L’INSIGNE SERVICE DE LA FRANCE A L’ÉTAT JUIF C’était alors de notoriété publique, car annoncé à sons de trompes, Israël ne voulait plus d’Arafat comme interlocuteur. Il en voulait d’autres ou un autre plus souple. Tsahal faisait le siège de Mouqata’a à Ramallah. « faits comme des rats » c’est ce que disait l’horrible général Charon, dans le palais présidentiel bombardé et coupé du monde, Arafat et sa garde rapprochée vécurent presque deux ans dans des conditions qui offensent la conscience humaine. Charon voulait en finir avec Arafat, seule la crainte de la réprobation internationale empêcha qu’il n’ait recours à la méthode expéditive (voir les extraits de la fiche Wikipédia publiés à la suite de cet article). C’est dans ce contexte que le Leader Palestinien tomba malade. Il ne voulait pas quitter Ramallah sous l’injonction de l’armée israélienne, résolut plutôt à y mourir en martyr de sa cause,. C’était une question de résistance et de symbole. Ce n’est qu’à l’article de la mort que le vieux guide consentit à honorer la main tendue de la France, celle de Jacques Chirac, pour venir mourir en France pour y laisser, en de bonnes mains croyait-il, l’irréfutable preuve du crime dont il était la victime. S’était du temps encore ou la diplomatie Française gardait quelques soucis d’indépendances et certains sens de l’honneur et de l’humanité. Rendu à Clamart le 29 octobre, Yasser Arafat mourut le 11 novembre, 13 jours seulement après son arrivée. -Empoisonné ? – Il faut-être d’une grande mauvaise foi pour prétendre en douter. Seuls ses assassins et leurs nombreux complices peuvent avoir intérêt à instiller le doute. – Empoisonné, soit, mais par qui ? – Arafat a été ou n’a pas été empoisonné, à la rigueur on pourrait peut-être consentir à en débattre encore. Mais si l’on admet qu’il l’a été, alors, Par qui voulez-vous ? Le rappel du contexte que nous avons fait en préalable suffit à donner la seule réponse qui vaille à cette question. Voilà pourquoi la seule façon de préserver Israël, et ses complices palestiniens, de l’opprobre du peuple Palestinien et de tous ses amis, que leur vaudrait la révélation irréfutable de ce crime, est de nier le crime lui-même, à défaut de créer la confusion. Trois équipes d’experts « Suisses » « Russes » et « Français », ont été mandatés par le Tribunal de Nanterre, pour faire des analyses sur la dépouille de Yasser Arafat, exhumée le 27 novembre 2012 à la suite de la plainte « pour » assassinat » de sa veuve, Souha Arafat Les rapports des experts suisses et russes ont révélé que le héros de la lutte d’indépendance palestinienne avait absorbé du Polonium 210. Et comme l’a judicieusement fait remarquer « Patrice Mangin, directeur du Centre universitaire romand de médecine légale,… l’on « n’absorbe pas par accident du polonium ». L’usage même de ce poison, qui par sa nature n’est à la disposition que de quelques initiés, constitue une accusation supplémentaire contre Israël. La colère sourd dans les territoires palestiniens. Alors la commission des experts médicaux Français émet elle un avis contraire dont les fondements sont « abracadabrantesques ». C’est le radon ambiant qui aurait pénétré à travers les vêtements et la peau jusqu’aux entrailles du héros. Lui ? Et pourquoi pas ceux, en ce cas, qui partageaient sa galère dans la Mouqata’a en ruines ? « L’état hébreu a …. estimé que la conclusion des experts français n’était « pas une surprise ». Le Monde.fr avec AFP et Reuters | 03.12.2013 à 15h57.) Serait-ce à Tel-Aviv, durant un tête-à-tête Netanyahou/Hollande, lors de la récente visite de ce dernier en Israël, que les lignes directrices de « ce rapport d’experts médicaux » ont été convenues ? Il fallait jeter la confusion. La France l’a fait. C’est réussi : « Le plus grand flou règne de nouveau sur les circonstances exactes de la mort de Yasser Arafat. Un mois après qu’un rapport scientifique suisse a évoqué la possibilité d’un empoisonnement du raïs palestinien, une équipe d’experts français rejette catégoriquement cette thèse. » constate ainsi « Le Point.fr » ce 4 décembre 2013. » Il fallait semer la confusion pour éviter l’ouverture de l’enquête internationale que réclament Souha Arafat et certaines instances Palestiniennes. Pour se « tirer d’épaisseur » Israël avait besoin de cette confusion. La France a pris la responsabilité de créer celle-ci. La France d’à présent s’entend, celle qui se couche devant la diplomatie de l’oncle Sam, la même qui consent à n’être qu’un supplétif de l’État Sioniste dans les agressions contre la Syrie et l’Iran. Oui la France, notre pauvre France ! La France de l’inique diplomatie du tandem Fabius /Hollande a consenti à lui rendre cet insigne service. 5 décembre 2013. Extraits de la fiche Wikipédia ; « Yasser Arafat ». « Pour les responsables israéliens, le président de l’Autorité palestinienne n’est plus un interlocuteur valable. Un crédo partagé par Washington, qui fait de son départ une condition préalable à la création d’un État palestinien indépendant. Bush décrit Sharon comme un homme de paix et refuse de recevoir Arafat. Selon certains observateurs politiques, Yasser Arafat était « diabolisé » et était devenu « infréquentable ». « Enfermé sans que les opinions publiques internationales ne s’en indignent réellement », il semblait être ressenti comme un « gêneur », le peuple palestinien ne « le voyant presque plus » et s’étant « habitué à vivre et à combattre sans lui ». « De son côté, Ariel Sharon lance une série de représailles à grande échelle avec l’accord de George W. Bush et de Donald Rumsfeld. George W. Bush déclare qu’Arafat est inapte à gouverner » « C’est en 2003 également que des membres du gouvernement Sharon vont jusqu’à proposer publiquement de « l’éliminer ». La très forte réaction de la communauté internationale force le gouvernement Sharon à se rétracter. En 2004, Ariel Sharon franchit une étape supplémentaire en déclarant, le 2 avril, que son adversaire n’a « aucune assurance » sur la vie. Le journaliste israélien Uri Dan rapporte, dans son livre Ariel Sharon : Entretiens intimes avec Uri Dan, une conversation téléphonique qui se serait alors tenue entre Ariel Sharon et George W. Bush, Sharon informant Bush qu’il ne se sentait plus tenu par la promesse qu’il lui avait faite en mars 2001 de ne pas toucher à la vie d’Arafat. Bush lui aurait répondu qu’il fallait laisser le destin d’ Arafat entre les mains de Dieu, ce à quoi Sharon avait répondu que parfois, Dieu a besoin d’une aide
