REVUE DE QUELQUES PETITES INSANITÉS DE L’ACTUALITÉ

REVUE DE QUELQUES PETITES INSANITÉS DE L’ACTUALITÉ L’actualité se précipite. Nous ne pouvons pas intervenir sur tous les sujets. Le pourrions-nous, nous ne le ferions pas. Un trop grand foisonnement serait nuisible à la pause nécessaire sur l’évènement. Nous préférons, la plus part du temps, nous appesantir sur les sujets qui nous paraissent les plus significatifs et les plus révélateurs de la réalité dont nous voulons rendre compte. Nous optons pour cette posture, d’autant plus aisément que nous ne nous considérons pas comme un Site d’information. Il en existe de nombreux qui ont des moyens bien plus considérables que le nôtres. Nous sommes, et nous le revendiquons un Site d’opinions. Or ceux-là, contrairement aux précédents ne sont pas foison, surtout quand il s’agit d’échapper à « l’assommoir » de la pensée unique. Alors nous nous en tenons à notre ligne de conduite. Aborder, certes, le plus grand nombre de sujets possible pour rendre compte d’une réalité diverse et complexe, mais donner la préférence et nous attarder sur quelques-uns seulement, ceux qui éclairent la réalité, ceux sur lesquels mentent l’establishment politique et les médias, ceux que travesti la pensée unique. Cette option est bien sûr génératrice de déséquilibre apparent dans le choix des sujets traités. Les nombreux autres sujets, que nous n’avions pas traités, n’ont pourtant pas échappés à notre vigilance. Avec cette « revue » nous aspirons à corriger, au moins partiellement ce déséquilibre. Nous vous livrons ici, en quelques articles brefs et analyses succinctes, une brochette de quelques-unes des insanités de l’actualité de ses derniers jours. LE GRAND MAMAMOUCHI A RÉPUDIÉE SA FEMME N’était-il pas déjà dérangeant ce Président de la République qui fit une question de principe de l’adoption de la loi sur « le mariage pour tous », excepté pour lui-même ? Fallait-il comprendre « pour tous » et non pour ‘toutes » ? Sa conduite désinvolte traduirait-elle du mépris à l’égard des « femmes », à moins que ce ne fusse la révélation d’une proximité avec d’autres références culturelles? Nous serions nous trompé ? Nous avions mis sur le compte de la seule défense des intérêts de l’impérialisme occidental et de l’assujettissement de la France aux USA, son acoquinement avec l’Arabie Saoudite et le Qatar, pourvoyeurs des bandes armées qui désolent la Syrie. Peut-être cela va-t-il plus loin ? Peut-être y-a-t-il une vraie proximité culturelle entre notre « Calife national » et l’orthodoxie musulmane ? Comme les Califes ne possède-t-il pas son Harem, bien que nous ne le nommions pas ainsi, comme les Califes n-a-t-il pas une « favorite », dont il change au grès de ses caprices. Et voilà qu’il s’arroge à présent un droit nouveau sous les ors de la république, que l’on croyait réservé à d’autres temps et d’autres cieux, la « répudiation ». Un constat s’impose. Cet homme à l’égard de ses concubines en use avec aussi peu d’égards qu’il en use avec ses électeurs. Tous C…. Dimanche 25 janvier 2014. LE MAUVAIS ESPRIT DES LOIS En matière « d’esprit des lois » le régime « sénilisant » de la 5ème république n’a rien à envier à celui de « l’État Français ». Le régime du Maréchal Pétain s’était illustré en instaurant « la rétroactivité des lois » le régime de Hollande s’illustre lui par « la transgression des lois ». Il transgresse les lois et même d’avantage, les principes fondateurs de la République eux-mêmes. C’est l’abus, auquel il s’adonne quand il fait édicter un arrêt de circonstance du conseil d’Etat qui fait jurisprudence, tirant un trait de nullité sur toute la tradition Républicaine antérieure en matière de liberté d’expression. C’est l’abus, auquel il s’adonne encore quand il réitère, lors d’une perquisition au domicile de la femme de Dieudonné. Des policiers saisissent plus de neuf cent mille euros en liquide. De quel droit ? Par la vertu de qu’elle loi ? Il n’est absolument pas interdit de détenir de telles sommes chez soi. Éventuellement, bien que fort cavalière dans la forme, la saisie d’une somme utile au paiement des arriérés que l’humoriste doit au fisc, eu-t-elle pu revendiquer un fondement moral. Mais pas au-delà. La saisie d’argent ne pourrait se justifier que si celui-ci était le revenu d’une activité illicite. Mais jusqu’à plus ample informé, tel n’est pas le motif de la commission rogatoire qui court contre l’humoriste. En l’espèce, les policiers de Manuel Valls, en service commandés, sous couvert de l’autorité de la force publique, n’ont-il pas agi comme de vulgaires cambrioleurs, et le locataire de l’hôtel Beauvau ne se comporterait-il pas comme un chef de bande ? MISE EN EXAMEN DES JEUNES DJIHADISTES Voilà un État, un chef d’État, étranger à la Syrie, qui affirme que le chef de l’état syrien est un tyran sanguinaire, et qu’il doit quitter le pouvoir, qui est un allié privilégié de l’Arabie Saoudite et du Qatar qui animent, arment, financent, et recrutent les mercenaires Djihadistes sans lesquels la guerre en Syrie n’aurait pas lieu ; voilà un chef d’État Français qui accuse le chef d’État syrien d’utiliser des armes chimiques contre son peuple, le traite de « gazeur », et qui, lorsque des jeunes gens de chez nous, émotifs comme sont les jeunes gens, décident d’aller faire la guerre « au tyran », les recherchent et les poursuit en justice comme « terroristes. Qui, sinon des complices de ce chef d’état, ne verront pas là, pour le moins une incohérence majeure, ou mieux, un cynisme sans borne. Nous l’avons dit dans notre article du 22 janvier (Hollande et Fabius doivent des comptes) La responsabilité des plus hauts dirigeants de l’État français est engagée dans cette affaire. Si l’on importune des jeunes gens qui ont agi (ou tenté d’agir) selon leur conscience (que nous n’approuvons pas il va sans dire) et leur cœur, alors il faut pour le moins, demander des comptes aussi aux irresponsables politiques qui en faisant l’apologie de leur guerre ont motivé et justifier leur engagement. Messieurs les juges, aurez-vous le cœur de poursuivre pour terrorisme ces « pauvres petits soldats à la kalachnikov », sans mettre en examen leurs généraux, ces grands manipulateurs de la terreur d’État, qui se proposaient il y a peu, et le justifient encore sans sourciller, de frapper la Syrie d’un déluge de feu ? N’est-ce pas à eux là qu’il convient de demander des explications, et de passer au plus vite la camisole judiciaire ? MORY DUCROS, LA GRANDE « VICTOIRE » DE MONTEBOURG. Mory Ducros. Le verre à moitié plein et le verre à moitié vide. Mory Ducros, c’est quoi selon vous, 2000 emplois sauvés ou 3000 emplois détruits ? Voilà un gouvernement qui prétend lutter pour « la sauvegarde de l’emploi », et voilà un jeune coq de la politique, aux ergots d’acier, tout exprès nommé : « Ministre du redéploiement industriel. Quel bilan pour la politique et pour les hommes qui la pilote. Il n’est qu’à voir le nombre des emplois industriels encore détruits dans le temps où ils prétendaient les défendre, pour se faire une opinion de leur mauvaise foi et de leur langue de bois. Eh bien, de quel redéploiement parlent-ils vraiment ? Le redéploiement hors de nos frontières, de ce qui restait de potentiel industriel français. Parce que, pour ce qui est de la création d’emplois industriel chez nous ?…. Eh bien c’est ce monsieur Montebourg, ce pompier de l’action sociale, qui vient dire aux travailleurs de Mory Ducros, qu’il faut à son sens faire cesser la grève et les actions défensives pour « sauver l’entreprise ». Pas assez d’être licenciés, menacés de chômage, ce monsieur à l’outrecuidance en outre de culpabiliser ces pauvres travailleurs. Si « Mory Ducros » disparait, ce ne sera pas la faute du système capitaliste, du patron, de la soif de sur profits des actionnaires, non, ce sera leur faute à eux. Ce sera la faute des 3000 licenciés si les 2000 perdent aussi leur emploi. Ainsi, ces travailleurs licenciés avec une prime ridicule qui s’apparente à une aumône, devraient ils se contenter de cela, empocher 7000 euros, mettre leur mouchoir dessus et la fermer ?Ce que ces travailleurs confrontés à l’adversité, possédaient encore, s’était leur dignité. Eux que les dirigeants économiques et politique voulaient scinder en deux camps, les maintenus et les « jetés » aspiraient à préserver ce qu’ils avaient de plus cher, leur unité et leur solidarité. Hier matin, 4 février, on apprenait que finalement le syndicat CFDT de l’entreprise ne signerait pas l’accord. La base ne voulait pas. Pourtant le soir, s’était chose faite. Les représentants syndicaux CFDT avaient signé tout de même. Ils se sont reniés, ils ont trahit leur base, ils ont cédés aux pressions du « repreneur » et du gouvernement acoquinés comme toujours. Ils ont accepté de courber l’échine « oui notre bon maitre ». Pour avoir vécu ce genre de trahisons, nous savons trop les ressentiments qu’elles engendrent. Toutes nos pensées émues et contrariées vont aux travailleurs de Mory Ducros dont nous savons le dépit et la colère à l’heure qu’il est. A quoi a servi « le Ministre du redéploiement industriel » dans cette affaire ? A t’il sauvé 2000 emplois, une entreprise ? Non ! Il a prêté main forte au patronat pour flouer et salir des travailleurs et leurs syndicats. Avoir volé leur dignité aux travailleurs de Mory-Ducros. Telle est la grande victoire dont peut se prévaloir l’horrible Monsieur Montebourg ; Mais qu’il-y prenne garde, bien au-delà des « Mory-Ducros », ce sont tous les travailleurs, tous les salariés de France qui se sentent insultés par son action. Voyage à Istanbul Le 30 janvier 2013, François Hollande se précipite en Arabie Saoudite. Fallait-il que ce soit pressé. Pour un peu il aurait fêté le nouvel an avec le roi Abdallah. Or, voilà qu’en tout début de l’année suivante, c’est en Turquie qu’il se rend cette fois. Arabie, Turquie, avez-vous vu le point commun ? Deux pays engagés dans la guerre contre la Syrie, deux pays qui entendent poursuivre leurs menées bellicistes. C’est en courtier de la guerre que François Hollande s’est rendu dans l’un et dans l’autre.Pendant ce temps, sans bruit médiatique et sans éclat la conférence Genève 2 déroulait à Montreux son destin de « non évènement ». C’est ce à quoi l’action diplomatique de la France à réussit à la réduire, un « non évènement », une parenthèse.Fermée la parenthèse, les hostilités vont reprendre. Et c’est de cette nouvelle étape de l’agression occidentale contre la Syrie, que le chef de l’Etat français est allé discuter avec les alliés Moyen-Orientaux de l’Occident. ABANDON DU PROJET DE LOI SUR LA FAMILLE Voilà que l’on nous fait grand bruit du « grand prochain débat sociétal » sur la famille. Voilà que, fidèle à lui-même dans le déni et l’ordure, le ministre de l’intérieur, traite avec condescendance et mépris, la « Manif pour tous » du 2 février. Et puis voilà que le 4 mai, l’on nous apprend tout à coup que le projet de loi ne sera pas même présenté, que le débat n’aura pas lieu. De quoi laisser perplexe les observateurs de la vie politique. Pourquoi ? Que s’est-il passé ?Les représentants de « manif pour tous crient victoire ». Grand bien leur en fasse. Certes, elle y a une probable petite part. Mais la grande part, l’explication véritable tient à deux choses surtout : 1) la proximité des élections municipales, 2) la récente visite de François Hollande chez Monsieur le Pape. Comment ne pas supputer que le Pape a demander instamment au chef de l’Etat Français, de faire un geste de bonne volonté à l’égard des catholiques de France, à défaut de quoi il encouragerait la mobilisation de ceux-ci, dans le temps même habituellement dévolu à « la trêve électorale ». La manifestation du 2 février n’avait à cet égard que valeur d’avertissement et de mise en bouche. Or François Hollande qui a déjà suffisamment de fils à retordre avec de nombreux secteurs de l’opinion, n’a pas jugé utile, en sus, de s’aliéner tout à fait les électeurs catholiques. 5 février 2014.

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