DROIT DE RÉPONSE MAIS QUI EST DONC L’IGNOBLE JOURNALISTE QUI SIGNE « GILLES-R SOUILLE ? » Cependant qu’au Zénith, une salle comble se bidonnait des sketches de Dieudonné, sur la place Saint Étienne, 400 donneurs de leçons constipés s’autoproclamaient conscience de la république. C’est Gilles-R Souillé qui rendait compte de l’évènement dans « la Dépêche du midi » le 23 février, et dont nous avons tirées les citations faites dans notre article de ce matin « Le CRIF boit le bouillon ». Dans l’article « Une provocation du CRIF », du jeudi 20 février, nous nous étonnions déjà que ce même journaliste qui paraissait s’interroger sur une campagne douteuse de graffitis qui avait précédé la venue de Dieudonné, ait en vérité une opinion toute faite, fondées sur des préjugés et des aprioris. La manière dont celui-ci, ce 23 février, rend compte des évènements du samedi ne peut que confirmer notre prévenance. Quand 6000 citoyens français, tout aussi respectables que les militants du CRIF, vont rire, s’amuser, applaudir, dans une salle où la bonne humeur et la fête sont au rendez-vous, monsieur Gilles-R Souillé voit lui dans les 400 « mal embouchés » qui vocifèrent leur hypocondrie mentale sur la place Saint Etienne, et rêvent d’anéantir les lois françaises régissant la liberté d’opinion et de réunion, « Un rendez-vous «pour défendre les valeurs de la République» Sous l’intertitre «Dieudonné, griot et chef de tribu pathétique » l’article de Gilles-R Souillé, respire la mauvaise foi et le parti pris, voire même une inavouable phobie. « Un frisson qui se libère vite, entre huées et vivats, dans la ferveur commune d’une salle chauffée à blanc. Dieudonné sait faire » Eh oui monsieur, chauffer les salles c’est un des savoirs faire nécessaire de tout artiste. Alors bien sûr, quand celui-ci « déboule enfin sur scène, c’est l’ovation. Dieudonné Mbala savoure » Pourquoi Dieudonné M’bala ?.. M’bala M’bala est son nom d’état civil. Vous, vous êtes en train de nous parler de « l’artiste » et de son spectacle. Son nom de scène c’est « Dieudonné ». Ce n’est pas Monsieur M’bala M’bala qui « déboule sur scène » c’est Dieudonné. Pourquoi ne vous en tenez-vous pas à cela ? M’bala, griot, chef de tribu, qu’elle pensée malsaine transpire dans votre propos ? « L’interdiction de son spectacle, les polémiques, les tensions de ces derniers jours ? Du pain béni, » Eh oui monsieur le « journaleux » il y a deux sorte de gens : ceux qui qui macèrent dans la douleur du passé et se font du bien à se faire mal et voudraient de surcroit ordonner au monde entier de souffrir leur propre obsessions paranoïaques, et les « résilients », ceux qui transforme le mal en bien, le gris en couleur d’espérance, les larmes en rires et font des fleurs merveilleuses et tant bon odorantes avec les pires et plus nauséabondes des conneries humaines L’ex humoriste » « qui ne fait plus rire personne » « militant d’extrême droite » etc. toutes ses épithètes qui relèvent de la méthode Coué, ne font pas honneurs à ceux qui en usent pour se masquer à eux même la réalité, qu’ils refusent de voir. Eh bien à ce couplet malsain, Gilles-R Souillé a tenu à apporter sa propre contribution : « Le public hue, tape dans les mains. Le tribun en rajoute ». Le « Tribun » non pas l’artiste comique, l’humoriste, le « fou de la République », qui enchaines les plaisanteries les quolibets et les blagues, mais « tribun », un terme issu de la langue politique, qui défends un système d’idées, une idéologie. « L’esclavage, les Africains morts pour la France.. . Dieudonné sait aussi convoquer avec justesse et humour d’autres fantômes » Voilà les gentils fantômes nég’s, les malheureux fils de Cham, qui décrispent notre journaliste et lui arrachent tout de même un jugement positif, reconnaitre quelque humour au « tribun » « qui ne fait rire personne ». Mais il se ravise promptement : «.. c’est la rage qui l’emporte, pour revenir encore et toujours à son obsession déclinée en filigrane tout au long du show : le lobby juif, dont on ne pourrait pas rire. Dieudonné qui aime pourtant les basses-cours africaines n’a gardé qu’un animal dans son bestiaire. Le bouc -émissaire. » La chose ici n’est dite qu’à demi, puisque le bouc émissaire dont il s’agit n’est pas clairement nommé. Mais la phrase qui précédait ne l’avait-elle pas identifié ? « Le Juif » bien sûr, « l’antisémitisme » La mauvaise foi et le parti pris, tels sont les ressorts qui font écrire monsieur Gilles-R. Cet homme-là, même s’il en a le titre et la fonction, n’a rien en vérité d’un journaliste ; C’est le militant obtus et obstiné d’une cause, disposé pour la défense de celle-ci à faire peu de cas de l’éthique de son métier ni des moindres considérations morales. Qu’écrit-il en effet notre « journaliste indépendant » à propos des énervés du CRIF qui cherchent délibérément la provocation ? Le contraire de la vérité : « Nicole Yardeni, au nom du Crif (conseil représentatif des institutions juives de France) évitait avec prudence de souffler sur les braises allumées le 19 mars 2012 par le triple assassinat de l’école Ozar Hatorah » Le contraire de la vérité, disais-je, car, qui soutiendrait sans sourciller, que dans les motivations de l’initiative du CRIF à Toulouse précisément, cette arrière-pensée était absente ? Mais Gilles-R Souillé dérape immédiatement quand il ajoute : « et réactivées par la venue de l’humoriste ». Comment oser une telle chose, un raccourci aussi odieux ? Qu’elle commune mesure y-a-t-il entre un artiste qui fait rire à s’en tordre des milliers de gens et l’action ignoble d’un tueur de sang-froid. Un tel rapprochement n’insulte pas seulement Dieudonné et son public, c’est une insulte au bon sens et à la raison. Ils ont perdu tout sens de la mesure ceux qui s’y osent. Nous ne sommes plus là dans les domaines, ni de l’information, ni de l’investigation journalistique, ni du débat d’idées ou de la confrontation des opinions. Nous voilà précipités dans la fange de l’insulte, de l’outrage et des méthodes diffamatoires. Mais qui donc anime cette vile plume qui répand de telles insanités ? Qui est vraiment l’homme qui sous la signature de Gilles-R Souillé épanche les souillures de son encre fétide ? Lundi 24 février 2014.
