LE ROI DES DÉMOCRATES ?

LE ROI DES DÉMOCRATES ? Si on les prend par l’analyse étymologique, du grec monos : seul et démos : peuple, ces deux termes sont incompatibles voire antinomiques. Certes, les Anglais avec la Monarchie constitutionnelle avaient de longue date tentés ce mariage de la carpe et du lapin. La Monarchie dans la « monarchie constitutionnelle » marque les limites de la démocratie. La démocratie, oui, pour ceux qui gouvernent, pour les classes économiquement dirigeantes. Que le peuple s’avise de contester cette domination, de s’en prendre aux privilèges de l’argent, et ce n’est plus la démocratie du tout, c’est le sceptre, c’est la monarchie garante du pouvoir des riches, c’est « la dictature du capital ». D’ailleurs, qu’est-ce que l’Angleterre ? L’Empire Britannique ? La domination d’une nation sur de nombreuses autres ? Il n’y-a pas de liberté dit-on pour un peuple qui en domine d’autres. Où donc se loge la démocratie là-dedans. L’Empire Britannique ? Une des plus horribles dictatures internationales du capital. Or voilà que le roi d’Espagne, Juan-Carlos de Bourbon, descendant du grand démocrate Louis XIV, abdique la couronne espagnole, sauvée de la République par Francisco Franco. Et bien entendu, François Hollande, grand expert en démocratie, comme chacun sait, qui l’a prouvé en Syrie en soutenant la rébellion Djihadiste contre le régime laïque baasiste, qui l’a prouvé en Ukraine en soutenant le coup de force fasciste des descendants de Bandera, se fend de son commentaire édifié. « Durant près de trente-neuf années de Règne, Juan Carlos a incarné l’Espagne démocratique, à la naissance de laquelle il a pris une part déterminante » (7sur7 » mardi 3 juin 2O14) L’incarnation de la démocratie ? Mais de qui donc était-il l’élu ? Du peuple espagnol ? Non, mais de Franco l’assassin de la république, le sauveur de la Monarchie, le sanguinaire, le garroteur, son maitre son mentor. Alors on nous conte la fable de la tentative de coup d’État du 23 février 1981 dont la pièce maitresse fut le lieutenant-colonel Antonio Tejero. Il a suffi que le roi en grand uniforme de commandant des armées apparaisse à la télévision et dise qu’il n’était pas d’accord, pour que tout rentre dans l’ordre. Tu parles d’un coup d’État, une farce oui, une mise en scène grossière pour introniser le poulain de Franco en « grand champion de la démocratie ». Une farce de mauvais goût à laquelle une majorité d’Espagnol et les médias occidentaux voulurent croire car ça les arrangeait bien. L’Espagne de Juan Carlos fut celle de la permissivité sans frein. Après 40 ans de dictature ne fallait-il pas lâcher la pression ? Permissivité et non pas libertés, surtout pas liberté, pas démocratie politique. Que le peuple se saoule se grise se perde et s’avilisse, qu’il ne s’avise pas de contester ce qui est le fond du fond, la dictature du capital. En voyant dans Juan Carlos « le roi des démocrates », François hollande ne fait que discréditer un peu plus ce qu’il nomme la démocratie. Mardi 3 juin 2014.

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