LA STRATÉGIE DU LAISSE FAIRE ou MAIS VEULENT VRAIMENT LES FRONDEURS DU PS ?

LA STRATÉGIE DU « LAISSE FAIRE »ouQUE VEULENT VRAIMENT LES FRONDEURS DU PS ? La fête de l’Humanité » pourra s’enorgueillir cette année d’avoir été le lieu de rencontre de toute « la vraie gauche ». Gérard Lavilliers s’y produisait pour la huitième fois, mais il y avait aussi Jean-Luc Mélenchon revenu semble-t-il de ses états d’âmes de l’été, Jérôme Kerviel avec son bracelet électronique juste nécessaire à l’humilier puisque par les temps qui courent ils peuvent tout aussi bien le suivre à la trace à l’aide de son téléphone mobile. On y vit aussi tout le « staff des frondeurs du PS » cela donnait au rendez-vous annuel du journal du PCF des parfums de nostalgie, « d’Union de la Gauche refondée » pour les moins hardis, d’évènement fondateur d’un « Nouveau Parti Anticapitaliste » pour les plus imaginatifs. Nous en sommes loin en vérité¨ Pierre Laurent a affirmé que « cette union en marche il ne voulait pas la compromettre en posant des ultimatums ». Il voulait dire par là qu’il respectait le choix des « frondeurs du PS » qui veulent seulement s’abstenir lors du vote de confiance que Manuel Valls sollicitera pour son nouveau gouvernement le mardi 16 septembre. Encore en désaccord avec Mélenchon, Pierre Laurent s’accommode on le voit de la position pusillanime « des frondeurs » pour ne « pas compromettre « l’Union ». L’union ! Oui mais l’union de qui, sur quoi, pourquoi ? En clair le PCF comme à son habitude veut l’union pour l’union même si ça ne sert à rien. Jean-Luc Mélenchon lui haussait le ton « Assez de bavardages, si l’on est contre la politique du gouvernement on doit voter contre ! » a-t-il dit à peu près. A quoi Jérôme Guedj répondait du tac au tac « assez de tintamarre, nous nous abstiendrons pour dire qu’une autre politique est possible, nous ne voulons pas faire tomber le gouvernement» (cités de mémoire) Si on est contre on vote contre. C’est une question d’éthique et d’honnêteté intellectuelle. Encore une fois, c’est Jean-Luc Mélenchon qui a raison, même si ça blesse les susceptibilités. On vote contre, et si on ne le fait pas c’est que l’on est objectivement pour, malgré toutes ses protestations et ses cris d’Orfraie. Car il est bien clair que l’abstention d’un certain nombre de députés socialistes, ne fera pas changer le cap de la politique décidée par François Hollande. S’abstenir, c’est donc laisser faire. Peut-on laisser faire, est-ce bien moral de laisser faire une politique aussi néfaste pour la grande majorité des français quand on a les moyens de s’y opposer ? Quel jugement les français, victimes de cette politique brutale de régression sociale, porteront-ils un jour sur ceux qui pouvaient voter « NON » et qui ont voté « laissé faire » ? Dès-lors la question se pose, que veulent vraiment « les frondeurs du PS » et quel sens faut-il donner à leur parade dans les allées et les forums de la fête de l’Humanité » ? La destruction du potentiel industriel se poursuit et s’aggrave. « Le marché » du travail se détériore : augmentation du chômage et explosion des emplois précaires, les salaires régressent, la pauvreté s’accroit. La pression fiscale devient douloureuse Et cela va s’aggraver encore dans les trois années qui viennent, au moins. Car telle est la perspective induite par le « pacte de responsabilité » voulu par François hollande pour le plus grand profit du grand capital contre les salariés et au-delà, tout le tissu macro-économique du pays. Alors le mécontentement social grandit. Un des moindres signes n’en est pas l’envolée de Marine Le Pen dans les sondages d’opinion. Les matériaux d’un embrasement social sont accumulés. Et malgré la grande servilité des partis de gauche et du mouvement syndical piégée par la « logique de la gauche et du bipartisme », l’explosion peut dès-lors se produire à tout moment. Alors bien sûr, l’idée que se constitue une nécessaire véritable opposition de gauche au gouvernement « Social-Libéral », s’empare d’esprits et de cercles de plus en plus nombreux. Empêcher que ne se constitue une telle véritable opposition de gauche qui échapperait au contrôle du PS et donc aux tenailles de « l’alternance », telle est la problématique « des frondeurs » : Constatant qu’elle devient inévitable, piéger la contestation qui monte dans une nouvelle mouture de la gauche rassemblée, « Union de la gauche, « Gauche plurielle », ou tout autre nom de baptême. Prendre le parti de la canaliser dans le cadre constitutionnel du bipartisme et de l’alternance. Je pense même que Hollande, peut-être, secrètement bien sûr, mais aussi toute l’amicale des énarques du PS » de la « franc maçonnerie » et du « Nouvel Observateur », s’ils ne la conseillent pas eux-mêmes, se sentent pour le moins en phase avec l’initiative des frondeurs. François Hollande a entrepris une politique antisociale brutale. Il n’en changera pas. C’est celle pour laquelle l’a mandatée « le système ». Il ira jusqu’au bout et cela, chacun le sais déjà, sera extrêmement dommageable pour le PS qui subira aux termes venus une déroute électorale annoncée. Alors, ne faut-il pas en effet préparer l’à venir ? 1) Pour éviter qu’elle n’entrave la marche du gouvernement et n’engendre une grave crise politique, canaliser la grogne interne au PS et à la gauche dans l’attitude mutilante du « laissé faire » 2) Limiter les dégâts électoraux dans les prochains scrutins qui pourraient se présenter avant la présidentielle de 2017, en redonnant des illusions « de gauche » à la base électorale du Parti 3) Préparer le réarmement de « la gauche d’alternance » pour la reconquête électorale du pouvoir en 2022 après qu’elle aura été sévèrement défaite par la droite en 2017. Voilà pourquoi « les frondeurs peuvent s’abstenir ». Leur problème à eux n’est pas tellement la politique libérale du gouvernement et le mal-être social dont elle est porteuse. Leur problème à eux c’est la défection électorale et le risque que cela fait courir aux institutions, au bipartisme et à l’alternance politique. Leur objectif .c’est de préserver les institutions et le bon fonctionnement de l’alternance et du bipartisme. Leur souci c’est de canaliser le mécontentement dans le cadre institutionnel pour éviter qu’il ne provoque une crise sans précédent de la cinquième république. Ce n’est pas nous l’avons dit maintes fois, d’une nouvelle mouture de « l’union de la gauche, quel que soit son nom de baptême, dont on a besoin. Ce n’est pas d’une nouvelle machinerie politique a duper le populaire dont on a besoin. C’est d’une véritable opposition de gauche au gouvernement « socialiste – social-libéral », c’est-à-dire d’une opposition qui vote Non quand elle pense Non, et ne redoute pas de faire tomber le gouvernement quand cela est nécessaire. Dimanche 14 septembre 2014.

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