LE LARBIN PATHÉTIQUE

LE LARBIN PATHÉTIQUE Il y a dans la littérature (Sganarelle, Ruy Blas) comme dans la réalité des valets malins. Mais il y en a d’autres qui allient l’idiotie à la servilité. C’est dans cette deuxième catégorie que se place le premier valet de pied qui cire les pompes d’Obama. Nous avons eu l’occasion, il y a quelques jours seulement, d’ouvrir nos colonnes, ou de faire écho, aux propos de plusieurs figures de la droite française qui s’indignaient du cours « suiviste » de la politique internationale de notre pays sous la direction de François Hollande. Nous avons approuvés leurs propos en ce qu’ils revendiquaient un cours plus indépendant « plus gaullien » de la diplomatie française. Nous les avons rectifiés en ce qu’ils dataient « malicieusement » l’avènement de ce cours de l’élection présidentielle de 2012, alors qu’il date en vérité de celle de 2007 et de « l’hommage » consentie par Sarkozy au vassal américain. Nous les avons gentiment éperonné en leur rappelant, qu’alors aux affaires, à divers postes de responsabilités, aux affaires étrangères même pour certains, ils n’avaient rien trouvé à redire et avaient avalées les plus monstrueuses couleuvres. Mais nous avons dit surtout notre accord avec leurs propos du moment et le souci que nous partageons de voir la France revenir à une diplomatie indépendante. Alors, nous nous interrogeons, que doivent penser et dire ces hommes à l’heure actuelle quand ils voient le Président de la république, qui loin de prendre en compte toutes ces réserves et mises en gardes venues des horizons politique les plus divers, fait un pas supplémentaire dans la négation de la France, obtempère aux injonctions d’un chef d’Etat étranger au détriment de ses propres intérêts, fait de la France l’essuie-pieds de Barak Obama et de son chef de l’Etat le larbin de l’Empereur du monde. La servilité de François Hollande à l’égard des USA est si grande qu’il parait y perdre ses facultés intellectuelles et toute vision de la France. Nous étions à la veille d’un possible effondrement de l’armée ukrainienne face aux insurgés du Donbass, sans l’ombre d’une quelconque intervention russe, sinon dans la rhétorique occidentale, et c’est le moment que « le déficient intellectuel » choisit pour annoncer la suspension de la livraison du premier navire « Mistral » à la Russie. Or, comme précisément la Russie n’est pas en vérité, militairement engagé dans ce conflit ukraino-ukrainien, il va de soi que sanction ou pas, « Mistral » ou pas, cela ne changerait rien au sort des armes sur le terrain. Et comme de bien entendu, ça y est, c’est fait. Les deux ou trois derniers jours qui ont précédés l’évènement nos télévisions, l’aubaine de la rentrée scolaire aidant, ne dirent pas un mot de la situation en Ukraine. Mensonge par omission. Quand l’actualité les embarrasse ils n’en disent rien. Ça n’a jamais empêcher l’Histoire d’avancer. Et aujourd’hui la vérité incontournable éclate enfin. Alors que le sommet de l’OTAN se réunit en Ecosse avec la participation de Piotr Porochenko, le Président ukrainien, celui-ci annonce l’imminence d’un accord de cessez-le-feu entre le pouvoir de Kiev et les rebelles du Donbass. Or, c’est David Pujadas lui-même qui a décidé de nous livrer les clés de cette évolution. Si le Président ukrainien, disait-il ce soir au journal de 20 heures de France 2, désire à présent un cessez le feu, c’est que l’Ukraine a perdu la guerre. Et images a l’appui de dizaines de chars mis hors d’usage, c’est un effondrement une véritable débandade ». Nous l’avions annoncé (« Délirium tremens » 30 août 2014) La situation militaire sur le terrain rebat les cartes. Le pouvoir de Kiev tient à un cheveu. Il ne peut plus se prêter à des rodomontades, c’est sa survit qui est en jeu, il devra dès-lors en passer par les fourches caudines de la rébellion militairement victorieuse. 24 heures avant que la rébellion du Donbass n’est achevée de mettre la pâtée à l’armée ukrainienne, François Hollande suspendait la livraison du premier « Mistral » à la Russie. Un coup pour rien. Une balle dans le pied pour la gloriole. La décision politique la plus absurde que n’ait jamais prise jusque-là un président de la 5ème République. Jeudi 4 septembre 2014. Délirium tremens (extrait) « La vérité est plus prosaïque. Depuis quelques jours, à la date symbole d’indépendance de l’Ukraine, les insurgés du Donbass ont lancé à leur tour une contre-offensive qui c’est déjà soldée par quelques succès pour les insurgés et autant de revers pour l’armée « officielle ». Mais le pire pour cette dernière, et le régime de Kiev, est peut-être à venir. En vérité les seules troupes vraiment fidèles qui veulent se battre sont celles formées par les milices fascistes de « Praviy Sektor » et autres, et les troupes mercenaires. L’armée Ukrainienne dans sa grande majorité ne veut pas se battre contre ses frères, ses compatriotes, fussent-ils « pro-russes ». Si la pression militaire des insurgés se confirme, on pourrait assister bientôt au débandage total de l’armée ukrainienne qui précipiterait le régime de Kiev dans les abysses de l’Histoire. C’est ce que redoutent à présent les occidentaux. C’est ce qui les rend fébriles, ils hallucinent, ils voient des colonnes de blindés russes franchir la frontière avec l’Ukraine comme dans leurs crises de délirium tremens les alcooliques graves voient des colonnes de gros cafards franchir les frontières de leur raison. » (Samedi 30 août 2014.)

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