RÉCESSION !Nous y voilà donc. La France est en récession. Nul doute que nos dirigeants politiques avisés en profiteront pour nous dire qu’il nous faut faire encore plus d’efforts, serrer les coudes, qu’ils n’y peuvent rien, c’est la conjoncture, ce sont les lois de l’économie.Nous réfutons avec véhémence cette approche fataliste et sommes d’autant mieux fondés à le faire, que ce qui advient aujourd’hui, nous l’avions annoncé dès le 18 mai 2010, dans un de nos articles intitulés : « Quand l’Europe geint, les banquiers dansent. »« La solution capitaliste à la crise capitaliste, c’est la fuite en avant. « Les uns après les autres, les pays de la zone euro annoncent des plans d’austérité censés réduire les déficits creusés, c’est là le paradoxe, par les gigantesques plans de relance anticrise ».(Anne Michel – Le Monde. 12 mai 2010) Annuler ou simplement « restructurer » c’est-à-dire, ré étaler la dette, et c’est la récession économique assurée, alors on soutient, on déplace, on persiste à aggraver le déficit public, les États toujours endettés rembourseront l’U.E ; laquelle, endettée à son tour, remboursera les banquiers. Leur objectif : éviter l’effondrement brutal de l’activité économique. Ils ne font ainsi que différer l’échéance en accroissant le risque et en accumulant les matériaux d’une « caldéra » économique d’ampleur insoupçonnée. D’autant plus que les plans d’austérité censés faire payer leur propre gabegie par les pauvres vont engendrer la récession tout de même. Les remèdes capitalistes à la crise capitaliste nous conduisent droit à la plus gigantesque des catastrophes économiques et peut-être humanitaires de l’histoire. »Notre annonce, ci-dessus, son point fort souligné en gras pour les besoins du présent article, n’était pas celle d’esprits illuminés, ce n’était pas une « prophétie » ni un oracle. C’était la conclusion logique d’une analyse économique simple et maitrisée. Or nous ne nous prétendons nullement « expert » en économie, nous ne nous appelons pas Jaques Attali, ni François de Closets, ni Philippe de Sartine et ne nous faisons pas appeler non plus « Monsieur » Lenglet. Alors, nous posons la question, pourquoi ce que nous étions en mesure de déduire, nous, de la situation et des politiques mises en œuvre, d’autres, de prétendus experts, de soi-disant savants, n’étaient-ils pas en mesure de le déduire ?Ne cherchez pas. La réponse est simple. Parce que ces prétendus experts sont en vérité, surtout et avant tout, les apologistes de ce système économique pourri et qu’ils sont payés, non pas pour dire la vérité, mais pour le défendre quoiqu’il en coûte et tromper le bon peuple qui veut croire à leur expertise.Quant aux politiques qui se prétendent impuissants à maitriser « les forces économiques », alors pourquoi diantre s’obstinent ils à interférer tout de même chaque fois qu’il s’agit de faire des milliards de cadeaux aux Banques ou de soutirer, au profit des riches et au nom de la « compétitivité, des milliards dans les maigres revenus du travail ? Pourquoi ces « apprentis sorciers » s’obstinent-ils à faire ces politiques d’austérité ?Parce que ceux-ci ne sont en vérité que les commis du capital et de la haute finance internationale, et qu’il s’agit, car tel est le sens caché de « la compétitivité », de faire chuter la masse salariale, c’est-à-dire le pouvoir d’achat des salariés afin d’augmenter le « profit » capitaliste des patrons et des financiers. Ces 30 dernières années, le partage de la richesse produite entre le capital et le travail s’est affreusement modifié au détriment du travail et au profit du capital. Un autre partage de la richesse s’impose, plus équilibré. Et que font nos politiques, de droite et de gauche ? Ils travaillent à aggraver encore le déséquilibre existant, à précipiter les pauvres dans l’indigence pour enrichir toujours plus les riches.Quand cela cessera-t-il ?Quand les salariés et les pauvres se révolteront et se réapproprierons les moyens de production (usines, moyens de transport, grande distribution et banques) ce qui, étant le fruit des efforts collectifs des peuples, n’aurait jamais dû être autre chose que de la richesse sociale, le bien commun des nations et de l’humanité.16 mai 2013.
