DÉFENSE DE L’UNITÉ NATIONALE ET DE L’INTÉGRITÉ TERRITORIALE DE L’UKRAINE.

DÉFENSE DE L’UNITÉ NATIONALE ET DE L’INTÉGRITÉ TERRITORIALE DE L’UKRAINE. Les discussions sur la personnalité du Président Ianoukévitch et sa pratique du pouvoir ne sont pas de saison. Certes, cela peut avoir contribué à la mobilisation de l’opposition, mais ce n’est pas le sujet. Ce n’est pas pour dénoncer la corruption du pouvoir et le changer par des dirigeants intègres que ce sont mobilisés les manifestants de la place Maidan, mais bien pour renverser le système des alliances internationales de l’Ukraine. J’entends dire aussi que la partition est une voie quasi inévitable et sommes toute justifiable dès lors que ceux qui veulent rejoindre l’UE seraient fondés à le faire tout comme ceux qui préfère rester proche de la Russie. C’est faire peu de cas de l’existence de l’Ukraine, une et indivisible. Comment peut-on accepter qu’une minorité putschiste impose sa loi, et ses choix, et précipite par son action irresponsable et illégitime le démembrement du pays ? Car, et jusqu’à preuve du contraire, c’est bien une minorité, et non la majorité du peuple ukrainien qui a fait le choix de l’Europe. Il convient que la majorité se fasse entendre et que ce soient ses choix à elle qui s’imposent à tous les Ukrainiens. Une certaine presse, de nombreux observateurs, fonctionne comme si la partition existait déjà en filigrane, dans les deux réalités du pouvoir qui s’affrontent : le parlement et le Président. Or, c’est la spécificité de toutes les constitutions inspirées de celle de la 5ème République française, l’élection du président de la république au suffrage universel confère à celui-ci d’être le seul dépositaire de la souveraineté nationale. La destitution du président Ianoukévitch par le parlement est nulle et non avenue. Seul des faits graves relevant de la haute trahison pourraient la justifier. Or, en refusant de signer l’accord avec l’Europe, le président Ianoukévitch n’a en rien trahit son pays, puisqu’il n’a fait en vérité que vouloir maintenir les bases de son alliance plus que séculaire avec la Russie. Quant au sang versé, chacun sait bien que s’était concentré place Maidan une milice fasciste ultra violente de 1500 à 2000 hommes, et qu’au demeurant se sont eux qui ont délibérément rompue la trêve, le matin du 22 février. Qu’aurait fait en de pareilles circonstances n’importe quel autre gouvernement ? Ainsi, malgré les aspects contestables de son exercice Viktor Ianoukévitch, démocratiquement élu reste le symbole de l’unité nationale et territoriale de l’Ukraine, et il n’y a aucune raison pour que celui-ci ne se considère plus que comme le président d’une partie de l’Ukraine. Bon, me direz-vous, ces considérations de « légitimité » des pouvoirs sont quelques peut désuètes quand on en est rendu où en est rendu l’Ukraine, à une situation de double pouvoir où ce n’est plus la légalité qui décide mais les rapports de force et l’issue du combat. Mais elles gardent tout de même une certaine importance dans la phase de préparation de la confrontation où, où chaque partie mobilise ses forces et tente de justifier sa propre légitimité. Certes, il peut se faire qu’à une certaine étape de la confrontation la partition devienne la seule issue possible du combat. Pour l’heure, ce n’est pas le problème. Le problème est celui du rétablissement de l’autorité du pouvoir légal dans le respect de l’Unité Nationale et territoriale de l’Ukraine. C’est à cette tâche que doit contribuer la Russie. Elle peut le faire en déclenchant en étroite collaboration avec les forces armées et de polices loyalistes d’Ukraine par des moyens militaires, une vaste opération de police afin d’appréhender et de déferrer aux tribunaux les putschistes armés qui sont responsables des évènements de la place Maïdan et sont seuls véritables comptables du bain de » sang auquel leur obstination a conduit. Certes, en dernier ressort, la partition serait une ultime planche de salut pour sauver encore les intérêts géostratégique de la fédération de Russie en mer noire. Mais ce serait alors tout de même une cuisante défaite et une terrible humiliation pour la Russie et pour le Président Poutine, à l’heure où celui-ci c’est donné pour tâche de la restaurer dans son statut de grande puissance internationale. Pour l’heure rien ne justifie que la Russie s’accommode d’une telle déconvenue. Le ferait-elle, ce ne serait que le moyen le plus sûr d’aiguiser les appétits voraces et insatiables de ses ennemis. C’est pourquoi nous voulons être convaincus que la Russie va faire autre chose que d’entériner une partition de fait. Qu’elle va œuvrer avec les moyens de grande ampleur qu’appelle la situation, à la restauration du pouvoir légal dans ses prérogatives et à la défense jalouse de l’unité nationale et territoriale de l’Ukraine. Dans cette voie elle rencontrera, nous en sommes convaincus, les cœurs de la majorité écrasante des Ukrainiens, y compris un grand nombre de ceux qui se sont un temps laissés abuser par « le rêve Européen » mais qui ne veulent pas immoler l’Ukraine pour l’atteindre. Elle isolera les « prétendus » nationalistes disposés à vendre leur pays à l’encan. Vendredi 28 février 2014.

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