisation terroriste » où qu’elle se trouve, en Irak comme en Syrie. Il a dit aussi qu’il n’enverrait pas « de troupes au sol » Les peshmergas » (combattants Kurdes) et l’armée Irakienne sous contrôle chiite) étant censé reprendre possession des territoires dont seraient chassés les combattants de l’EI. Mais si l’Amérique a l’intention de poursuivre et de réduire l’EI jusqu’en Syrie, les portions du territoire syrien dont sera chassée l’EI seront-elles rendues à l’autorité légale de l’État syrien ? Auquel cas, les Américains deviendraient de facto, les alliés d’Assad. Chacun a compris que cela était exclu. C’est pourquoi, dès l’origine, Barak Obama a précisé qu’il entendait aider et armer « l’opposition démocratique syrienne ». Ce serait donc elle, qui reprendrait le contrôle de ces territoires, et ainsi l’objectif de la zone tampon voulue par les stratèges occidentaux serait finalisé. On le voit, déjà à ce stade-là, l’intervention américaine constitue une agression ouverte contre l’intégrité territoriale de la Syrie. La prétendue opposition démocratique syrienne prendrait le contrôle des territoires libérés par l’EI ?… A cela prés toutefois, que la prétendue opposition démocratique armée est quasi inexistantes et en tout cas en incapacité totale de jouer sur le terrain le rôle que les stratèges lui assignent sur le papier. Mais cela est de peu de conséquence en vérité. Ce que les occidentaux attendent surtout de la dite « opposition démocratique syrienne, c’est d’avoir une existence symbolique, de pouvoir occuper, non le terrain mais le champ médiatique, c’est d’être un concept pour servir les besoin de la « Com » de la « coalition », un étendard, un prête nom, sous lesquels enrôler les troupes supplétives, conseillés de toutes sortes et armements que ses alliés lui dispenseront à profusion. Que la dite opposition soit cela, rien que cela, les alliés US, RU, « Francies », Qataris et Saoudiens ferons le reste. Ils pourvoiront en troupes fraiches et présentables les cadres vides de l’ASL et du CNS. Comme dans les années 😯 au Nicaragua les horribles gardes Somozistes furent « relookés » par Reagan et BHL en « combattants de la liberté », Barak et François nous « relookeront »t les fous d’Allah démobilisés de l’EI en combattants tout neufs et tout proprets de « l’opposition démocratique » ? * Au prétexte de l’intervention contre l’EI, les USA en vérité seraient parvenus à cette fin tactique. L’été 2013 la Russie avait enregistrée une victoire diplomatique en proposant la mise sous séquestre international de l’arsenal chimique Syrien. En ce début d’automne 2014, les USA sont en passe d’enregistrer une grande victoire tactique, en fixant une zone contrôlée par eux-mêmes et leurs sbires à l’Est de la Syrie appuyée à la fois sur l’Irak et la Turquie. L’Iran, la Russie, la Chine, sont-ils dupes de la manœuvre ? Cela ne parait pas être le cas. L’Iran tout particulièrement, par les voix de l’Ayatollah Khamenei, guide suprême de la révolution puis celle de l’Ayatollah Hassan Rohani, président de la République ont fait connaitre leur désaccord et qualifiées d’illégales les frappes américaines en Syrie. La Russie par la voix de Sergueï Vlarov, ministre des affaires étrangères, en a fait tout autant. Mais jusqu’ici ces protestations sont restées bien timides, et le message brouillé par la volonté russe de collaborer avec les USA à une résolution commune à l’ONU. Il est vrai que sur le plan de la communication les choses sont délicates, comment protester contre « l’illégalité », certes avérée, de frappes qui se donnent comme objectif de détruire un monstre ? Comment protester contre des frappes qui atteignent votre ennemi juré. Eh oui, car il faut bien l’admettre, cette intervention militaire américaine, est un piège savamment élaboré. L’agression militaire directe contre la Syrie que Barak Obama avait dû différer à l’été 2013, au grand dam de François Hollande, a donc en vérité commencé de la sorte, par des moyens et sous des prétextes différends. La zone tampons mise sous contrôle US, les hostilités directes contre la Syrie ne seront plus qu’une question de jours et de prétexte.( Ils ont d’ailleurs déjà commencé à en élaborer l’argumentaire justificatif. Nous y reviendrons.) Il est temps, grand temps que la Russie, l’Iran et la Chine, mais aussi bien sûr la Syrie protestent vivement contre cette immixtion militaire au plus grand mépris du droit international. Il est temps surtout qu’ils se préparent à stopper l’agression militaro-occidentale massive imminente dont la maitrise de la zone tampon actuellement contrôlée par l’EI n’est que le préalable. CONCLUSION INATTENDUE Nous nous apprêtions ce matin, samedi 27 septembre, à publier cet article écrit pour l’essentiel hier, et déjà nous apprenons que le chef d’état-major des armées des USA, Martin Dempsey, vient d’affirmer la nécessité d’envoyer des troupes au sol, il suggère 15000 hommes, finir « le boulot » contre l’EI, en Irak et en Syrie. On le comprend bien, en Irak l’armée irakienne et les peshmergas pouvant occuper le terrain, il s’agit surtout d’envoyer des troupes au sol en Syrie pour occuper le terrain que « la prétendue opposition démocratique syrienne » est, nous venions de l’écrire, dans l’incapacité totale d’occuper. Samedi 27 septembre 2014.* Titre modifié à 11 heures 02

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