DE LA QUENELLE A L’ÉTOILE DE DAVID Mais qu’est-ce que c’est donc que cette nouvelle cabale contre Dieudonné ? La première, déjà montée, en 2003, consécutivement à son apparition dans l’émission de Marc olivier Fogiel, « On ne peut pas plaire à tout le monde », n’avait ni queue ni tête, si on la raisonne posément et sans passion. Il y tournait en dérision un Israélien intégriste. Qui y-a-t-il de mal à moquer les extrémités où conduisent l’aveuglement et l’intolérance. Les juifs qui s’y adonnent devraient-ils, et pourquoi, à qu’elle raisons, être à l’abri des sarcasmes de leurs contemporains. Nul en nos latitudes ne trouve quoi que ce soit à redire quand Mahomet, ses adeptes ou ses versets font l’objet des satyres d’une certaine presse et les gorges chaudes des rieurs occidentaux. Certains sont même en ces circonstances disposés à relever le gant de la guerre contre ses pinces sans rires qui vous décochent une fatwa dès que l’on s’avise à dérider leur prophète. Mais devant les brebis favorites de Jéhovah, les mêmes mettent chapeau bas et voudraient nous interdire d’en rire même lorsque certaines de ses dernières donnent dans le ridicule. Dieudonné avait ce soir-là conclu son sketch en appelant la jeunesse à rejoindre « l’axe du bien », certes la formule était de dérision à l’endroit de la vision caricaturale et manichéenne du monde qui était celle de Georges W Bush, le président des USA d’alors. Mais son appel était tout de même « à rejoindre l’axe du bien » et non son corolaire « l’axe du mal ». Quel danger, quel amoralisme peut-il y avoir d’appeler à rejoindre « l’axe du bien » ? Sinon pour ceux, bien entendu, qui se sentent tout à coup stigmatisés par la formule, précisément parce qu’elle éclaire le caractère frustre du système de pensée auquel ils ont adhéré sans état d’âme. La cabale, déclenchée, puis enflée alors ne tenait à rien de sérieux, au moins si l’on s’en réfère aux motifs ouvertement évoqués. Après l’aveuglement de la passion provoquée et entretenue par certains pour des motifs obscurs, quand le calme et la raison reprennent leurs droits, elle aurait dû faire honte à ceux qui y avaient mordu et contribué à la répandre, honte aux « larves humaines » sans vertèbres et sans caractère, élus, journalistes et philosophes des ténèbres, qui se sont inclinés devant le diktat et ont rampé aux injonctions de leurs maîtres comme des bêtes sans âme et sans libre arbitre. Leur croisade anti Dieudonné eut l’allure d’un lynchage médiatique. Ils voulaient « la peau » de l’humoriste, tout au moins sa peau professionnelle, le contraindre à changer de métier. Mais celui-ci a survécu, voilà qu’il doit faire une tournée de spectacles à travers la France, à salles combles, qui dit trop à quel point l’entreprise de diabolisation a fait long feu. C’est ce constat qui provoque leur ire nouvelle. Les voilà furieux du constat de leur échec. Ils élaborent une autre cabale, « la quenelle », la quenelle de’ Dieudonné ce geste symbolique de potache moqueur serrait « un salut fasciste inversé ». 1) S’agissant du salut fasciste ou Hitlérien, l’idéologie nazie qui l’avait institué se caractérisait en tout premier lieu par son anti communisme que l’on appelait alors « antibolchèvisme », et, entre autre par l’idéologie raciste qui en était l’autre fondement et l’antisémitisme qui la couronnait. Mais le geste symbolique lui, ce fameux salut, était tout simplement un signe de reconnaissance et d’adhésion fasciste et n’avait aucune signification antisémite spécifique. C’est par déduction, au deuxième ou troisième degré, que l’on peut vouloir trouver au salut hitlérien une signification antisémite. « L’idéologie nazie professait l’antisémitisme donc le salut hitlérien était antisémite ( !?) ». Mais alors, dans la même veine, Hitler prenait un bol à son petit déjeuner, pour autant, prendre son petit déjeuner dans un bol constitue-t-il un geste antisémite ? Voilà des décennies que l’État sioniste d’Israël martyrise le peuple arabe de Palestine et impose sa loi armée à tout le Moyen-Orient, en faisant usage d’équipements sophistiqués estampillés de l’étoile de David, pour autant serait-il justifié de réduire l’étoile de David à une signification arabophobe ? Un geste qui est un salut au chef et une marque d’adhésion et de dévotion à un système, geste qui n’a rien en soi de spécifiquement antisémite, et ne peut en être entaché que consécutivement à une déduction mentale, par quoi donc, autre que l’ignorance crasse ou la bêtise la plus vile, un tel geste, à l’endroit ou à l’envers, pourrait-il être réduit aujourd’hui à une prétendue signification antisémites, sinon une volonté délibérée de lynchage ? 2) Imaginez un peu, « la quenelle », entre le salut romain et le bras d’honneur, quel esprit tordu, quelle somme de mauvaise foi et de perfidie cumulées il faut pour y voir un salut fasciste inversé et y déceler une quelconque signification anti sémite. 3) Un salut fasciste à l’envers ? Mais ce n’est donc plus un salut fasciste du tout. Tout au plus pourrait-il être interprété comme une dérision du salut fasciste. Chacun sait ou se souviens du scandale qu’avait provoqué, dans la France républicaine des années 80, l’adaptation musicale de la « Marseillaise » par Serge Gainsbourg qui dû s’expliquer devant les légionnaires. Il suffit de se transporter, dans le passé pas si ancien, de l’Allemagne nazifiée et de se faire son petit film, pour imaginer aisément, si Dieudonné ou n’importe quel autre quidam s’était avisés en ses temps troublés de faire « la quenelle » en guise de salut, à l’adresse d’Hitler ou d’un quelconque officier, à quelles pires représailles il se fut exposé ? Et ne suffit-il pas de concevoir cela pour réaliser à quel point il est abusif de vouloir charger le subodoré « salut à l’envers » du même potentiel négatif dont on charge par déduction le « salut à l’endroit » ? 4) Imaginez un peu les dérives auxquelles on s’expose si l’on s’engage de la sorte, à entendre dans les propos, à comprendre des écrits, ou voir des attitudes d’autrui, non ce qu’ils disent, écrivent ou font, mais ce que l’on veut y voir, en déduire ou leur incriminer. Oui, il y là un véritable danger pour la liberté d’expression et la démocratie. L’humoriste un peu provocateur et infiniment décapent ne présente lui, aucun danger ailleurs que dans l’imagination débile de certains journalistes et ministre de l’intérieur mythomanes et atteints de paranoïa morbide. Par contre, Yann Barthes, animateur de l’émission, « le petit journal » de canal plus, qui ne lève en l’occurrence que le lièvre qu’il a inventé, quelques autres de ses coreligionnaires qui reprennent en chœur son interprétation pervertie de la réalité, et Manuel Valls, la marionnette qui danse quand ses maitres sioniste le lui ordonne, ne sont-ils pas des esprits malades et socialement nocifs, qu’il conviendrait de neutraliser au plus vite ? Dimanche 29 décembre 2013. PS) Nous publierons dans quelques heures, une suite à cet article : « le véritable crime de Dieudonné ».
