LES ÉLECTIONS DU 25 MAI EN UKRAINE UN STRATAGÈME INDÉCENT Samedi 10 mai, « Hollande et Merkel haussent le ton face à Poutine »« François Hollande et Angela Merkel ont prévenu Moscou aujourd’hui qu’ils tireraient les « conséquences appropriées » d’un échec des élections présidentielles prévues le 25 mai en Ukraine, un scrutin dont l’importance est jugée « capitale » par Paris et Berlin. »(Alerte info du Figaro. 17 heures 47). Mais c’est bien sûr ! La junte qui, par la force, s’est emparé du pouvoir à Kiev le 22 mars dernier ne bénéficie d’aucune légitimité. L’armée ne lui obéit pas, c’est ce qui explique la drôle « d’offensive » immobile contre les insurgés de l’Est. Les seuls qui veulent vraiment en découdre sont les fascistes de « secteur droit » et quelques mercenaires internationaux soldés. Le pays est en faillite et un tiers du territoire échappe déjà à son contrôle. Alors il faut faire une légitimité sur mesure aux usurpateurs. Ils s’emparent du pouvoir par la force, ils destituent le président démocratiquement élu, ils engagent (de quel droit ?) l’Ukraine dans un nouveau système d’alliances que la majorité du peuple n’a pas choisie, et-puis, comme si de rien n’était, ils prétendent procéder eux-mêmes à de nouvelles élections présidentielles afin de légitimer leur coup d’État. Les élections du 25 mai ? Un stratagème grossier pour légitimer un coup d’État. Voilà pourquoi les protecteurs européens de la junte de Kiev « hausse le ton », voilà la raison pour laquelle ce « scrutin est jugé par eux d’une importance capitale. Ils y voient le moyen de vendre à l’opinion internationale, pour une pure vierge démocratique leur vieille catin fasciste exhumée des poubelles de l’Histoire. Dimanche 11 mai 2014. REFERENDUMS A L’EST DE L’UKRAINE (Deux brèves) 1 – Le pouvoir illégitime de Kiev juge que les référendums organisés dans les régions de l’Est sont « illégitimes ». Le moins que l’on puisse en dire c’est que l’avis de ce gouvernement fantoche ne fait pas vraiment autorité en cette matière. 2 – François Hollande, dit également que ces référendums sont illégitimes et menace Vladimir Poutine de ses foudres s’il ne s’avise pas d’émettre des signaux d’apaisement. Décidément, le laquais français de l’impérialisme anglo-américain ne craint pas le ridicule. N’est-ce pas lui qui s’était avisé aussi, voilà deux ans déjà, le 29 mai 2012 de vouloir « chasser » Bachar Al Assad du pouvoir en Syrie ? Chacun sait ce qui est advenu. Dans les fonctions qui sont les vôtres, monsieur le Président, il ne faut pas parler à la légère.
