DIFFÉRENCE OU COLLUSION ? LA PREUVE ET SON CONTRAIRE Le groupe des députés du PS que la presse nome « les Frondeurs » voulait en s’abstenant hier, lors du vote de « confiance au gouvernement Valls 2 », marquer sa différence, dire, ainsi qu’ils l’ont formulé eux même en toute clarté « qu’une autre politique de gauche était possible ». Or, qu’ont-ils prouvé, qu’ont-ils dit en réalité ? Le vote, 259 voix pour, 244 contre et 32 abstentions. Si les 32 députés PS et Verts qui se sont abstenus, parce qu’ils étaient « contre », avaient voté « contre » comme l’exige un certain sens de l’éthique et de l’honnêteté intellectuelle, le résultat du vote eut été : 259 pour et 276 contre. Ah bon, le vote de confiance que le premier ministre sollicite à l’Assemblée Nationale, n’a qu’une valeur indicative et ne l’aurait obligé à rien ? Drôle de démocratie. Ne ressemble-t-elle pas « comme une sœur tête coupée, tête coupée, à sa poupée à sa poupée » : la dictature ? Le vote de confiance est indicatif certes. Ça c’est la loi constitutionnelle, c’est le principe. Mais il y a aussi la vie et la réalité concrète. Dans la vraie vie, Manuel Valls serait allé se rhabiller quand même, et François hollande aurait-eu le choix, soit de nommer un autre premier ministre chargé d’une « feuille de route » différente, soit de dissoudre l’Assemblée Nationale et de provoquer des élections législatives anticipées. Dans tous les cas la politique socialement et économiquement catastrophique pour la France et les Français (sauf quelques-uns il est vrai), intitulée « pacte de responsabilité », eut été mise en échec. En s’abstenant les « gentils frondeurs », ont donc en vérité sauvé cette politique qu’ils jugent pourtant néfaste. Les Français vont donc la subir et souffrir encore d’avantage. C’est bien là semble-t-il le moindre de leur soucis. Ne sont-ils pas quelque part pire que les autres ceux qui prétendent être contre pour ne pas en assumer la responsabilité politique jusqu’au bout, mais qui sont pour objectivement, puisqu’ils refusent de faire ce qui est en leur pouvoir pour la stopper ? « Les frondeurs » du PS, en s’abstenant voulaient marquer leur différence ils n’ont réussi qu’à souligner leur similitudes et leur grande duplicité politicienne. Leur préoccupation ce n’est pas tant le caractère néfaste pour la France et les Français de la politique en cours, se sont ses conséquences électorales et la déculottée géantes qui attend le PS en 2017. Alors comme nous l’avons expliqué (….. « La stratégie du laissé faire»), ils se positionnent pour l’à-venir, quand le PS revenu dans l’opposition le problème lui sera posé de « La reconquête » du pouvoir. C’est alors qu’ils seront peut-être les hommes clés de la situation : une prétendue « vraie gauche du PS » qui pourra inviter les électeurs à les suivre dans une nouvelle aventure qui ne pourra-t-être qu’une nouvelle grande duperie, vue que la politique de la France, ce ne sont pas les partis qui en décide, mais le Président de la République, qui en est le seul maitre, et qui échappe au contrôle des partis. Que la politique néfaste Hollande/Valls soit appliquée cela ne les émeut donc pas d’avantage. Leurs soucis politiciens c’est de limiter la déculottée du PS lors des prochains scrutins et surtout de celui de 2017 et de se préparer pour l’à-venir. Alors pensez-le bien, plus important que les conséquences dommageables sur la vie des français du « Pacte de responsabilité » étaient à leur sens d’éviter de se retrouver devant les électeurs tout de suite.Sachant pertinemment qu’un grand nombre d’entre eux y perdraient leur place de députés ils n’allaient tout de même pas prendre délibérément le risque de précipiter eux-mêmes les échéances exprès pour perde « leur place » deux ans et demi trop tôt ? Autant « laissé faire » et conserver « l’emploi » encore un peu, les deux ans et demi qui reste. L’autre démonstration que voulaient faire « les frondeurs » est « qu’une autre politique, de gauche, est possible ». Mais là aussi ils n’ont réussi qu’à faire la preuve du contraire. Comment dire qu’une autre politique de gauche est possible quand ceux qui prétendent en être les porteurs, se couchent en vérité, pour des raisons partisanes politiciennes ou institutionnelles, devant « la politique » de droite voulu par le Président de la République ? Comment une politique de gauche serait-elle possible quand en réalité, ainsi que nous venons de le « re redire », la politique de la France est décidée par le Président de la république et non par le PS, et que comme chacun sait à présent, le président de la République est « l’élu du système mandaté pour faire la politique du système ». Une politique favorable aux couches populaires est certes possible, mais à la condition expresse que l’on en finisse avec l’élection du Président de la république au suffrage universel, avec l’Alternance et le bipartisme, en peu de mots avec la cinquième république. C’est ce qui était possible-là. Un vote majoritaire contre le gouvernement aurait provoqué une crise institutionnelle dont la cinquième république ne se serait pas relevée. En s’abstenant les frondeurs pusillanimes ont donc voulu sauver, outre leurs chers sièges, pour deux ans et demi encore, mais aussi la cinquième république et la calamiteuse politique Social-libérale de Hollande/Valls. Ils ont reculé, ce n’est que pour mieux sauter dans les Abysses de l’Histoire. Mercredi 16 septembre 2014.
