LA BANDE A BANDERA

LA BANDE A BANDERA On nous a rebattues les oreilles de l’Europe œuvre de paix. S’était pour dépasser l’Europe des Nationalismes et des guerres, qu’il fallait faire l’Europe. Les voix de la propagande officielle, que sont en vérité les médias, faisaient des gorges chaudes avec l’ère de paix dans laquelle nous vivions, grâce à la construction européenne, depuis la fin de la guerre, précisément. Cet argument avait d’ailleurs fait son effet, en gagnant au « oui », une partie de la jeunesse, lors du référendum d’adoption du traité de Maastricht en 1992. La jeunesse, la paix, quoi de plus beau et de plus naturel ? Mais « l’Europe » avec son grand E, ce n’était pas une entité géographique politiquement neutre, c’était l’Europe capitaliste libérale. Le capitalisme libéral avait-il perdu son esprit dominateur et agressif, sa culture colonialiste ? Que nenni ! Soixante ans de paix, ça, s’était pour l’Europe continentale, la France, l’Angleterre et l’Allemagne ne se sont plus fait la guerre tout ce temps en effet. De là à dire que l’Europe c’est la paix, n’était-ce pas faire peu de cas de toutes les guerres extérieures, coloniales ou autres, dans lesquelles furent impliqués un ou des pays européens durant cette période ? Bon, considérons un instant que l’Indochine, l’Algérie, d’Angola, le Mozambique, la Guinée-Bissau, le Congo, Suez, les Malouines (Falkland), la 1er guerre du golfe (1991), l’Afghanistan, l’invasion de l’Irak (2003), sans parler de maintes implications dans les guerres d’Israël ou dans les guerres africaines, admettons, dis-je que tout çà ne soit pas des guerres. Admettons que toutes ces guerres ne soient pas de nature à faire douter de la vocation pacifiste de l’Europe. Mais il y a eu la chute du mur de Berlin et l’effondrement du « bloc soviétique » dans les années 90 du siècle précédent. Et à quoi a-t-on assisté alors ? A la curée. Au démembrement de la Tchécoslovaquie et de la Yougoslavie, à la balkanisation de l’Europe. Ces pays libérés du joug soviétique ou de la main de fer de Tito, ont explosés eux-mêmes, diront peut-être les âmes simples. Mon œil. Certes ces circonstances faisaient renaitre des forces centrifuges qui militaient pour l’éclatement. Mais cela n’aurait peut-être pas suffit sans une politique délibérée de l’Europe et tout particulièrement de l’Allemagne et du Vatican, qui donnèrent l’appui politique et le signal du démembrement. En juillet 1991 La Croatie et la Slovénie déclarent leur indépendance et immédiatement l’Allemagne fédérale les « reconnait », rapidement suivit (janvier 92) par les autres Pays européens. Hitler en son temps avait démembrée la Tchécoslovaquie et la Yougoslavie, l’Europe libérale fit de même en prenant appuis sur les nationalismes rétrogrades de ces nations confettis, elle qui se vantait d’avoir jugulé les nationalismes Allemand ou Français. Elle ne redoutait même pas de faire appel pour cette œuvre de « détricotage », à l’idéologie du parti croates des Oustachis, de sinistre mémoire, et à diaboliser la Serbie qui était la force fédératrice de « l’union yougoslave ». Elle ne recula pas même devant une entrée en guerre contre la Serbie, lâchée par la France dont elle était pourtant une alliée historique, plus que séculaire. Le bombardement de Belgrade par l’OTAN en 1999 illustrait déjà, pour les personnes attentives, qui jugent aux actes plus qu’aux discours, les limites des bouffonneries pacifistes de l’Europe qui dévoilait là son agressivité maintenue. L’Europe libérale a donc déjà montré son vrai visage en maintes régions de la planète, et sur le territoire européen lui-même. Cela se renouvelle à présent dans le traitement de la question ukrainienne ? Les manifestants pro-occidentaux aspirent à en découdre avec le pouvoir. Et que font les politiques et les médias occidentaux, sinon justifier, jeter de l’huile sur le feu, pousser à l’affrontement. Ces grands démocrates qui n’avaient pas lésiné pour en appeler aux héritiers des Oustachis Yougoslaves, qui ne rechignent pas non plus à recruter pour leurs fins cachées, les mercenaires salafistes djihadistes, pour les besoins de leurs agressions contre la Syrie, ne rechignent bien sûr pas d’avantage, à s’acoquiner avec les nationalistes ukrainiens qui revendiquent ouvertement leur héritage*. Et quel héritage diantre ! Celui de Bandera, celui de la xénophobie russophobe, celui de la division Galicia, celui de l’engagement dans la waffen-SS, celui de leur contribution active à la chasse aux « judéo-bolchéviques» et à « la Shoa par balles ». Tels sont les alliés peu présentables de l’Europe libérale, tels sont les supplétifs de ses desseins expansionnistes. Ce sont eux, 2000, qui ont fait le coup de poing récemment à Kiev contre un immeuble occupé par 200 policiers et en ont tué deux, dont un au couteau. Ce sont eux qui prêchent la radicalisation du mouvement et poussent à l’affrontement violent avec les représentants du régime légal. Or, qu’elle a été la réaction de nos politiques et de nos médias. Plutôt complaisante pour ses héros qui défient le pouvoir Ukrainien au nom de l’Europe. Pas le moindre grief pour l’usage de la violence, pas la moindre allusion à leur origine. Où est-il le temps, de l’indignation et des cris d’orfraie « des démocrates d’Europe » quand Jörg Haider fut en position de faire son entrée au gouvernement Autrichien ? Et que disent à présent, de cette compromission honteuse, nos organisations juives de France, si empressées à faire la chasse à l’humoriste Dieudonné et à voir des saluts fascistes à l’envers dans des quenelles à l’endroit, que disent-elles de cette alliance circonstancielle de « l’Europe démocratique » (?) avec ce mouvement, héritier en filiation directe des assassins de leurs parents et de tant d’autres ? Ce, à quoi nous assistons, en vérité, s’apparente à une agression de l’Europe contre l’Ukraine et à travers elle la fédération de Russie. L’Europe prétendument démocratique et pacifiste, ne reculera pas si sa s’avère être le chemin nécessaire à la réalisation de son projet expansionniste, à provoquer la partition de l’Ukraine. En faisant ainsi pression sur la fédération de Russie par Ukraine interposée l’Europe atlantiste a aussi pour dessein de faire payer, au prix fort, à Vladimir Poutine, son appui à la Syrie et son opposition à l’intervention occidentale.Jeudi 30 janvier 2014. • « Stepan Bandera est une figure controversée en Ukraine, certains le considérant comme un héros national, d’autres comme un collaborateur nazi. Stepan Bandera a été élevé à la dignité posthume de Héros d’Ukraine par un décret signé le 22 janvier 2010 par le président ukrainien Viktor Iouchtchenko, provoquant une vague de protestations dans la fédération de Russie et au sein de la population russophone d’Ukraine. Le 29 janvier 2010, le Centre Simon-Wiesenthal a dénoncé, dans une lettre adressée à l’ambassade ukrainienne aux États-Unis, l’attribution du titre de « héros » à un « collaborateur nazi responsable du massacre de milliers de Juifs pendant la guerre de 1939-1945. » (Sources Wikipédia) – Or, le centre Simon Wiesenthal, comme il est fréquent chez les organisations Juives, oubliait de faire mention des autres crimes et des dizaines de milliers d’autres victimes de Bandera et de sa bande. Car en leur temps, quand collaborateurs d’Hitler, ils partirent en chasse, ce n’est pas seulement à la chasse aux juifs que ceux-là partirent, mais à la chasse « aux-judéo-communistes «. Il serait utile à une bonne compréhension de l’histoire, que les descendants des victimes juives de l’hitlérisme n’oublient pas cette fraternité du martyre qui unissait leurs ascendants au mouvement communiste international. (La voie des sans voix) – Depuis l’arrivée au pouvoir de Viktor Ianoukovitch, l’attribution du titre de héros d’Ukraine à Stépan Bandera a été annulée et le décret déclaré invalide. »

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